Aperçu des exportations et importations de gaz naturel 2009
Coup d'oeil sur les exportations et importations de gaz naturel au Canada
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2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
| Volumes (en milliards de mètres cubes) |
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| Exportations |
99,8 |
107,5 |
103,2 |
92,2 |
| Importations |
9,7 |
13,2 |
15,9 |
20,8 |
| Volume net (Exportations moins importations) |
90,1 |
94,3 |
87,4 |
71,7 |
| Prix moyen (en dollars CAN le gigajoule) |
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| Exportations |
7,15 |
6,80 |
8,41 |
4,42 |
| Importations |
7,68 |
7,16 |
8,61 |
4,85 |
| Valeur (en milliards de dollars CAN) |
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| Exportations |
27,2 |
27,8 |
33,1 |
15,5 |
| Importations |
2,8 |
3,6 |
5,2 |
3,6 |
| Produits nets (Exportations moins importations) |
24,4 |
24,3 |
27,9 |
11,9 |
Volumes
Figure 1 : Volumes nets de gaz naturel exporté par le Canada, 2000-2009
- En 2009, les exportations brutes ont totalisé 92,2 milliards de mètres cubes (3255 Gpi3), diminuant de 11 milliards de mètres cubes (389 Gpi3) par rapport à 2008, et de 15,3 milliards de mètres cubes (540 Gpi3) comparativement au volume le plus élevé de 107,5 millions de mètres cubes (3795 Gpi3) enregistré en 2007. Les exportations ont chuté malgré les volumes supplémentaires provenant des premières livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) regazéifié du Canada atlantique aux marchés du Nord-Est des États-Unis.
- Les volumes d'exportations brutes de 2009 ont été les plus bas des 10 dernières années : 7,3 milliards de mètres cubes (258 Gpi3) de moins que les volumes les plus bas précédents de 99,5 millions de mètres cubes (3514 Gpi3) enregistrés en 2003.
Figure 2 : Volumes nets de gaz naturel importé par le Canada, 2000-2009
- Les importations de gaz naturel au Canada ont augmenté pour la troisième année de suite en 2009, totalisant 20,8 milliards de mètres cubes (734 Gpi3). Cela représente une hausse de 30 %, ou 4,9 milliards de mètres cubes (173 Gpi3) par rapport aux volumes d'importations de 2008.
- Les importations de GNL au premier terminal méthanier au Canada, Canaport, situé à Saint John (Nouveau-Brunswick) ont débuté en juin 2009 et ont atteint 0,97 milliard de mètres cubes (34 Gpi3) pendant l'année. En 2009, les importations de GNL ont représenté 5 % du total des volumes d'importations.
Figure 3 : Volumes nets de gaz naturel exporté par le Canada, 2000-2009
- En 2009 les exportations nettes ont atteint leur niveau le plus bas en 10 ans, totalisant 71,4 milliards de mètres cubes (2522 Gpi3). Cela représente une diminution de 15,9 milliards de mètres cubes (561 Gpi3), ou 18 %, comparativement aux niveaux de 2008, qui s'élevaient à 87,4 milliards de mètres cubes (3084 Gpi3). Auparavant, les volumes d'exportations nettes les moins élevées de la décennie avaient été enregistrées en 2003 et se chiffraient à 87,1 milliards de mètres cubes (3076 Gpi3).
- Les exportations nettes sont demeurées bien en deçà des niveaux records établis au cours de la période 2000-2002, alors que les volumes s'approchaient de 100 milliards de mètres cubes (3530 Gpi3) par année.
Figure 4 : Volumes d'exportations brutes par région
- Le Midwest américain a continué de recevoir les plus grands volumes, soit 47 % des exportations totales. Les volumes réels ont toutefois diminué de 10 % sur 12 mois, passant de 48,5 milliards de mètres cubes (1711 Gpi3) à 43,5 milliards de mètres cubes (1534 Gpi3). Les volumes d'exportations brutes de 2009 vers le Nord-Est ont connu une baisse de 20 % sur 12 mois, passant de 28,1 milliards de mètres cubes (992 Gpi3) à 22,3 milliards de mètres cubes (787,92 Gpi3). Les exportations brutes vers la Californie ont subi un recul de 0,5 milliard de mètres cubes (18 Gpi3) en 2009, totalisant 18,28 milliards de mètres cubes (645 Gpi3).
- Seuls les volumes d'exportations vers le Nord-Ouest des États-Unis se sont accrus en 2009. Ils ont augmenté de 0,33 milliard de mètres cubes (12 Gpi3) pour atteindre un total de 8,19 milliards de mètres cubes (289 Gpi3).
Prix et recettes
- Les exportateurs canadiens ont assisté en 2009 à une baisse importante du prix moyen obtenu pour leurs ventes de gaz naturel. Le prix moyen à l'exportation en 2009 était de 4,42 $/GJ, soit un recul de 48 % par rapport à celui de 2008, qui atteignait 8,41 $/GJ.
- En 2009, les importateurs ont payé des prix sur 12 mois considérablement moins élevés pour le gaz naturel. Le prix moyen à l'importation en 2009 a été de 4,85 $/GJ, une réduction de 44 % par rapport à celui de 2008, qui s'élevait à 8,59 $/GJ.
- Les recettes d'exportation brutes de 2009 pour le gaz naturel ont totalisé 15,53 milliards de dollars, une différence de 17,58 milliards de dollars, ou 53 %, comparativement à 2008. Les recettes enregistrées en 2009 ont été les plus faibles en 10 ans, soit 2,75 milliards de dollars de moins que le plus bas niveau précédent enregistré en 2002, qui s'établissait à 8,28 milliards de dollars.
- Les dépenses d'importation en 2009 ont atteint 3,6 milliards de dollars, soit un écart de 1,6 milliard de dollars, ou une réduction de 30 %, par rapport à 2008.
Figure 5 : Recettes d'exportation du gaz naturel, dépenses d'importation et prix au Canada, 2000-2009
Observations et perspectives
Le marché du gaz naturel au Canada a été caractérisé en 2009 par la diminution des volumes d'exportations, l'augmentation des importations, la chute des prix du gaz et la baisse des recettes. Plusieurs facteurs, tant à l'échelle nationale qu'internationale, ont mené à ces résultats.
- La production de gaz naturel au Canada diminue depuis 2007, réduisant ainsi les stocks disponibles pour l'exportation. En 2009, la production moyenne s'est élevée à 428 millions de m3/j (15,1 Gpi3/j), une différence d'environ 55 millions de m3/j (2,0 Gpi3/j) par rapport à la période de 2004 à 2006. Au début de 2010, on s'attend à ce que la production de gaz naturel au Canada baisse à 393 millions de m3/j (13,9 Gpi3/j) en moyenne, ce qui réduira encore davantage les stocks disponibles pour l'exportation.
- En raison de la crise financière mondiale, la demande de gaz naturel a chuté au cours des dernières années au Canada et aux États-Unis, en particulier dans le secteur industriel. Dans la seconde moitié de 2009, la demande a commencé à remonter la pente, restant toutefois sous les niveaux enregistrés en 2008.
- Le recul des exportations a été attribué également à la consommation accrue de gaz naturel au pays pour l'extraction et le traitement de bitume naturel dans la région des sables bitumineux de l'Alberta. La tendance devrait se poursuivre en 2010, à mesure que les projets continuent d'accroître la production.
- Les volumes d'exportations plus faibles reflètent aussi une concurrence accrue provenant des nouveaux gazoducs construits aux États-Unis. Le Rockies Express, par exemple, qui prend naissance au Colorado, est devenu entièrement opérationnel en novembre 2009 et fait concurrence aux pipelines canadiens pour les livraisons dans les marchés du Midwest et de l'Est des États-Unis. D'autres aménagements pipeliniers prévus en Californie et dans l'Est des États-Unis devraient maintenir cette tendance.
- Les importations de GNL complètent toujours la production canadienne et américaine. Une capacité d'importation largement suffisante est disponible au terminal canadien et à celui des États-Unis, totalisant environ 453 millions de m3/j (16 Gpi3/j). L'utilisation réelle a été relativement faible en 2009, à seulement 10 % de la capacité globale. Le terminal d'importation canadien a été utilisé un peu plus, avec une moyenne approximative de 5,6 millions de m3/j (0,2 Gpi3/j), ou 20 %, depuis la mise en service en juin 2009.
- Avec la diminution de la demande, la production de gaz naturel aux États-Unis est demeurée stable. Les ressources non classiques comme le gaz de schistes ont contribué à maintenir les niveaux de l'offre.
- La convergence de la demande inférieure et de l'approvisionnement constant de gaz naturel a donc exercé une pression à la baisse sur les prix. Entre 2008 et 2009, le prix moyen à l'exportation pour le gaz naturel a diminué de presque la moitié, passant de 8,41 $/GJ à 4,42 $/GJ. Les volumes d'exportations nettes ont diminué de 18 % sur 12 mois, et les recettes nettes, de 57 %.
- D'autres facteurs, notamment les variations des niveaux d'eau pour la production hydroélectrique, les régimes climatiques saisonniers, l'activité durant la saison des ouragans et le taux de reprise économique, auront tous un effet sur la dynamique de l'offre et de la demande sur les marchés du gaz naturel. L'Office national de l'énergie continuera à surveiller les conditions changeantes des marchés.