Fiche de renseignements - Avenir énergétique du Canada en 2013 - Offre et demande énergétiques à l’horizon 2035 - Points saillants de l’analyse touchant le gaz naturel

Fiche de renseignements - Avenir énergétique du Canada en 2013 - Offre et demande énergétiques à l’horizon 2035 - Points saillants de l’analyse touchant le gaz naturel

Le rapport Avenir énergétique du Canada en 2013 - Offre et demande énergétiques à l’horizon 2035 présente la chaîne des événements « la plus probable » dans le secteur de l’énergie sur une vingtaine d’années. Il comprend un scénario de référence, c’est-à-dire des projections de base fondées sur les perspectives macroéconomiques actuelles, une vision modérée des prix de l’énergie et les politiques et programmes gouvernementaux en vigueur ou sur le point de l’être au moment de la rédaction du rapport. Les points saillants présentés ci-dessous reposent sur le scénario de référence. Pour plus de détails, prière de se reporter au chapitre 6 du rapport intégral.

La production gazière augmente de 25 % surtout en raison d’une mise en valeur accrue du gaz de réservoirs étanches et du gaz de schiste.

En quelques années seulement, le tableau du gaz naturel a changé radicalement en Amérique du Nord, puisqu’on est passé d’une situation d’équilibre précaire de l’offre et de la demande à un marché où l’approvisionnement est considérablement plus abondant à un coût moindre. Ce retournement est largement à mettre au compte du perfectionnement technologique des méthodes de forage et de complétion de puits gaziers. Plus précisément, les facteurs conjugués d’un forage horizontal de grande portée, d’une fracturation hydraulique en plusieurs étapes et d’un forage sur socle ont permis aux producteurs d’extraire le gaz de zones auparavant considérées comme techniquement inexploitables ou dénuées de rentabilité.

Forages

  • Le nombre de puits de gaz naturel forés au Canada diminue depuis 2005. Le recul est prononcé depuis 2008, en grande partie dans le sillage d’une baisse importante des prix gaziers. Ces quelques dernières années, l’activité de forage a surtout porté sur les ressources les plus rentables, c’est­à-dire sur les formations schisteuses et les réservoirs étanches plus profonds où les taux de production par puits sont supérieurs.
  • Le nombre de puits gaziers forés augmente au fil des ans grâce à des dépenses accrues en immobilisations en situation de hausse des prix du gaz naturel. Le forage continue à viser les ressources d’une rentabilité jugée supérieure des réservoirs étanches plus profonds et des formations schisteuses. Le nombre de puits forés n’atteindra cependant pas les sommets de la période 2005-2008, mais les taux élevés de production des puits profonds viendront à faire monter la production au Canada à mesure que les hausses de production des nouveaux puits l’emporteront sur les baisses des puits vieillissants à compter de 2019.

Production

  • Au Canada, le gaz de réservoirs étanches et le gaz de schiste ont en partie compensé une production classique en décroissance, bien que le gaz produit au Canada diminue constamment dans l’ensemble depuis 2006. Selon les projections, les prix du gaz naturel montent progressivement et le gaz de réservoirs étanches et de schiste apporte le plus gros de la croissance de la production au pays. Celle en réservoir étanche dans la formation de Montney, en Alberta et en Colombie-Britannique, et en formation schisteuse dans la zone de Horn River, dans le nord-est de la Colombie-Britannique, aide à mettre fin aux baisses de production qui, dans l’ensemble, se met à croître en 2019.
  • La production de gaz naturel commercialisable au Canada recule, de 373,1 à 318,2 Mm³/j (de 13,2 à 11,2 Gpi³/j) de 2013 à 2018. Comme la montée des prix et les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) favorisent la progression des forages, la production augmente constamment à compter de 2019 pour atteindre 494,0 Mm³/j (17,4 Gpi³/j) en 2035.

Production de gaz naturel selon le type, scénario de référence

Production de gaz naturel selon le type, scénario de référence

Hypothèse relative au gaz naturel liquéfié

  • Dans notre analyse, nous posons qu’en 2019, les exportations de GNL s’établiront à 28,3 Mm³/j (1,0 Gpi³/j) et que cette valeur s’élèvera à 56,6 Mm³/j (2,0 Gpi³/j) en 2021, puis à 85,0 Mm³/j (3,0 Gpi³/j) en 2023. C’est là une hypothèse plutôt qu’une projection, et on se trouve à tenir compte de l’incidence du GNL sur les autres composantes de la filière énergétique comme la demande et la production de gaz naturel. Les frais d’exploration et de mise en valeur qui sont liées aux exportations de GNL relèvent les dépenses en immobilisations à un niveau supérieur à ce qu’elles seraient normalement, d’où une hausse du nombre de puits de gaz naturel et de la production gazière dans le bassin sédimentaire de l’Ouest canadien.

 

Date de modification :