Aperçu du marché : L’Î.-P.-É et la Nouvelle-Écosse, en tête au Canada pour la part de la production éolienne

Date de diffusion : 2016-01-28

En 2015, l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse ont été les deux seules provinces canadiennes à avoir produit 10 % ou plus de leur électricité avec de l’énergie éolienne. Dans la première, les parcs éoliens ont fourni 99 % de la production, tandis que celle-ci s’est élevée à près de 10 % dans la seconde. Ailleurs au Canada, la production éolienne ne dépasse pas 4 %Note de bas de page 1 de la production totale.

 

*Remarque 1 : Afin d’obtenir un portrait plus juste, la barre rouge de l’Île-du-Prince-Édouard représente la part de l’énergie éolienne dans la consommation, et non la production, totale d’électricité; cela tient au caractère unique des fortes importations d’électricité de cette province.
Remarque 2: Terre-Neuve-et-Labrador, le Nunavut et le Yukon ont peu ou pas de parcs éoliens. Ils ne sont pas présentés dans le graphique.

Source et description

Source : AE 2016

Description : Le graphique ci-dessus comporte deux séries de barres illustrant la capacité totale de production éolienne d’électricité et la production totale d’électricité dans les provinces et territoires au Canada, ainsi que dans l’ensemble du pays. La production éolienne par rapport au mélange des types de production est présentée en ordre décroissant. À l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse, la capacité de production éolienne n’atteint pas 10 % et la production, 5 % ailleurs au pays. À l’Île-du-Prince-Édouard, la capacité s’est élevée à 56 % et la consommation à 25 %, alors qu’en Nouvelle-Écosse, la capacité était de 16 % et la production, de 10 %.

La presque totalité de l’électricité produite à l’Île-du-Prince-Édouard (99 %) l’a été dans les parcs d’éoliennes, qui représentent plus de la moitié (56 %) de la capacité de production de la province. Les autres centrales, pour la plupart alimentées au pétrole et au diesel, ne procurent qu’une production d’appoint. Néanmoins, la production éolienne installée ne satisfait que 25 % de la demande locale d’électricité, le reste devant être acheté au Nouveau-BrunswickNote de bas de page 2.

Depuis toujours, la Nouvelle-Écosse compte sur le charbon pour produire son électricité. Or, en 2010, la province s’est engagée à accroître sa production à partir de sources renouvelables, notamment l’énergie éolienne et l’hydroélectricité, à 25 % en 2015 et à 40 % en 2020. De 2012 à 2015, des contrats ont été accordés pour de nombreux projets éoliens dans le cadre d’un programme de tarif de rachat garantiNote de bas de page 3. L’année dernière, la capacité de production éolienne de la Nouvelle-Écosse s’est élevée à 552 MW, soit 16 % de la capacité totale, et la production de ce type d’énergie a constitué près de 10 % de la production totaleNote de bas de page 4, la plus forte proportion au Canada après celle enregistrée par l’Île-du-Prince-Édouard.

Ailleurs au Canada, l’énergie éolienne, tant sur le plan de la capacité totale que de la production, occupe une place plus modeste, quoiqu’en chiffres absolus, c’est en Ontario, au Québec et en Alberta où l'on trouve le gros des éoliennes. En 2015, la capacité de production des centrales éoliennes représentait 6 % de la capacité canadienne, mais la production elle même n’était que de 2,5 % de la production totale. Comme les éoliennes ne fonctionnent pas en l’absence de vent et qu’il n’existe pas de moyens actuellement pour stocker de grandes quantités d’électricité, les installations dont la production est plus facile à gérer, comme les barrages hydroélectriques et les centrales nucléaires, sont privilégiées.

 

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