Message du président et premier dirigeant de l’Office national de l’énergie

C’est avec plaisir que je présente le dernier-né de la série de documents sur l’avenir énergétique produits par l’Office national de l’énergie intitulé Avenir énergétique du Canada en 2017 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040 (« Avenir énergétique 2017 »). Difficile de passer sous silence qu’il y a 50 ans cette année, soit en 1967, paraissait la première version des perspectives à long terme sur l’offre et la demande publiées par l’Office. En un demi-siècle, l’industrie de l’énergie au Canada a subit des transformations en profondeur, qu’on pense par exemple à une production hydroélectrique qui a presque triplé, à la mise en valeur des sables bitumineux ou aux améliorations phénoménales de l’efficacité énergétique dans tous les secteurs de l’économie.

Les 50 années à venir ne nous en promettent pas moins. Déjà, le Canada passe graduellement vers une économie plus décarbonée, mais le chemin qu’il empruntera pour arriver à destination et le moment où il y parviendra sont loin d’être évidents. Des échanges éclairés, factuels et crédibles entre tous les Canadiens sont essentiels pour baliser la voie à suivre.

Avenir énergétique 2017 contribue à cette œuvre collective, car il s’agit des seules perspectives à long terme sur l’offre et la demande d’énergie auxquelles le public a accès qui traitent de tous les produits énergétiques de base, dans toutes les provinces et tous les territoires. Il importe de souligner que ce rapport peut jeter les fondements d’une discussion féconde sur l’avenir énergétique du Canada.

La forme que prendront les politiques climatiques et les technologies énergétiques dictera en grande partie la transition du Canada vers une économie plus décarbonée. Avenir énergétique 2017 traite de ces questions dans le contexte de deux nouveaux ensembles de données qui se greffent au scénario de référence, lequel présente des perspectives de base. Comme son nom l’indique, le scénario de tarification du carbone élevée cherche à cerner les répercussions que pourraient avoir des prix du carbone plus élevés, alors que celui des avancées technologiques envisage l’adoption à plus grande échelle de certaines technologies émergentes pour la production d’énergie et sa consommation.

Je trouve les différences entre ces trois scénarios particulièrement instructives. On constate sans difficulté l’influence des politiques climatiques et des technologies, actuelles et futures, sur la consommation de combustibles fossiles au Canada. Les scénarios de tarification élevée du carbone et des avancées technologiques laissent entrevoir une diminution palpable à cet égard.

Avenir énergétique 2017 n’a pas été préparé en fonction d’une éventuelle atteinte des cibles du Canada en matière d’émissions de GES et il montre que davantage de mesures devront être prises pour y parvenir. Les résultats présentés ici ne devraient donc pas être interprétés comme constituant le plafond ultime auquel le Canada peut aspirer en la matière. Les scénarios servent plutôt à illustrer l’incidence que les politiques climatiques et les technologies peuvent avoir sur la filière énergétique canadienne.

J’aimerais remercier tous les spécialistes techniques à l’Office qui sont à l’origine des projections faites dans le présent document, au même titre que les différents partenaires clés avec qui l’équipe de production a collaboré, en particulier Statistique Canada, Environnement et Changement climatique Canada ainsi que Ressources naturelles Canada. Les données et l’expertise ainsi mises en commun ont rendu possible ce rapport.

Le président et premier dirigeant,

C. Peter Watson, P. Eng., FCAG

 

Date de modification :