
30 mars 2007
Gros plan sur la sécurité et l'environnement - Analyse comparative du rendement des pipelines 2000-2005
Chaque année, l'équivalent de milliards de dollars de pétrole brut, de gaz naturel et d'autres produits pétroliers est acheminé sans bruit sur des milliers de kilomètres, des chevalets de pompage et raffineries jusqu'aux hôpitaux, écoles, usines et foyers. Le rôle de l'Office national de l'énergie (l'Office ou l'ONÉ), en tant qu'organisme de réglementation fédéral, consiste à veiller à ce que les pipelines soient sûrs et sécuritaires pour ceux et celles qui les construisent et les font fonctionner, ainsi que pour les terres et les collectivités qu'ils traversent. L'Office réglemente 104 sociétés pipelinières qui exploitent plus de 45 000 kilomètres de pipelines, un réseau assez long pour faire le tour de la Terre.
La cinquième édition annuelle de Gros plan sur la sécurité et l'environnement - Analyse comparative du rendement des pipelines 2000-2005 [PDF 2457 ko] fait état du rendement, aux chapitres de la sécurité, de l'intégrité et de l'environnement, des pipelines réglementés par l'Office. Le rapport est l'un des moyens employés par l'Office pour documenter et diffuser les résultats et les pratiques exemplaires. À partir des données obtenues de sociétés exploitant 95 % des pipelines réglementés par l'Office, le rapport permet de dégager d'importantes constatations, dont :
L'an dernier, plus de 3 000 personnes ont participé à la construction, à l'entretien et à l'exploitation des pipelines réglementés par l'ONÉ. En 2005, 22 travailleurs du secteur pipelinier ont subi des blessures. Il s'agit d'une légère baisse par rapport aux 23 travailleurs blessés en 2003. Cela étant dit, les entrepreneurs subissent près de deux fois plus de blessures que les employés à temps plein des sociétés. Dans le secteur l'an dernier, sept entrepreneurs ont été blessés, ce qui représente environ 1,1 blessure par 100 entrepreneurs, comparativement à 0,6 blessure par 100 employés. Bien que le nombre de blessures ait diminué de manière importante depuis 2001, où près de 5 entrepreneurs sur 100 se blessaient chaque année, l'Office reconnaît qu'il y a place à l'amélioration.
L'Office édicte de strictes lignes directrices pour s'assurer que les pipelines ne constituent pas une menace pour leur environnement naturel et qu'ils ne soient pas perçus comme tels.
L'an dernier, 39 fuites de liquides ont été signalées sur des pipelines réglementés par l'ONÉ. Pour la plupart, ces fuites étaient liées à l'exploitation quotidienne des composants pipeliniers, tels que les vannes, les pompes et les réservoirs de stockage, plutôt que le corps de la canalisation. En règle générale, le volume de chaque fuite est petit, soit quelques litres; en 2005 toutefois, un volume de liquides supérieur à 6 598 barils a fui des pipelines réglementés par l'ONÉ. La quasi-totalité de ce volume est attribuable à une seule fuite importante, survenue à un terminal pipelinier et limitée aux installations de la société.
Bien que les rejets à partir du corps de la canalisation soient relativement rares, la moyenne sur six ans de l'Office étant de 0,05 rejet de liquides par 1 000 kilomètres de canalisation, deux rejets de liquides ont eu lieu sur des pipelines réglementés par l'ONÉ en . Les rejets sont causés par un trou ou une fissure dans le corps du pipeline. L'un des deux rejets s'est produit à un terminal pipelinier et l'autre à une station de pompage. Dans les deux cas, le rejet a été confiné aux installations pipelinières.
L'Office a été le premier organisme de réglementation de l'Amérique du Nord à exiger la mise en place de programmes de gestion de l'intégrité par les sociétés pipelinières qu'il réglemente. Ces programmes regroupent les outils, les technologies et les stratégies nécessaires au maintien de la sécurité des pipelines. En d'autres termes, les programmes de gestion de l'intégrité permettent aux pipelinières d'anticiper et de prévenir les incidents. Pour la troisième année de suite, aucune rupture n'a endommagé un pipeline réglementé par l'ONÉ. Une rupture est une défaillance du confinement qui nuit au fonctionnement du pipeline.
Le perfectionnement et la nature proactive des programmes de gestion de l'intégrité adoptés par les pipelinières semblent avoir permis de mettre fin à la tendance moyenne de 2,5 ruptures par année qui s'est maintenue de 1991 à 2002.
L'Office cherche constamment à s'améliorer afin de mieux exécuter son mandat. Ainsi, il a cerné plusieurs éléments de rendement des pipelines susceptibles d'être améliorés, notamment :
Le rapport indique clairement que les pipelines réglementés par l'ONÉ assurent le transport des produits pétroliers de façon sécuritaire et efficiente. En tant que partenaires du développement responsable du secteur énergétique du Canada, nous devons nous donner la main pour faire en sorte que les installations réglementées par l'ONÉ soient sûres et sécuritaires et qu'elles soient exploitées de manière à protéger l'environnement.