Avenir énergétique du Canada - 4 mars 2014

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Avenir énergétique du Canada

 

De haut en bas : pipeline, éoliennes et homme dans un champ avec ordinateur portable

Exposé à la
Conférence sur le gaz naturel 2014
du CERI

Le 4 mars 2014
Gaétan Caron,
président et premier dirigeant
Office national de l’énergie

 

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Je vous remercie de l’occasion que vous m’accordez aujourd’hui de m’adresser à vous.

Pour commencer, j’aimerais vous donner un aperçu de l’Office national de l’énergie, question de situer le contexte de mon exposé dans la discussion d’aujourd’hui.

Ensuite, je relaterai certaines conclusions des recherches menées par l’Office, notamment de son produit d’information phare, le rapport Avenir énergétique du Canada.

Puisque le thème qui nous réunis tous et toutes est le gaz naturel, je m’attarderai sur les perspectives de l’Office en ce qui a trait à la production de gaz naturel au Canada.

Je conclurai par quelques commentaires sur deux sujets d’actualité liés au gaz naturel : la sécurité des pipelines et le propane.

 

Rôle de l’Office national de l’énergie

Audience

 

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Créé en 1959, l’Office a pour mandat de réglementer les pipelines et les lignes de transport d’électricité ainsi que la mise en valeur des ressources énergétiques et le commerce de l’énergie dans l’intérêt de la population canadienne.  Cela comprend :

  • la construction et l’exploitation des oléoducs et des gazoducs internationaux et interprovinciaux, des lignes internationales de transport d’électricité et de lignes interprovinciales désignées;
  • les droits et tarifs des pipelines relevant de sa compétence;
  • les exportations de gaz naturel, de pétrole et d’électricité ainsi que les importations de gaz naturel;'
  • l’exploration et la mise en valeur des ressources pétrolières et gazières dans les régions pionnières et les zones extracôtières non assujetties à des accords de gestion provinciaux ou fédéraux.

L’Office est un organisme indépendant. Il fonctionne dans le cadre du mandat qui lui est conféré par le Parlement, mais sans aucun lien de dépendance avec le gouvernement. Son rôle consiste à mettre en œuvre, et non à définir, des politiques établies par les lois et les règlements. L’Office est aussi un tribunal quasi judiciaire, ce qui signifie qu’il agit comme un tribunal et qu’il doit faire preuve de transparence et d’équité.

Pour rendre une décision, l’Office doit tenir compte de tous les aspects sociaux, économiques et environnementaux pertinents. Cela comprend les éléments de preuve touchant :

  • la conception et la sécurité;
  • la protection de l’environnement;
  • les questions socioéconomiques;
  • les incidences sur les intérêts autochtones;
  • les répercussions sur les propriétaires fonciers;
  • la faisabilité économique;
  • tout autre aspect qui, selon lui, pourrait compromettre l’intérêt public.

L’examen par l’Office de la demande initiale visant un projet est souvent ce qui retient le plus l’attention, mais, en réalité, l’Office exerce sa réglementation pendant tout le cycle de vie de ce projet. Il mène des inspections durant la construction. Il réalise des inspections et des audits au cours de l’exploitation et, quand le pipeline atteint la fin de sa vie utile, il étudie la demande de cessation d’exploitation pour s’assurer que les travaux sont exécutés de façon responsable.

L’Office n’hésitera pas à recourir à tous les mécanismes de conformité et de mise en application de la loi à sa disposition - ce qui comprend des inspections, des audits, des ordonnances, des sanctions pécuniaires et des poursuites au criminel - afin de protéger la population canadienne et l’environnement.

 

Le rapport Avenir énergétique du Canada : notre produit d’information phare

Avenir énergétique du Canada en 2013 - Offre et demande énergétiques à l'horizon 2035
  • Analyse objective, complète et experte;
  • Référence dans le débat sur l’énergie pour les parties prenantes, les décideurs et le public
  • Projections de l’offre et de la demande pour tous les produits énergiques, dans toutes les provinces et tous les territoires
  • Plus récente version parue en novembre 2013

 

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Pour l’aider à exercer ses fonctions de nature réglementaire, l’Office surveille les marchés énergétiques et produit des rapports sur le secteur de l’énergie, par exemple des évaluations des ressources, des études de productibilité et des analyses sur les perspectives à court terme. Il publie également diverses statistiques liées à l’énergie dans son site Web.

Publié depuis 1967 sous une forme ou une autre, le rapport Avenir énergétique du Canada est le produit d’information phare de l’Office en matière d’énergie. Il propose une analyse objective, complète et experte qui sert de référence aux parties prenantes, aux décideurs et au public qui participent au débat sur l’énergie. Le rapport renferme des projections de l’offre et de la demande pour tous les produits énergiques, dans toutes les provinces et tous les territoires.

Le plus récent rapport sur l’avenir énergétique a été publié en novembre 2013. Permettez-moi d’en relater quelques points saillants.

 

Augmentation substantielle de la production canadienne totale

Production d’énergie au Canada, sur la base d’une équivalence énergétique

« Le Canada possède de vastes ressources énergétiques, qui sont suffisantes pour répondre aux besoins des Canadiens pendant de nombreuses générations. »

 

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Je tiens tout d’abord à souligner que les abondantes ressources énergétiques du Canada sont suffisantes pour répondre aux besoins des Canadiens pendant de nombreuses générations. Les ressources en pétrole brut et en gaz naturel sont suffisamment abondantes pour, à la fois, répondre aux besoins énergétiques des Canadiens et alimenter des marchés d’exportation pendant de nombreuses générations. Le Canada possède aussi d’abondantes ressources hydroélectriques, dont la majorité provient de l’électricité produite au pays.

Comme l’indique le graphique, la production d’énergie au Canada devrait s’accroître de manière substantielle dans un avenir prévisible :

  • La courbe de couleur marron représente la production de pétrole, celle qui enregistre la plus forte croissance, soit près de 80 % d'ici 2035 comparativement aux niveaux actuels.
  • La courbe de couleur bleue révèle que la production de gaz naturelle continue de diminuer, conséquence de prix trop bas qui n’incitent pas les producteurs à entreprendre de nouveaux forages dans des zones prometteuses pour compenser la baisse de production des puits plus âgés. Cependant, sous l’impulsion d’une hausse constante des prix et d’une croissance présumée des exportations de GNL, la production connaît une relance en 2019, pour atteindre en 2035 un niveau surpassant le niveau actuel de 25 %.
  • La production canadienne d’électricité augmente de façon continue de 27 % sur l’ensemble de la période de projection.

 

Progression modérée de la consommation énergétique canadienne totale

Accroissement de la demande d’énergie pour utilisation finale

« Les hydrocarbures continuent de constituer la principale source d’énergie pour le chauffage, le transport et de nombreuses autres utilisations qui font partie du quotidien de la population canadienne. »

 

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Circulation intense en villeBien que, selon les projections, l’offre énergétique au pays continuera de croître considérablement pendant la période à l’étude, la demande augmentera plus lentement que par le passé, particulièrement dans les secteurs résidentiel, commercial et des transports. Seule la demande du secteur industriel devrait connaître une hausse plus rapide que par le passé, en raison de la croissance dans certains secteurs énergivores.

Les hydrocarbures continuent de constituer la principale source d’énergie pour le chauffage des foyers et des commerces, le transport des personnes et des marchandises et nombre d’autres utilisations qui font partie du quotidien de la population canadienne. La demande de pétrole et de gaz naturel au pays augmente de près de 30 % pendant la période de projection, même si les combustibles émergents, au même titre que les technologies comme les chauffe-eau solaires et les véhicules électriques, gagnent de plus en plus la faveur.

 

Utilisation plus efficace de l’énergie au Canada

Demande d’énergie pour le transport des personnes

« D'ici 2035, la consommation d’énergie par unité de production économique devrait être inférieure de 20 % à celle de 2012. »

 

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Ampoule basse consommationLe ralentissement de la croissance de la demande évoquée précédemment est attribuable, dans une large mesure, à une plus grande efficacité énergétique. D'ici 2035, la consommation d’énergie par unité de production économique devrait être inférieure de 20 % à celle de 2012.

J’aimerais attirer votre attention sur la tendance dans la consommation énergétique dans le secteur du transport des personnes. Bien que, selon les projections, la demande dans le secteur des transports connaîtra un taux de croissance global de 0,8 % par année, en raison de la croissance continue dans le secteur du transport des marchandises, le secteur du transport des personnes devrait afficher un recul de 0,6 % par année. Ce changement prévu de la tendance tient essentiellement à l’adoption de la réglementation fédérale sur les émissions des véhicules légers qui est entrée en vigueur en 2012 et qui devrait entraîner une réduction de la consommation de carburant. Les changements démographiques et l’évolution des préférences des consommateurs en ce qui a trait aux voitures de tourisme jouent aussi un rôle dans ce nouveau phénomène.

 

Augmentation de l’énergie disponible à l’exportation

Augmentation considérable de la production d'énergie + Ralentissement de la croissance de la demande énergétique = Augmentation de la disponibilité nette d'énergie pour exportation

 

Carte du Canada

« L’approvisionnement énergétique du Canada est plus que suffisant pour répondre à ses besoins croissants et lui permettre d’exporter de grandes quantités d’énergie. »

 

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Les projections de croissance substantielle de la production énergétique et de ralentissement de la croissance de consommation d’énergie permettent de croire que le Canada pourra amplement répondre à ses besoins grandissants et exporter de grandes quabler au cours de la période de projection. Une grande partie de cette augmentation provient ntités d’énergie.

La disponibilité nette combinée de pétrole brut, de gaz naturel et d’électricité pour l’exportation devrait pratiquement doudu pétrole lourd, dont la production affiche une hausse substantielle, et de la demande intérieure qui est légèrement en hausse.

Pour les besoins du rapport sur l’avenir énergétique, l’Office a supposé que les marchés étrangers seraient en mesure d’absorber toutes les exportations en provenance du Canada et que l’infrastructure nécessaire pour accéder à ces marchés serait en place. Ces éléments constituent les principales sources d’incertitude dans les projections que je viens de citer, car elles dépendant énormément de la conjoncture économique et des décisions réglementaires, au Canada comme à l’étranger.

Si vous le voulez bien, je vais m’attarder sur les projections de l’Office concernant le gaz naturel; j’y consacrerai l’essentiel du reste de ma présentation.

 

Aperçu de la production de gaz naturel

Production totale de gaz naturel au Canada

Avenir énergétique - Exportations présumées de GNL

1 Gpi³/j en 2019

2 Gpi³/j en 2021

3 Gpi³/j en 2023

 

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Comme vous le savez, la courbe de l’approvisionnement de gaz naturel en Amérique du Nord a beaucoup changé en raison des volumes considérables de gaz qui sont tirés des réservoirs étanches et de schiste à des coûts relativement bas.

Certaines de ces zones de gaz de schiste, comme la formation de Marcellus, sont situées à proximité des grands marchés de consommation. Une nouvelle réalité est ainsi apparue : il y moins de gaz tiré du BSOC qui atteint le marché de l’Ontario et les marchés du Nord-Est des États-Unis.

Par ailleurs, les bas prix du gaz en Amérique du Nord ont fait en sorte que les exportations de GNL suscitent plus d’intérêt. Le rapport sur l’avenir énergétique mise sur des exportations de GNL totalisant 1 Gpi³/j en 2019 et 3 Gpi³/j en 2023. Les volumes de GNL qui seront réellement exportés varieront, à la hausse ou à la baisse, en fonction des incertitudes sur le marché, par exemple les prix du gaz naturel sur le continent, la concurrence pour l’approvisionnement dans d’autres bassins, la croissance de la demande et la capacité des exportateurs canadiens d’obtenir des contrats d’exportation de GNL.

Cette diapositive montre la production totale de gaz au Canada selon les trois scénarios de prix étudiés dans le rapport sur l’avenir énergétique, soit un scénario de référence, un scénario de prix élevé et un scénario de prix bas. Ces trois modèles illustrent l’incidence de divers prix du pétrole et du gaz naturel sur la production et la consommation ainsi que, plus largement, sur l’économie. L’hypothèse concernant le GNL est la même dans les trois scénarios.

Dans le scénario de référence, la production continue de diminuer, conséquence de prix bas qui freinent la croissance de la production dans de nombreuses zones. Cependant, à mesure que les prix (et, on suppose, les exportations de GNL) augmentent graduellement, la production commence à accroître à partir de 2019. À l’horizon 2035, la production de gaz atteint 18 Gpi³/j, une hausse de 25 % par rapport au niveau actuel. Le scénario de prix élevé mise sur une hausse plus hâtive de la production en réaction à des prix plus intéressants. L’effet est contraire à celui du scénario de prix bas, c’est-à-dire que la production n’augmente qu’après 2020.

 

Production de gaz naturel selon la source

Zone de gaz de réservoirs étanches de Montney et Autres zones gazières prometteuses

 

BSOC - classique (non associé) et Note d'information sur l'énergie

 

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Cette diapositive donne une idée plus précise des projections de la production de gaz naturel pour le scénario de référence du rapport sur l’avenir énergétique. La formation de Montney est celle qui contribue le plus à l’approvisionnement en gaz naturel au Canada, avec une production de près de 8 Gpi³/j d'ici 2035. La croissance rapide de la production dans cette formation s’explique principalement par ses faibles coûts de production, qui rendent le bassin rentable en dépit des prix relativement bas du scénario de référence. En outre, la formation de Montney profite du fait que le gaz extrait a une teneur en liquides relativement élevée, pour lesquels le prix est plus haut que celui du gaz naturel sec. On y trouve aussi une infrastructure pipelinière passablement solide, de sorte qu’il est facile d’acheminer le gaz provenant de la formation de Montney jusqu’aux marchés.

D’autres zones prometteuses, dont Horn River, Cordova, Liard et Duvernay, contribuent aussi à la croissance de l’approvisionnement, mais d’une façon moins marquée que la formation de Montney. Certaines de ces zones, comme Horn River, n’ont pas l’avantage économique supplémentaire que procure les LGN. D’autres formations sont encore aux premiers stades de la mise en valeur. À mesure que l’on en apprend davantage sur ces zones, il est possible que les projections des versions futures du rapport sur l’avenir énergétique indiquent une hausse de la production issue de ces zones.

La production de gaz classique continue de diminuer progressivement durant la période de projection. Ce phénomène s’explique par les prix relativement bas qui limitent les activités dans les zones où l’on trouve ce type de gaz. 

À cet égard, j’aimerais mentionner un autre important rapport de l’Office, préparé en collaboration avec ses homologues en Colombie-Britannique et en Alberta et avec le ministère de la Mise en valeur des ressources gazières de la Colombie-Britannique. Ce rapport, publié en novembre 2013, fournit une évaluation de la ressource dans la formation de Montney. Selon cette étude, cette formation renferme l’une des plus importantes ressources de gaz naturel dans le monde, soit une ressource commercialisable totalisant 12 719 milliards de mètres cubes (449 Tpi³). Au rythme actuel de consommation, les ressources gazières de cette formation permettraient de répondre aux besoins des Canadiens pendant 145 ans.

 

Zones de gaz naturel dans l’Ouest canadien

Zones de gaz naturel dans l’Ouest canadien

 

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Cette carte montre les zones de gaz naturel dans l’Ouest du Canada. Elle permet de se faire une meilleure idée de leur emplacement et de leur étendue.

 

Consommation de gaz naturel

Production d’électricité à partir du charbon et du gaz naturel

« En ce qui a trait à la demande, le gaz naturel est le combustible qui, dans les projections, connaît la croissance la plus rapide. »

 

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Station d'essenceSur le plan de la demande, le gaz naturel est le combustible qui, dans les projections, connaît la croissance la plus rapide. Cela tient surtout à la conversion de la production d’électricité du charbon au gaz naturel, phénomène lui-même attribuable à ce qui suit :

  • le prix relativement bas du gaz naturel dans les projections;
  • l’adoption récente de règlements sur le charbon par le gouvernement fédéral;
  • les efforts de l’Ontario visant à cesser progressivement d’utiliser du charbon.

De plus, on prévoit que les bas prix du gaz naturel, comparativement à ceux du pétrole, favorisent une pénétration modeste des véhicules alimentés au moyen de ce carburant. Dans les projections, la consommation de gaz naturel des VGN utilisés pour le transport des marchandises atteint environ 260 Mpi³/j en 2035, soit 6 % de la demande totale de ce secteur. Cela équivaut à environ 60 000 VGN moyens et lourds. Même si l’utilisation du GNL dans le transport de marchandises est embryonnaire, elle pourrait connaître une croissance surpassant nos projections et remplacer une partie notable de la consommation de diesel.

Les sables bitumineux constituent une autre source pour la demande de gaz. La consommation de gaz naturel pour l’exploitation des sables bitumineux augmente avec la production de ceux-ci durant la période de projection. Cependant, l’intensité énergétique diminue de 0,5 % pendant cette même période.

Avant de conclure mon exposé, j’aimerais aborder deux autres enjeux liés au gaz naturel : la sécurité des pipelines et le propane.

 

Sécurité des pipelines

Inspecteur de l'ONÉ sur un chantier

 

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Les pipelines, ou dans ce cas-ci les gazoducs, permettent d’acheminer le gaz naturel vers les marchés. L’Office profite de chaque occasion qui se présente à lui pour s’assurer que les pipelines de son ressort sont sécuritaires. Il exige des sociétés pipelinières qu’elles prévoient, préviennent, gèrent et atténuent les conditions potentiellement dangereuses associées à l’exploitation de leurs pipelines. Tous les incidents peuvent être prévenus, et l’Office attend des sociétés qu’il réglemente qu’elle vise zéro incident. Parallèlement, il a à cœur d’entretenir un dialogue ouvert avec la population canadienne.

Soucieux d’alimenter le débat sur la sécurité des personnes et la protection de l’environnement, l’Office a tenu un forum sur la sécurité en juin 2013. Il en est ressorti un consensus clair sur ce qui suit :

  • L’industrie doit renforcer la confiance du public en sa capacité d’exploiter ses installations de façon sécuritaire.
  • L’objectif de zéro incident est atteignable, mais non sans un engagement à instaurer et à maintenir une culture de sécurité et la mise en place de mécanismes de gestion efficaces.
  • Il incombe aux dirigeants des entreprises de veiller à l’établissement et au maintien de cette culture dans leurs organisations.
  • La transparence est un élément clé pour gagner la confiance du public, et la population doit être consultée au sujet des informations à rendre publiques.
  • La notion de sécurité doit être prise dans son sens large et regrouper la protection de l’environnement et la sécurité des processus, afin d’éviter que des catastrophes surviennent.

De concert avec l’Office Canada - Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers et l’Office Canada - Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers, l’Office a publié un document de consultation en octobre 2013 qui expose un cadre de travail provisoire en matière de culture de sécurité. Ce document visait à mieux faire comprendre les retombées d’une telle culture sur la sécurité des personnes et la protection de l’environnement. La période offerte au public pour commenter ce document a pris fin le 30 janvier dernier. L’Office a reçu des observations de l’industrie, de particuliers et de diverses autres parties prenantes. Actuellement, ces commentaires sont examinés.

Sous l’égide de l’Office, le bilan en matière de sécurité et de protection de l’environnement s’améliore. Le volume d’hydrocarbures déversés dans l’environnement par des pipelines a énormément diminué, passant de 495 m³ en 2009 à 28,9 m³ en 2013. Durant la même année, soit 2013, la quasi totalité des emplacements où des liquides ont été rejetés par des installations énergétiques relevant de l’Office ont été assainis, les seules exceptions étant ceux où des opérations de nettoyage sont en cours. En outre, grâce aux fonds supplémentaires qu’il a obtenus, l’Office a pu, en 2012, augmenter de 50 % son nombre d’inspections et doubler le nombre de ses audits exhaustifs qu’il a réalisés. Du 1er avril 2012 au 31 mars 2013, l’Office a mené 182 inspections, soit plus que l’objectif visé, et le nombre d’audits effectué a été celui attendu.

Les installations que nous réglementons sont sûres et l’environnement dans lequel elles sont exploitées est bien protégé, mais notre tâche de surveillance du secteur énergétique au Canada n’est jamais terminée et nous voulons sans cesse nous améliorer.

 

Examen du marché du propane

Examen du marché du propane

 

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Pour finir, j’aimerais traiter brièvement du marché du propane. 

Certains et certaines d’entre vous le savent déjà, dans une lettre du 4 février dernier, le ministre des Ressources naturelles et le ministre de l’Industrie ont demandé à l’Office et au Bureau de la concurrence d’unir leurs efforts en vue d’examiner les questions relatives au marché du propane, dont les sources actuelles d’approvisionnement et les facteurs ayant pu contribuer aux hausses des prix et aux difficultés d’approvisionnement cet hiver. Cet examen culminera par la publication d’un rapport définitif avant le 30 avril 2014.

Puisque la rédaction du rapport est en cours, je ne m’avancerai pas sur ses conclusions. Ce que je peux vous dire, cependant, c’est que nous avons un mandat précis des ministres et que nous donnerons suite à la demande qui a été faite, tout en respectant le cadre de travail exposé.

 

Pour communiquer avec l’Office

Bureaux de l'Office national de l'énergie à Calgary

National Energy Board

444 Seventh Avenue SW

Calgary, AB

T2P 0X8

Toll-Free 1-800-899-1265

www.neb-one.gc.ca

 

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J’espère que vous avez apprécié ce bref survol de l’Office et d’une partie de son travail. En résumé :

  • Nous prévoyons une forte croissance de la production énergétique totale au Canada et une hausse modeste de la consommation intérieure, ce qui laissera de grandes quantités d’énergie disponibles pour l’exportation.
  • Selon nos projections, les prix du gaz naturel et les prix à l’exportation de GNL augmenteront à partir du milieu de la période de projection, et c’est la formation de Montney qui contribuera le plus à l’approvisionnement futur en gaz au Canada.
  • Sur le plan de la demande, nous prévoyons que le gaz naturel sera le combustible qui connaîtra la croissance la plus rapide, grâce principalement à la conversion de la production d’électricité du charbon au gaz naturel.

Par ailleurs, l’Office continue d’axer ses efforts sur la sécurité des pipelines, et il s’emploie à mieux comprendre les fluctuations du marché du propane.

Pour obtenir une copie de cette présentation ou un exemplaire du rapport sur l’avenir énergétique, du rapport sur la formation de Montney ou tout autre produit d’information de l’Office, ou encore pour un complément d’information, vous pouvez communiquer avec nous ou visiter notre site Web à l’adresse www.one-neb.gc.ca.

Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’adresser à vous aujourd’hui. Je serais heureux de répondre à vos questions.

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