Profils énergétiques des provinces et territoires – Québec

Table des matières
  • Figure 1 : Production d’électricité par type de combustible (2016)

    Figure 1 : Production d’électricité par type de combustible (2016)

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    Ce diagramme circulaire illustre la production d’électricité au Québec par méthode de production. En 2016, la production totale d’électricité s’est élevée à 207,2 TWh.

  • Figure 2 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

    Figure 2 : Carte de la capacité de production d’électricité et des sources de combustible primaire

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    Office, Ressources naturelles Canada

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    Cette carte montre les installations de production d’électricité au Québec. On y indique leur capacité et leur source du combustible primaire.

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  • Figure 3 : Carte de l’infrastructure de pétrole brut

    Figure 3 : Carte de l’infrastructure de pétrole brut

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    Cette carte montre tous les principaux oléoducs ainsi que les principales voies ferrées et raffineries au Québec.

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  • Figure 4 : Carte de l’infrastructure de gaz naturel

    Figure 4 : Carte de l’infrastructure de gaz naturel

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    Cette carte montre tous les principaux gazoducs au Québec.

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  • Figure 5 : Demande pour utilisation finale par secteur (2015)

    Figure 5 : Demande pour utilisation finale par secteur (2015)

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    Ce diagramme circulaire présente la demande d’énergie pour utilisation finale au Québec par secteur. En 2015, la demande d’énergie pour utilisation finale a totalisé 1 778 PJ. Le secteur industriel venait au premier rang avec 39 % de la demande totale, suivi du secteur des transports (29 %) et des secteurs résidentiel (21 %) et commercial (11 %).

  • Figure 6 : Demande pour utilisation finale par combustible (2015)

    Figure 6 : Demande pour utilisation finale par combustible (2015)

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    Office

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    Cette figure illustre la demande pour utilisation finale par type de combustible au Québec en 2015. Les produits pétroliers raffinés ont compté pour 704 PJ (39 %) de la demande, suivis de l’électricité, avec 631 PJ (36 %), du gaz naturel, à 272 PJ (15 %), des biocarburants, à 147 PJ (8 %) et des autres, à 25 PJ (2 %).

    Remarque : Les « autres » désignent charbon, coke et gaz de cokerie.

  • Figure 7 : Émissions de GES par secteur

    Figure 7 : Émissions de GES par secteur

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    Source :
    Environnement et Changement climatique Canada - Rapport d'inventaire national

    Description :
    Ce graphique à colonnes empilées illustre les émissions de GES au Québec par tranches de cinq ans, de 1990 à 2015 en Mt d’éq. CO2. Les émissions totales de GES ont diminué au Québec, passant de 89 Mt d’éq. CO2 en 1990 à 80 Mt d’éq. CO2 en 2015.

Production d’énergie

Pétrole brut

  • Le Québec ne produit pas de pétrole brut commercial.

Produits pétroliers raffinés

  • Deux grandes raffineries sont actuellement en activité au Québec, d’une capacité combinée de 396 milliers de barils par jour (kb/j). Il s’agit de la raffinerie de Suncor à Montréal et de celle de Valero à Lévis, près de Québec. Suncor peut produire jusqu’à 137 kb/j et Valero, 259 kb/j.
  • L’approvisionnement des raffineries du Québec avant 2013 regroupait du pétrole brut de l’Est du Canada et des importations par la mer en provenance de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Amérique latine. Après 2013, l’utilisation du pétrole brut de l’Ouest canadien et des États-Unis a commencé à augmenter à la suite du nombre plus élevé des livraisons par rail de pétrole brut et des changements à l’infrastructure pipelinière.

Gaz naturel et liquides de gaz naturel (LGN)

  • Il n’y a pas production de gaz naturel ni de production sur le terrain de LGN au Québec.
  • En 2011, le Québec a interdit le recours à la fracturation hydraulique dans les basses terres du Saint-Laurent, le temps de mener une étude entourant la sécurité de cette technique. En 2013, une loi a été adoptée afin de maintenir le moratoire jusqu’à ce qu’une nouvelle loi vienne régir l’exploration pétrolière et gazière dans la province. En 2016, l’Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi 106, qui a donné naissance à la Loi concernant la mise en œuvre de la Politique énergétique 2030 et modifiant diverses dispositions législatives, qui a essentiellement levé le moratoire sur la fracturation.
  • En 2017, le gouvernement du Québec a mis un terme à l’exploration pétrolière et gazière sur l’île d’Anticosti en raison de préoccupations entourant les risques pour l’environnement et sa viabilité économique.
  • La Commission géologique du Canada a estimé les ressources du Québec en gaz naturel à sept mille milliards de pieds cubes.
  • Les raffineries du Québec produisent du propane et du butane en petites quantités.

Électricité et ressources renouvelables

  • En 2016, le Québec a produit 207,2 térawattheures (TWh) d’électricité (figure 1), ce qui correspond approximativement au tiers de la production totale d’électricité au Canada. Le Québec est le plus grand producteur d’électricité au pays, avec une capacité de production de 45 402 mégawatts (MW).
  • Avec une capacité disponible de 40 400 MW, les centrales hydroélectriques produisent environ 95 % de l’électricité du Québec. Elles incluent la plus grande centrale énergétique au Canada, soit la centrale Robert-Bourassa dans le Nord du Québec, dont la capacité s’élève à 5 616 MW. Une autre grande centrale hydroélectrique est actuellement en construction sur la rivière Romaine, dans la région de la Côte-Nord. Une fois achevée, elle aura une capacité de 1 550 MW.
  • L’énergie éolienne est la deuxième source d’électricité en importance au Québec. En 2016, la capacité de production éolienne a atteint 3 549 MW, ce qui correspond à 4 % de la production de la province. Les autres sources d’électricité comprennent le gaz naturel (principalement pour les pics de demandes en période hivernale), le diesel (pour l’énergie dans les collectivités éloignées) et la biomasse.
  • Hydro-Québec produit la plus grande partie de l’électricité dans la province. Des producteurs indépendants exploitent plusieurs centrales hydroélectriques plus petites ainsi que toutes les installations de transformation de la biomasse et les parcs éoliens.

Transport et commerce de l’énergie

Pétrole brut et liquides

  • Le Québec reçoit le pétrole brut par la canalisation 9 d’Enbridge, par train et par pétrolier (figure 2). Le pipeline Portland-Montréal peut aussi approvisionner le Québec en pétrole brut, mais les volumes ont été très faibles depuis 2016.
  • Depuis l’inversion de la canalisation 9 d’Enbridge, en décembre 2015, du pétrole brut est acheminé de Sarnia, en Ontario, jusqu’à Montréal. La capacité de cette canalisation est de 300 kb/j; ce pipeline transporte un mélange de pétrole provenant de l’Ouest canadien et du Midwest américain.
  • En 2016, l’acheminement de pétrole brut importé et de l’Est canadien par le pipeline Portland Montréal a chuté pour se situer, en moyenne, à 22 kb/j, soit environ 8 % de sa capacité.
  • Il existe au Québec trois terminaux ferroviaires capables de recevoir des cargaisons de pétrole brut : un à chacune des raffineries de Suncor et de Valero, et un autre à Sorel-Tracy. La capacité de ces installations réunies atteint approximativement 160 kb/j de pétrole brut.
  • Le Québec reçoit environ 220 kb/j de pétrole brut par pétroliers arrivant à Montréal et à Lévis.
  • Le pipeline Trans-Nord achemine environ 173 kb/j de produits pétroliers raffinés, comme de l’essence, du diesel, du carburant d’aviation et du combustible de chauffage de Montréal aux marchés de l’Ontario.
  • Le pipeline Saint-Laurent de Valero a une capacité de 100 kb/j et transporte des produits pétroliers raffinés de la raffinerie de Valero, à Lévis, à un terminal de distribution dans l’Est de Montréal.

Gaz naturel

  • Le gazoduc Trans-Québec et Maritimes (TQM) se raccorde au réseau principal de TransCanada à la frontière ontarienne, près d’Ottawa. Il transporte du gaz naturel qui est consommé au Québec ainsi qu’à trois points d’exportation : East Hereford, Philipsburg et Napierville. Ces points d’exportation sont respectivement connectés au réseau de transport de gaz naturel de Portland, au réseau gazier du Vermont et au pipeline North Country, et approvisionnent en gaz plusieurs États américains (figure 3).
  • Traditionnellement, le gaz naturel consommé au Québec provenait de l’Ouest canadien. Plus récemment, la hausse de la production gazière aux États-Unis, l’inversion des points d’exportation en Ontario et les raccordements supplémentaires entre l’Ontario et le Québec ont ouvert la porte à de plus importantes livraisons de gaz américain vers le Québec.
  • La société Gaz Métro distribue du gaz à environ 300 municipalités par son réseau de canalisations de plus de 10 000 km. La société Enbridge Gazifère exploite 932 km de canalisations et dessert la région de l’Outaouais. Ces deux sociétés sont réglementées par la Régie de l’énergie.

Gaz naturel liquéfié (GNL)

  • Gaz Métro exploite une petite usine de liquéfaction, d’entreposage et de regazéification dans l’Est de Montréal depuis 1971. Afin de répondre à la demande croissante de GNL dans le secteur du transport routier et maritime, Gaz Métro a accru la capacité de son usine en 2017, la faisant passer de 3,0 à 9,0 milliards de pieds cubes (Gpi3) par an. L’installation agrandie servira également à alimenter des centres miniers et industriels éloignés, ainsi que des installations de stockage en Nouvelle-Angleterre.
  • En 2016, Gaz Métro a exporté environ 10 millions de pieds cubes par jour (Mpi3/j) de GNL par camion aux marchés de la Nouvelle-Angleterre.
  • En 2015, l’Office national de l’énergie a accordé une licence d'exportation de 25 ans à Stolt LNGaz pour un volume maximal de 80 Mpi3/j. Le projet a aussi obtenu les autorisations provinciales. Une décision finale d’investissement n’a pas encore été prise dans ce projet, qui comprend une proposition de terminal de liquéfaction près de Bécancour. 

Électricité

  • En 2016, les exportations nettes d’électricité du Québec ont totalisé 12,6 TWh. En vertu de contrats à long terme, Hydro-Québec a accès, jusqu’en 2041, à la quasi-totalité de l’électricité produite à la centrale hydroélectrique de 5 428 MW du cours supérieur du fleuve Churchill [anglais seulement], au Labrador.
  • Le Québec fait également le commerce de l’électricité sur les marchés du Nord-Est des États Unis. En 2016, le Québec a été le plus grand exportateur d’électricité vers les États Unis de toutes les provinces canadiennes.
  • Hydro Québec exploite 34 272 km de lignes de transport d’électricité et quelque 116 258 km de lignes de distribution. Quinze interconnexions relient le réseau électrique du Québec à ceux de l’Ontario, du Nouveau Brunswick et du Nord-Est américain

Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre (GES)

Consommation totale d’énergie

  • En 2015, la demande pour utilisation finale au Québec a totalisé 1 778 pétajoules (PJ). Le secteur industriel vient au premier rang pour la demande d’énergie, avec 39 % de la demande totale, suivi des transports, à 29 %, du secteur résidentiel, à 21%, et du secteur commercial, à 11 % (figure 5). Le Québec arrive au deuxième rang au Canada pour la demande totale d’énergie la plus forte et au neuvième rang pour la consommation par habitant la plus forte.
  • Les produits pétroliers raffinés ont été le principal type de combustible utilisé au Québec en 2015, avec une consommation de 704 PJ, ou 39 % de la demande totale. Suivent l’électricité et le gaz naturel avec 631 PJ (36 %) et 272 PJ (15 %), respectivement (figure 6).

Produits pétroliers raffinés

  • La plus grande partie de l’essence consommée au Québec est raffinée dans la province. Toutefois, le Québec importe une partie de ses besoins en essence de la côte Est des États Unis et de l’Europe ou encore des Maritimes.
  • Le Québec constitue le deuxième marché en importance pour les produits pétroliers raffinés au Canada, après l’Ontario. En 2016, la demande de produits pétroliers raffinés du Québec s’est élevée à 355 kb/j, soit 20 % de la demande pour l’ensemble du Canada. De ce volume, on estime que 167 kb/j étaient pour l’essence automobile et 136 kb/j pour le diesel.

Gaz naturel

  • En 2016, la consommation de gaz naturel au Québec a totalisé, en moyenne, 578 Mpi3/j, soit 7 % de la demande canadienne totale.
  • En 2016, le plus grand consommateur de gaz naturel au Québec a été le secteur industriel, avec une consommation de 321 Gpi3/j. La consommation des secteurs commercial et résidentiel s’est quant à elle chiffrée à 193 Mpi3/j et 64 Mpi3/j, respectivement.

Électricité

  • En 2015, la consommation d’électricité par habitant au Québec s’est établie à 21,1 mégawattheures (MWh). La province arrive au premier rang au Canada pour la consommation d’électricité par habitant, qui surpasse de 46 % la moyenne nationale. Cette situation s’explique principalement par la présence de certaines industries, comme les alumineries, qui requièrent de grandes quantités d’électricité à moindre coût. La majorité des résidents du Québec ont aussi recours à l’électricité pour chauffer leur résidence.
  • Au Québec, c’est le secteur industriel qui a enregistré la plus forte consommation d’électricité en 2015, avec 82,7 TWh. Viennent ensuite les secteurs résidentiel et commercial, à 67,3 TWh et 24,8 TWh, respectivement. La demande d’électricité du Québec a diminué de 1% depuis 2005.

Émissions de GES

  • En 2015, les émissions de GES du Québec ont totalisé 80,1 mégatonnes (Mt) d’équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), une baisse de 10 % depuis 1990.Note de bas de page 1
  • Les émissions par habitant du Québec sont les deuxièmes plus basses au Canada et les plus faibles de toutes les provinces, à 9,7 tonnes d’éq. CO2, soit 52 % sous la moyenne nationale de 20,1 tonnes par habitant.
  • Les secteurs qui émettent le plus de GES au Québec sont les transports, avec 39 % du total, les industries lourdes (alumineries, cimenteries et usines de pétrochimie), à 22 % et les bâtiments (résidentiels et commerciaux), à 14 % (figure 7).
  • En 2015, les émissions de GES du secteur pétrolier et gazier du Québec ont totalisé 2,8 Mt d’éq. CO2. De ce total, 0,3 Mt était attribuable au transport et 2,5 Mt découlaient du raffinage du pétrole et de la distribution du gaz naturel.
  • Pratiquement toute l’électricité produite au Québec provient de ressources renouvelables. En 2015, le secteur de l’énergie de la province a émis 0,3 Mt d’éq. CO2, soit 0,4 % des émissions canadiennes de GES provenant de la production d’électricité.

Complément d’information

 

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