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Offshore Chemical Selection Guidelines
for Drilling & Production Activities on Frontier Lands
Avril 2009
Droit d'auteur et droit de reproduction
2.0 Portée des lignes directrices
3.0 Procédure au titre de la réglementation
6.0 Dossiers à conserver et obligation de faire rapport
| Figure 6-1 | Diagramme de sélection des produits chimiques |
| ACPP | Association canadienne des producteurs pétroliers |
| CE 50 | Concentration efficace moyenne nécessaire pour produire un effet de 50 % |
| Cefas | Centre for Environment, Fisheries and Aquaculture Science du Royaume-Uni |
| CHARM | Chemical Hazards and Risk Management du Royaume-Uni |
| LCPE | Loi canadienne sur la protection de l'environnement |
| LDSPC | Lignes directrices sur la sélection des produits chimiques |
| LIS | Liste intérieure des substances |
| Liste PLONOR | Liste OSPAR des substances ne présentant que peu ou pas de risques pour l'environnement |
| LPA | Loi sur les produits antiparasitaires |
| OCNEHE | Office Canada–Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers |
| OCNS | Chemical Notification Scheme du Royaume-Uni |
| OCTNLHE | Office Canada–Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers |
| ONÉ | Office national de l'énergie |
| OSPAR | Commissions d'Oslo et de Paris |
| RDSN | Règlement sur la déclaration des substances nouvelles |
| NAc | Avis de nouvelle activité |
Définitions
| « exploitant » | Désigne une personne qui détient :
|
| « installation » | A la sens que lui donne le paragraphe 2(1) du Règlement sur les installations pétrolières et gazières au Canada, le paragraphe 2(1) du Nova Scotia Offshore Petroleum Installations Regulations et le paragraphe 2(1) du Newfoundland Offshore Petroleum Installations Regulations. |
| « lois de mise en oeuvre des Accords » | Désignent la Loi de mise en oeuvre de l'Accord atlantique Canada–Terre-Neuve, la Canada–Newfoundland and Labrador Atlantic Accord Implementation (Newfoundland and Labrador) Act, la Loi de mise en oeuvre de l'Accord Canada–Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers et la Canada–Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation (Nova Scotia) Act. |
| « Office » | Désigne l'Office Canada–Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, l'Office Canada-Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers ou l'Office national de l'énergie. |
| « produit antiparasitaire » | A le sens que lui accorde la Loi sur les produits antiparasitaires (2002, ch. 28). |
| « produit chimique » | Désigne un produit chimique simple pur ou une préparation comportant de nombreux constituants différents. |
| « rejet » | Désigne l'évacuation planifiée de déchets dans le milieu marin qui a été approuvée par l'Office et qui fait partie des activités opérationnelles. |
Les Lignes directrices sur la sélection des produits chimiques (LDSPC) encadrent le choix des produits chimiques utilisés pour les opérations de forage et de production extracôtières, afin de minimiser leurs effets sur le milieu lors de leur rejet. Elles s'appliquent aux régions extracôtières relevant de l'Office national de l'énergie (ONÉ), de l'Office Canada–Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers (OCTNLHE) et de l'Office Canada–Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers (OCNEHE). Les Lignes directrices sont le fruit de la collaboration des trois offices de réglementation, auxquels s'est joint un groupe de travail spécial constitué de représentants de divers ministères du gouvernement, de l'industrie et du public. La composition du groupe de travail est donnée à l'annexe 3.
Les cadres de réglementation entourant les opérations pétrolières et gazières des diverses régions extracôtières du Canada comportent de grandes similitudes. Dans la zone extracôtière de Terre Neuve-et-Labrador, ces activités sont réglementées par l'OCTNLHE en vertu de la Loi de mise en oeuvre de l'Accord atlantique Canada–Terre-Neuve L.C. 1987, ch. 3 et de la Canada–Newfoundland and Labrador Atlantic Accord Implementation (Newfoundland and Labrador) Act, R.S.N. 1990, ch. C-2. En ce qui concerne les opérations pétrolières et gazières de la zone extracôtière de la Nouvelle-Écosse, elles sont assujetties à l'OCNEHE en vertu de la Loi de mise en oeuvre de l'Accord Canada–Nouvelle-Écosse sur les hydrocarbures extracôtiers, L.C. 1988, ch. 28 et de la Canada–Nova Scotia Offshore Petroleum Resources Accord Implementation (Nova Scotia) Act, S.N.S. 1987, ch. 3. Enfin, la Loi sur les opérations pétrolières au Canada, L.R.C. 1987, ch. O-7 confie à l'ONÉ le mandat de réglementer les opérations pétrolières et gazières dans les autres régions extracôtières du Canada.
Les règlements encadrant les opérations de forage et de production ont été publiés conformément à chaque loi pertinente; ils définissent les exigences relatives à la protection de l'environnement. Les LDSPC décrivent brièvement les exigences minimales pour la sélection des produits chimiques devant être utilisés dans les opérations de forage et de production au large des côtes.
Tous les cinq ans, les LDSPC seront soumises à un examen, afin de veiller à ce qu'elles incorporent les nouvelles connaissances scientifiques et techniques acquises. Des examens plus fréquents peuvent être entrepris s'il ressort des résultats des programmes de surveillance des effets environnementaux ou des projets de recherche que les produits chimiques sélectionnés conformément aux LDSPC présentent un risque plus élevé que prévu. D'autres examens peuvent aussi être entrepris sur demande écrite aux divers offices de la part de ministères du gouvernement, d'intervenants au sein de l'industrie ou de membres du public.L'utilisation des LDSPC ne libère aucunement les exploitants de leur responsabilité d'observer les lois et les règlements, notamment en ce qui a trait à l'obtention des autorisations pertinentes.
Les LDSPC établissent un cadre pour la sélection de produits chimiques devant servir dans des opérations de forage et de production ainsi que pour leur rejet dans des régions extracôtières relevant des offices. Elles visent à favoriser les produits moins toxiques, afin de réduire au strict minimum, quand cela est possible sur le plan technique, les effets sur l'environnement des rejets.
Les LDSPC n'abordent pas les enjeux suivants :
Dans les zones où un risque accru pour l'environnement a été décelé, il pourra être nécessaire d'adapter le processus de sélection décrit dans les présentes.
Aux termes de la loi, un exploitant qui envisage de mener des travaux d'exploration ou de production pétrolière ou gazière doit obtenir au préalable une autorisation de l'Office dont il relève. Dans sa demande, il doit démontrer que son système de gestion comporte un processus de sélection des produits chimiques et que ce système répond aux normes minimales énoncées dans les LDSPC. L'Office peut réaliser des vérifications périodiques pour s'assurer que ces LDSPC sont observées, ainsi que pour vérifier les systèmes de sélection de produits chimiques de l'exploitant.
Les critères de sélection exposés dans les LDSPC visent les produits chimiques d'origine ainsi que les dérivés, lorsqu'ils sont connus.
Une fois le choix d'un produit chimique arrêté, il faut faire le suivi de la quantité utilisée et de son « devenir final ». Ce dernier peut englober des facettes comme l'entreposage, l'évacuation à la mer, le débarquement des débris sur la côte, l'injection dans des formations profondes, l'abandon dans des puits ou la consommation dans une réaction chimique. Ce « bilan matières » est fait, quand cela est raisonnable sur le plan pratique, à partir d'hypothèses prudentes en l'absence de renseignements précis (donc, en présumant que les matières dont on ne peut rendre compte sont rejetées).
Quand un produit chimique est proposé pour des opérations de forage ou de production, les LDSPC doivent servir à déterminer si ce produit est globalement acceptable sur le plan environnemental.
Il faut recueillir des renseignements sur la quantité envisagée, l'usage prévu et le devenir final.
La Loi sur les produits antiparasitaires (LPA) régit l'importation, la vente et l'utilisation des produits antiparasitaires et s'applique aux produits utilisés comme biocides au large des côtes. Tous les produits devant servir de produit antiparasitaire doivent être homologués aux termes de la loi et être utilisés conformément aux consignes données sur l'étiquette.
Il peut arriver que certains produits contiennent des substances chimiques ayant des propriétés de type pesticide ou que ces substances soient elles-mêmes des produits antiparasitaires homologués, sans qu'il soit nécessaire d'homologuer ces produits en vertu de la LPA. Seuls les produits chimiques devant être utilisés comme pesticides (biocides) doivent être homologués en vertu de la LPA. Dans le doute, veuillez communiquer avec l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de votre région. Vous trouverez les coordonnées à l'annexe 1.
La Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) exige que soient inscrites et réglementées certaines substances fabriquées et importées. La liste intérieure des substances (LIS) renferme les substances dont l'utilisation est approuvée au Canada.
Celles qui ne figurent pas dans la LIS doivent être soumises au processus de déclaration des substances nouvelles. Après évaluation de la substance visée, des restrictions, des contrôles ou des interdictions peuvent être imposés.
L'annexe 1 de la LCPE renferme une liste de substances considérées comme toxiques. Les substances considérées comme « toxiques » peuvent être assorties de stratégies de gestion du risque ou être proposées pour une « quasi-élimination » en vertu de la LCPE.
Dans le cas des produits chimiques qui sont déjà utilisés, des vérifications régulières sont nécessaires pour s'assurer qu'ils n'ont pas été ajoutés à la liste des substances toxiques.
Déterminez si le produit chimique doit être rejeté. Le cas échéant, adoptez la démarche ci-après pour les produits chimiques rejetés en milieu marin.
Veuillez noter que tous les rejets doivent être approuvés par l'Office. Les LDSPC ne prévoient aucune autorisation en ce sens.
La Liste PLONOR, généralement acceptée par les pays de l'OSPAR (Commissions d'Oslo et de Paris), renferme une nomenclature des substances ne présentant que peu de risques pour l'environnement, voire aucun.
Le Centre for Environment, Fisheries and Aquaculture Science (Cefas) évalue, pour le gouvernement britannique, les produits de l'industrie pétrolière en tenant compte du système OCNS (Offshore Chemical Notification Scheme - système de déclaration des produits chimiques utilisés dans les zones extracôtières). Ces évaluations sont faites d'après les propriétés physiques, chimiques et écotoxicologiques des produits. Le Cefas publie une liste des produits évalués, accompagnée de leur classification de risque (voir annexe 2). Les risques sont répartis en catégories allant de A (les plus dangereux) à E (les moins dangereux) et comportent des indices de risque reposant sur des bandes de couleurs, de mauve (plus dangereux) à or (moins dangereux), en passant par orange, bleu, blanc et argent.
Lorsque cela est possible, les exploitants doivent choisir les produits chimiques présentant le moins de danger pour l'environnement.
Bien qu'il existe plusieurs tests de toxicité, le test Microtox a été retenu pour le dépistage initial aux fins des LDSPC. Le test de toxicité Microtox compte parmi les plus largement acceptés; il procure également une méthode d'évaluation économique de la toxicité potentielle des produits chimiques utilisés dans la production et le forage. Les hydrocarbures sont relativement toxiques dans le cas d'un bio-essai par Microtox, mais peuvent avoir peu de répercussions sur d'autres bio-essais comme la truite arc-en-ciel. Méthode d'essai biologique : essai de toxicité sur la bactérie luminescente. Le rapport SPE 1/RM/24 a été choisi comme protocole de dépistage aux fins des LDSPC. Dans le mélange d'essai, la concentration de produit chimique doit être la même que celle du rejet prévu.
Les valeurs Microtox ci-après doivent être utilisées pour connaître la toxicité de la substance chimique :
| CE 50(15) ≤ 75% > 75% |
Toxicité Toxique (échec de l'essai) Non toxique (réussite de l'essai) |
Malgré le succès du test Microtox, des limites de rejet et une durée conformes aux exigences ci après devraient être imposées pour réduire les effets nuisibles sur l'environnement et non prévisibles du fait que l'essai n'a pas une portée générale. Un produit chimique ayant réussi l'essai ne doit pas être rejeté dans des quantités supérieures à 10 tonnes par année par installation pendant plus de deux ans sans être soumis à une évaluation des risques (étape 9).
Dans le cas où la démarche ci-dessus ne permettrait pas à l'exploitant de juger de l'acceptabilité d'un produit chimique, ce dernier peut être soumis à une évaluation de ses risques intrinsèques, afin de savoir s'il peut être utilisé.
Le processus d'évaluation du risque doit être documenté et être mené en conformité aux modèles du système OCNS du Royaume-Uni décrits à l'annexe 2. À défaut d'utiliser ces modèles, il est possible d'adopter une méthodologie et des critères comparables pour démontrer à l'Office que les objectifs des LDSPC seront atteints.
Les seuils du système OCNS (ou équivalents) peuvent être réévalués à partir de données propres au site avant d'appliquer les critères de décision.
S'il n'existe aucune solution de rechange au rejet d'un produit chimique classé A ou B ou ayant une bande mauve, orange, bleue ou blanche, préparez et déposez une justification pour informer l'Office que le rejet du produit respectera les LDSPC.
Les exploitants doivent documenter les démarches qu'ils ont entreprises pour évaluer les produits chimiques qu'ils prévoient utiliser. Ces documents peuvent faire l'objet d'une vérification de la part de l'Office.
Tous les ans, les exploitants doivent préparer et transmettre un rapport faisant état de tous les produits chimiques qu'ils ont utilisés au cours de l'année, ainsi que leurs indices de risque, les quantités et le devenir ultime.
Figure 6-1 : Diagramme de sélection des produits chimiques

Mise en garde : Les renseignements contenus dans la présente annexe étaient à jour au moment de la parution des lignes directrices.
La présente annexe propose un guide de base pour évaluer le risque, dans le cas où le processus mène à l'étape 9 des LDSPC. Les résultats de cette évaluation et la méthodologie adoptée doivent être transmis à l'Office sur demande à des fins de vérification éventuelle.
La description qui suit résume le système harmonisé de renseignements sur les produits chimiques extracôtiers qui doit être respecté pour obtenir un classement au système OCNS du Cefas.
L'évaluation du risque doit porter sur des renseignements visant la composition, le devenir et la toxicité du produit chimique soumis à l'examen. En ce qui a trait à la composition, les renseignements suivants doivent être fournis :
La liste qui suit renferme les éléments à prendre en considération pour déterminer le devenir d'un produit chimique :
Afin de calculer la toxicité d'un produit chimique, il faut évaluer la toxicité pertinente sur les organismes suivants :
À tout le moins, les données produites ci-dessus devraient comprendre des renseignements sur les protocoles analytiques adoptés, ainsi que de l'information sur l'assurance ou le contrôle de la qualité du laboratoire.
L'interprétation des données à l'égard des essais mentionnés respectera les modèles de la convention OSPAR utilisés aux fins du système OCNS pour obtenir :
L'évaluation de risque CHARM ou équivalente peut être revue pour produire un indice de risque, si des renseignements propres à l'installation sont disponibles, par exemple des taux de débit et de rejet et un panache de dispersion.
Les tableaux ci-après décrivent la toxicité et les indices de risques associés au système OCNS.
Tableau 1 : IR et bandes de couleur du système OCNS[1]
|
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Tableau 2 : Cote alphabétique du système OCNS[2]
| Cote OCNS initiale | Résultat pour la toxicité sur les organismes aquatiques (mg/l) | Résultat pour la toxicité dans les sédiments (mg/l) |
|---|---|---|
| A | <1 | <10 |
| B | >1 - 10 | >10 - 100 |
| C | >10 - 100 | >100 - 1,000 |
| D | >100 - 1,000 | >1,000 - 10,000 |
| E | >1,000 | >10,000 |
| [2] Centre for Environment, Fisheries & Aquaculture Science (Cefas) | ||
Ces cotes alphabétiques sont rajustées en fonction de la biodégradation et de la bioaccumulation du produit chimique. Le rajustement est effectué selon les paramètres donnés au tableau 3.
Tableau 3 : Rajustement des cotes alphabétiques du système OCNS[3]
| Augmentation de deux niveaux, p. ex., de C à E | Augmentation d'un niveau, p. ex., de C à D | Aucun rajustement | Baisse d'un niveau, p. ex., de C à B | Baisse de deux niveaux, p. ex., de C à A |
|---|---|---|---|---|
| La substance est facilement biodégradable et non biocumulative. | La substance est intrinsèquement biodégradable et non biocumulative. | La substance n'est pas biodégradable et est non biocumulative |
La substance est intrinsèquement biodégradable et biocumulative. | La substance n'est pas biodégradable et est biocumulative. |
| [3] Guidelines To UK Offshore Chemical Notification Scheme Including The Classification Of Chemicals That Cannot Be Ranked By The Charm Model. Juillet 2006. Préparé par : Cefas, Burnham-on-Crouch, Essex | ||||
Les produits chimiques dépistés au moyen du processus d'évaluation du risque sont rejetés ou acceptés, selon le classement OCNS ou un classement équivalent, qui détermine si leur utilisation est acceptable, conformément aux indications de l'étape 9 des LDSPC.
Offices de réglementation membres
Office Canada–Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers
Office Canada–Nouvelle-Écosse des hydrocarbures extracôtiers
Environnement Canada
Pêches et Océans Canada
Affaires indiennes et du Nord Canada
Office national de l'énergie
Ressources naturelles Canada
Représentants de l'Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP)
ExxonMobil
Husky Energy
Petro-Canada
Organismes non gouvernementaux
Conseil de gestion du gibier des Inuvialuit
Société d'histoire naturelle de Terre-Neuve-et-Labrador