Profils énergétiques des provinces et territoires – Canada

Table des matières
  • Figure 1 : Production d’hydrocarbures

    Figure 1 : Production d’hydrocarbures

    Source et description :

    Source :
    Office (pétrole brut, gaz naturel)

    Description :
    Ce graphique illustre la production d’hydrocarbures au Canada de 2006 à 2016. Au cours de cette période, la production de pétrole brut a augmenté, passant de 2,6 Mb/j à 3,9 Mb/j, la totalité de la hausse provenant de l’exploitation des sables bitumineux. La production de gaz naturel a diminué, passant de 17 Gpi3/j à 15 Gpi3/j.

  • Figure 2 : Production d’électricité par type de combustible (2016)

    Figure 2 :Production d’électricité par type de combustible (2016)

    Source et description :

    Source :
    Office

    Description :
    Ce diagramme circulaire illustre la production d’électricité au Canada par méthode de production. En 2016, la production totale d’électricité s’est élevée à 652,4 TWh.

  • Figure 3 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Figure 3 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Source et description :

    Source :
    Office, Quilliq Energy Corporation, Northwest Territories Power Corporation, Yukon Energy Corporation, Ressources naturelles Canada

    Description :
    Cette carte montre les installations de production d’électricité au Canada. On y indique leur capacité et leur source du combustible primaire.

    Télécharger :
    Version PDF [2888 KB]

  • Figure 4 : Carte de l’infrastructure de pétrole brut

    Figure 4 : Carte de l’infrastructure de pétrole brut

    Source et description :

    Source :
    Office

    Description :
    Cette carte montre tous les principaux oléoducs ainsi que les principales voies ferrées au Canada.

    Télécharger :
    Version PDF [1823 KB]

  • Figure 5 : Carte de l’infrastructure de gaz naturel

    Figure 5 : Carte de l’infrastructure de gaz naturel

    Source et description :

    Source :
    Office

    Description :
    Cette carte montre tous les principaux gazoducs au Canada.

    Télécharger :
    Version PDF [2480 KB]

  • Figure 6 : Demande pour utilisation finale par secteur (2015)

    Figure 6 : Demande pour utilisation finale par secteur (2015)

    Source et description :

    Source :
    Office

    Description :
    Ce diagramme circulaire présente la demande d’énergie pour utilisation finale au Canada par secteur. En 2015, la demande d’énergie pour utilisation finale a totalisé 11 217 PJ. Le secteur industriel venait au premier rang avec 51 % de la demande totale, suivi du secteur des transports (23 %) et des secteurs résidentiel (14 %) et commercial (12 %).

  • Figure 7 : Demande pour utilisation finale par combustible (2015)

    Figure 7 : Demande pour utilisation finale par combustible (2015)

    Source et description :

    Source :
    Office

    Description :
    Cette figure illustre la demande pour utilisation finale par type de combustible au Canada en 2015. Les produits pétroliers raffinés ont compté pour 4 625 PJ (41 %) de la demande, suivis du gaz naturel, avec 3 938 PJ (35 %), de l’électricité, à 1 879 PJ (17 %), des biocarburants, à 627 PJ (6 %) et des autres, à 148 PJ (1 %).

    Remarque : Les « autres » désignent charbon, coke et gaz de cokerie

  • Figure 8 : Émissions de GES par secteur

    Figure 8 : Émissions de GES par secteur

    Source et description :

    Source :
    Environnement et Changement climatique Canada - Rapport d'inventaire national

    Description :
    Ce graphique à colonnes empilées illustre les émissions de GES au Canada par tranches de cinq ans, de 1990 à 2015 en Mt d’éq. CO2. Les émissions totales de GES ont augmenté au Canada, passant de 611 Mt d’éq. CO2 en 1990 à 722 Mt d’éq. CO2 en 2015.

Production d’énergie

Pétrole brut

  • Le Canada a produit environ 4,0 millions de barils de pétrole brut par jour (Mb/j) en 2016, une hausse de 38 % par rapport à 2010 (figure 1). Il se classe au sixième rang mondial pour la production de pétrole.
  • La production canadienne est concentrée dans l’Ouest, qui comptait pour 95 % de la production totale en 2016. Les 5 % restants provenaient principalement de Terre Neuve-et-Labrador.
  • Le pétrole brut produit au Canada est surtout destiné aux marchés d’exportation. En 2016, le Canada a exporté, en moyenne, 3,1 Mb/j, une hausse de 2 % depuis 2015 et de 58 % depuis 2010.
  • Le Canada possède certaines des plus grandes réserves de pétrole au monde, et il n’était devancé à ce chapitre que par l’Arabie saoudite et le Venezuela en décembre 2015.

Produits pétroliers raffinés

  • Les produits pétroliers raffinés englobent de nombreux produits tirés du pétrole brut, dont l’essence, le diesel, le fuel-oil domestique et le carburéacteur. Ils constituent la catégorie d’énergie la plus consommée par les utilisateurs finaux au Canada.
  • Le Canada compte 16 raffineries ayant une capacité totale de 1,9 Mb/j. L’Alberta possède la plus grande capacité de raffinage (24 %); elle est suivie de l’Ontario (21 %), du Québec (20 %), du Nouveau-Brunswick (16 %), de la Saskatchewan (8 %) et de Terre-Neuve-et-Labrador (6 %).
  • En 2016, les raffineries canadiennes ont tourné, en moyenne, à 87 % de leur capacité et elles ont consommé 1,7 Mb/j de pétrole brut.

Gaz naturel et liquides de gaz naturel (LGN)

  • En 2016, la production canadienne totale de gaz naturel a atteint, en moyenne, 15,2 milliards de pieds cubes par jour (Gpi3/j) (figure 1).
  • L’Alberta et la Colombie-Britannique ont compté pour près de 96 % de cette production. De plus petites quantités de gaz naturel sont produites en Saskatchewan, au large de la Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et en Ontario, de même qu’aux Territoires du Nord-Ouest.
  • En 2016, la production de liquides de gaz naturel (LGN) dans les usines de traitement du gaz naturel s’est élevée à 719 milliers de barils par jour (kb/j), l’essentiel (89 %) provenant de l’Alberta. La Colombie-Britannique a compté pour 9 % de cette production, tandis que la part de la Saskatchewan et de la Nouvelle Écosse représentait environ 1 %. Les raffineries canadiennes ont aussi produit 42 kb/j de propane et de butane en 2015.

Électricité et ressources renouvelables

  • En 2016, le Canada a produit 652,4 térawattheures (TWh) d’électricité. Plus de la moitié de l’électricité produite au Canada (59 %) provenait de sources hydroélectriques. Le reste venait de diverses sources, comme le gaz naturel, les énergies nucléaire, éolienne et solaire, le charbon, la biomasse et le pétrole (figure 2).
  • Au Canada, la réglementation du secteur de l’électricité est principalement de compétence provinciale, y compris pour ce qui est de la plupart des politiques relatives à l’établissement des prix et aux types de production d’énergie utilisés.
  • Les sociétés privées ou publiques de services publics, ou une combinaison des deux dans le cas de l’Alberta et de l’Ontario, produisent et distribuent l’essentiel de la production d’électricité au pays. Il n’y a qu’en Alberta et en Ontario où les marchés de gros de l’électricité sont déréglementés. Les prix de gros déréglementés sont fixés par les forces de l’offre et de la demande.
  • Les provinces et les territoires utilisent différentes ressources pour produire l’électricité (figure 3). Plus de 80 % de l’électricité produite en Colombie-Britannique, au Manitoba, au Québec, à Terre Neuve-et-Labrador et au Yukon provenaient de l’hydroélectricité. L’Ontario, le Nouveau-Brunswick, et les Territoires du Nord-Ouest utilisent des combinaisons diverses d’énergie nucléaire, d’hydroélectricité, d’énergie éolienne, de biomasse, de charbon, de gaz naturel et de pétrole, mais ce ne sont pas toutes les provinces qui font usage de l’ensemble de ces ressources. L’Alberta, la Saskatchewan et le Nunavut produisent la majeure partie de leur électricité au moyen de combustibles fossiles, comme le charbon, le gaz naturel ou le pétrole.
  • La production d’énergie éolienne et d’énergie solaire, négligeable en 2005, représentait près de 5 % de la production totale d’électricité en 2015. La majorité des parcs éoliens au Canada se trouvent en Ontario, au Québec et en Alberta. Par ailleurs, plus de 98 % des installations solaires au Canada se trouvent en Ontario.

Uranium

  • Le Canada est un chef de file mondial de la production d’uranium, puisqu’il compte pour 22 % de celle-ci à l’échelle du globe en 2016. Environ 85 % de la production canadienne est destinée à l’exportation, et les 15 % restants sont utilisés dans des réacteurs à combustible en Ontario et au Nouveau-Brunswick.
  • Actuellement, la Saskatchewan est la seule province productrice d’uranium au Canada. La mine de McArthur River-Key Lake [anglais seulement] dans le nord de la province est la plus grande mine d’uranium en exploitation dans le monde.  Auparavant, on extrayait également de l’uranium dans des mines situées en Ontario et aux Territoires du Nord-Ouest.
  • La plus grande raffinerie d’uranium est exploitée par Cameco, à Blind River [anglais seulement], en Ontario. L’uranium raffiné est expédié à des usines de conversion pour continuer sa transformation en combustible.

Transport et commerce de l’énergie

Pétrole brut et liquides

  • Le vaste réseau pipelinier du Canada dessert les raffineries du pays et les marchés d’exportation (figure 4). L’Office national de l’énergie réglemente tous les oléoducs interprovinciaux et internationaux.
  • En 2016, le Canada a exporté 2,29 Mb/j de pétrole brut lourd et 0,81 Mb/j de pétrole brut léger. La valeur totale des exportations nettes de pétrole brut du Canada cette même année était de 35,4 milliards de dollars.
  • En 2016, le Canada a importé 0,76 Mb/j de pétrole, principalement du brut léger. Toutes les importations ont été effectuées dans l’est du pays.
  • Les exportations de pétrole brut du Canada ont été en grande partie transportées par quatre pipelines, soit le réseau principal d’Enbridge, le pipeline Keystone de TransCanada, le pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan et le pipeline Express d’Enbridge.
  • Près des deux tiers des exportations de pétrole brut du Canada sont destinés à son marché le plus vaste et le plus important, le Midwest américain. Cependant, le marché d’exportation du Canada qui connaît la croissance la plus rapide est celui de la côte américaine du golfe du Mexique. Les exportations canadiennes vers cette destination ont plus que triplé depuis 2013.
  • En 2017, le Canada comptait 33 installations de chargement ferroviaire de pétrole brut, toutes dans l’Ouest. Leur capacité totale est estimée à 1,1 Mb/j.
  • On trouve six installations de déchargement ferroviaire au Canada d’une capacité totale estimative de 0,3 Mb/j. Deux de ces terminaux sont situés en Colombie-Britannique, trois au Québec et un au Nouveau-Brunswick.
  • En 2016, on a eu recours au transport ferroviaire pour à peu près 3 % des exportations canadiennes de pétrole brut; en 2015, ce mode a servi au transport d’environ 5 % du pétrole brut canadien et importé utilisé par les raffineries du pays.
  • L’Alberta fournit des produits pétroliers raffinés aux provinces des Prairies par l’entremise du réseau principal d’Enbridge, et à la Colombie-Britannique, grâce au pipeline Trans Mountain. Elle expédie également des produits pétroliers raffinés aux provinces voisines par train et par camion.
  • Le Québec achemine des produits pétroliers principalement en Ontario par le pipeline Trans-Nord, le plus important pipeline interprovincial de produits pétroliers raffinés au Canada, ainsi que par train, bateau et camion.
  • Les exportations de produits pétroliers raffinés canadiens proviennent principalement des raffineries de l’Atlantique, mais de petites quantités sont exportées aux États-Unis en provenance de toutes les régions du Canada.
  • Le Québec, l’Ontario et les provinces de l’Atlantique sont les principales régions importatrices de produits pétroliers raffinés; ensemble, ils comptent pour 84 % des importations canadiennes totales.

Gaz naturel

  • En 2016, le Canada a exporté, en moyenne, 8,1 Gpi3/j, en moyenne, de gaz naturel vers les États-Unis, en plus d’en importer 2,1 Gpi3/j. La valeur des exportations de gaz naturel moins les importations en 2016 s’est élevée à 6,1 milliards de dollars.
  • La majeure partie de la production canadienne de gaz naturel est exportée vers les États-Unis par pipelines, et une très petite quantité l’est par camion sous forme de GNL.
  • Le Canada possède un vaste réseau de gazoducs (figure 5). Le gaz naturel circule habituellement des zones de production de l’Ouest canadien vers les marchés à plus forte demande du centre du Canada et des États-Unis. Le réseau principal de TransCanada est le principal gazoduc de longue distance au pays; il s’étend depuis le réseau de NGTL à la frontière entre l’Alberta et la Saskatchewan jusqu’au Québec. Plusieurs autres gazoducs interprovinciaux et internationaux réglementés par l’Office transportent également le gaz du Canada vers les marchés, notamment les gazoducs Alliance, Westcoast, Foothills, Trans-Québec et Maritimes, Maritimes and Northeast et Emera Brunswick.
  • Plusieurs gazoducs à écoulement dans les deux directions en Ontario permettent l’importation de gaz naturel durant les périodes de pointe.
  • Les installations souterraines de stockage de gaz naturel au Canada ont une capacité de quelque 770 Gpi3. Environ 65 % de cette capacité de stockage est répartie en sol albertain [anglais seulement], et la capacité restante se trouve près de Sarnia, en Ontario. Le stockage de gaz naturel permet d’alimenter les régions consommatrices durant les périodes de pointe en hiver.

Gaz naturel liquéfié (GNL)

  • Depuis 2011, l’Office national de l’énergie a approuvé 35 demandes de licence d’exportation de GNL et une demande de licence d’importation de gaz naturel. Aucun projet pour lequel une licence d’exportation a été approuvée n’est encore parvenu à l’étape de la construction. Des projets d’exportation de GNL ont été proposés pour les côtes Ouest et Est du Canada.
  • On trouve un seul terminal méthanier au Canada, Canaport [anglais seulement], au Nouveau-Brunswick. Il est entré en service en 2009 et a une capacité de livraison de gaz naturel de 1,2 Gpi3/j; cependant, les volumes réels ont été bien moindres.
  • Plusieurs provinces et territoires possèdent des usines de GNL de petite taille qui servent à divers usages, notamment au transport (ce qui comprend des bateaux et des parcs de véhicules) et à la production d’électricité. Le GNL fournit aussi du gaz naturel durant les périodes de pointe (p. ex. à Delta, en Colombie Britannique, à Sudbury, en Ontario et à Montréal, au Québec).

Électricité

  • Le Canada est un exportateur net d’électricité. En 2016, les exportations nettes (toutes vers les États-Unis) ont atteint un niveau record de 63,8 TWh, soit 10 % environ de la production canadienne.
  • La valeur totale des exportations d’électricité du Canada en 2016 s’est élevée à 2,9 milliards de dollars et celle des importations, à 253 millions de dollars, soit des exportations nettes de 2,6 milliards de dollars en 2016. La plus grande partie du commerce de l’électricité se fait entre les États Unis et les provinces du Québec, de l’Ontario, du Manitoba et de la Colombie Britannique.
  • Les transferts d’électricité suivent le plus souvent un axe nord-sud, entre les provinces et les États américains, plutôt qu’un axe ouest-est entre les provinces.

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre (GES)

Consommation totale d’énergie

  • En 2015, la demande pour utilisation finale au Canada a totalisé 11 217 pétajoules (PJ). Le secteur industriel vient au premier rang pour la demande d’énergie, avec 51 % de la demande totale, suivi des transports, à 23 %, du secteur résidentiel, à 14%, et du secteur commercial, à 12 % (figure 6).
  • Les produits pétroliers raffinés ont été le principal type de combustible utilisé au Canada en 2015, avec une consommation de 4 625 PJ, ou 41 % de la demande totale. Suivent le gaz naturel et l’électricité avec 3 938 PJ (35 %) et 1 879 PJ (17 %), respectivement (figure 7).

Produits pétroliers raffinés

  • En 2016, la production des raffineries canadiennes a surpassé d’environ 4 % la demande intérieure de produits pétroliers raffinés. Toutefois, les écarts entre la capacité de raffinage et la demande dans les provinces rendent nécessaires les transferts interprovinciaux et le commerce avec les États-Unis.
  • En moyenne, un « réservoir représentatif » d’essence canadienne est composé à 70 % d’essence raffinée dans la province où elle est consommée, à 20 % d’essence raffinée dans une autre province et à 10 % d’essence importée. Il existe cependant d’importantes variations régionales. Par exemple, le Manitoba, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et les territoires n’ont aucune raffinerie, ce qui fait que toute l’essence qui y est consommée est produite ailleurs.
  • L’essence consommée dans l’Ouest canadien et en Ontario est principalement produite à partir de pétrole brut de l’Ouest du Canada, tandis que l’essence consommée au Québec et au Canada atlantique est un mélange de pétroles bruts de l’Ouest canadien, des côtes du Canada atlantique et de l’étranger.
  • Une production croissante, une nouvelle capacité pipelinière et de nouvelles installations de déchargement ferroviaire dans l’est du Canada ont fait en sorte que le pétrole brut de l’Ouest canadien et des États-Unis remplace de plus en plus le pétrole importé d’outre-mer dans les marchés de l’est du pays.
  • La demande totale en produits pétroliers raffinés au Canada en 2016 s’est élevée à 1,8 Mb/j. Les principaux produits consommés ont été l’essence automobile et le diesel, qui ont représenté 45 % et 27 % respectivement de la consommation totale de produits pétroliers raffinés. Les autres produits, comme le mazout lourd, l’asphalte et les lubrifiants, comptaient pour les 28 % restants.

Gaz naturel

  • En 2016, la consommation de gaz naturel du Canada a totalisé, en moyenne, 8,3 Gpi3/j. Les principales provinces consommatrices ont été l’Alberta, avec 3,9 Gpi3/j, l’Ontario, avec  2,3 Gpi3/j, et la Colombie-Britannique, avec 0,8 Gpi3/j.
  • En 2016, le plus grand consommateur de gaz naturel au Canada a été le secteur industriel, avec une consommation de 5,5 Gpi3/j. La consommation des secteurs résidentiel et commercial s’est quant à elle chiffrée 1,5 Gpi3/j et 1,3 Gpi3/j, respectivement.

Électricité

  • En 2015, la consommation d’électricité par habitant au Canada s’est établie à 14,5 mégawattheures (MWh). Le Québec est arrivé au premier rang, avec une consommation annuelle d’électricité de 21,1 MWh par habitant; le Nunavut occupait quant à lui le dernier rang à ce chapitre, avec 5,1 MWh par habitant.
  • Au Canada, c’est le secteur industriel qui a enregistré la plus forte consommation d’électricité en 2015, avec 229,5 TWh. Viennent ensuite les secteurs commercial et résidentiel, à 169,0 TWh et 119,3 TWh, respectivement. La consommation du secteur des transports a été négligeable. La demande d’électricité au Canada a augmenté de seulement 3 % depuis 2005.

Émissions de GES

  • En 2015, les émissions de GES du Canada ont totalisé 721,8 mégatonnes (Mt) d’équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), une hausse de 18 % depuis 1990.Note de bas de page 1
  • Les émissions par habitant au Canada s’établissaient à 20,1 Mt d’éq. CO2 en 2015.
  • Depuis 1990, la part du Canada des émissions de GES totales cumulatives dans le monde a été inférieure à 2,0 %. Malgré cette faible proportion, le Canada se classe au deuxième rang [anglais seulement] pour les émissions de GES par habitant parmi les pays développés, derrière l’Australie.
  • Le secteur au Canada qui émet le plus de GES est celui de la production pétrolière et gazière, avec 189,5 Mt d’éq. CO2 en 2015. Le secteur des transports suit avec 173,0 Mt d’éq. CO2. Viennent ensuite les secteurs industriel et manufacturier, avec 97,5 Mt, et celui de la production d’électricité, avec 78,8 Mt (figure 8).
  • Des 189,5 Mt d’éq. CO2 produites en 2015 par le secteur pétrolier et gazier, 167,3 Mt étaient attribuables à la production, à la transformation et au transport, et 22,1 Mt découlaient du raffinage du pétrole et de la distribution du gaz naturel.
  • Les émissions de GES découlant de la production d’électricité au Canada ont reculé de 17 % de 2000 à 2015. Cette réduction tient en grande partie à la fermeture progressive des centrales au charbon en Ontario. De 2000 à 2014, les émissions de GES de cette province liées à la production d’électricité ont chuté de 42,6 Mt d’éq. CO2 à 5,3 Mt.
  • La Saskatchewan et l’Alberta sont les deux provinces où les quantités d’émissions de GES liées à la production d’électricité sont les plus élevées. En 2015, l’Alberta comptait pour 59 % des émissions canadiennes totales de GES dans ce secteur, et la Saskatchewan, 19 %.

Complément d’information

 

Date de modification :