ARCHIVÉ – Aperçu des exportations et importations de pétrole en 2013

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Volumes (10³m³/j)
ExportationsNote de bas de page 1 415,3 372,6 340,0 311,7 291,9
Moins importationsNote de bas de page 2 102,1 115,8 108,0 122,5 128,4
Exportations nettes 313,2 256,8 232,0 189,2 163,5
Prix moyen ($ CAN/m³)
ExportationsNote de bas de page 3 539,29 526,31 551,22 456,68 395,13
ImportationsNote de bas de page 4 703,29 701,45 692,76 515,77 442,71
Valeur (G$ CAN)
ExportationsNote de bas de page 5 81,8 71,7 68,4 52,0 42,1
ImportationsNote de bas de page 6 26,2 29,0 27,1 23,3 20,7
Revenu net 55,6 42,7 41,3 28,7 21,4

Sources : Office, EIA, taux de change de la Banque du Canada et Statistique Canada (nombres arrondis)

  • Le volume des exportations de pétrole brut a augmenté au cours des cinq dernières années alors que pour les importations, la tendance a été à la baisse (voir figure 2) si on fait exception d’une légère ascension en 2012.
  • Le prix moyen à l’exportation en 2013 a atteint 539,29 $/mètre cube (m³), soit presque 2,5 % ou 12,98 $/m³ de plus que celui de 526,31 $/m³ enregistré en 2012.
  • Le prix moyen à l’importation en 2013 s’est élevé à 703,29 $/m³, une hausse de moins de 0,3 % comparativement à celui de 701,45 $/m³ en 2012.
  • Les recettes d’exportation de pétrole pour 2013 se sont chiffrées à quelque 81,8 milliards de dollars, supérieures de 10,1 milliards de dollars ou 14,1 % à celles de 2012. Elles ont progressé au cours des cinq dernières années et le revenu net estimatif tiré du pétrole en 2013 est de 55,6 milliards de dollars.
  • La valeur des importations de pétrole en 2013 a totalisé 26,2 milliards de dollars, une diminution de 2,8 milliards de dollars ou 9,6 % par rapport à 2012.

Figure 1 : Volumes de pétrole exporté par le Canada, 2004-2013

Figure 1 : Volumes de pétrole exporté par le Canada, 2004-2013

Source : Office national de l’énergie (nombres arrondis)

  • Les exportations de pétrole ont augmenté de plus de 11,4 % de 2012 à 2013 et sont ainsi passées de 372,6 milliers de mètres cubes par jour (10³m³/j), ce qui équivaut à 234,6 milliers de barils par jour (kb/j).
  • Les exportations de pétrole ont poursuivi sur leur lancée des dix années précédentes alors qu’elles ont atteint 415,3 10³m³/j (environ 2,6 Mb/j), contre 258,9 10³m³/j (un peu plus de 1,6 Mb/j) en 2004, pour une augmentation de plus ou moins 60,4 %.

Figure 2 : Volumes de pétrole importé au Canada, 2004-2013

Figure 3 : Volumes nets de pétrole importé par le Canada, 2004-2013 Figure 2 : Volumes de pétrole importé au Canada, 2004-2013

Sources : Données de l’EIA, Statistique Canada et Office national de l’énergie (nombres arrondis)

  • De 2012 à 2013, les importations de pétrole au Canada ont régressé de 11,8 %, s’établissant à 102,1 10³m³/j (643,2 milliers de barils par jour).
  • À l’exception de 2012, les importations de pétrole ont affiché une baisse au cours de chacune des dix dernières années. L’augmentation en 2012 a été le résultat d’importations supplémentaires de diluants et/ou de condensats (hydrocarbures légers) afin de faciliter l’acheminement de pétrole plus lourd dans les réseaux pipeliniers.

Figure 3 : Volumes nets de pétrole exporté par le Canada, 2004-2013

 

Source : Office national de l’énergie (nombres arrondis)

  • En 2013, les exportations nettes de pétrole ont été de 313,2 10³m³/j (1,9 Mb/j), en progression de plus de 21,9 % comparativement aux niveaux de 2012.
  • Sur dix ans, les exportations nettes de pétrole se sont accrues de 184,2 %, passant de 110,2 10³m³/j (0,7 Mb/j) en 2004 à 313,2 10³m³/j (1,9 Mb/j) en 2013.

Figure 4 : Volumes d’exportation selon la destination, 2004-2013

Figure 4 : Volumes d’exportation selon la destination, 2004-2013

Source : Office national de l’énergie (nombres arrondis)

  • En 2013, les exportations de pétrole du Canada à destination de la côte Est des États-Unis (PADD I) ont augmenté de 2,0 millions de mètres cubes (Mm³) ou 12,6 millions de barils (Mb) par rapport à celles de 2012. Cette destination représentait 7,6 % de l’ensemble des exportations de pétrole brut du Canada, contre 7,0 % en 2012.
  • Le Midwest américain (PADD II) est demeuré le plus important marché d’exportation de pétrole brut du Canada. En tout, 103,0 Mm³ (649,5 Mb) de pétrole brut y ont été exportés, soit 68,0 % du total des exportations canadiennes de ce produit. Il s’agit d’une augmentation d’un peu moins de 9,4 Mm³ (59,2 Mb).
  • Les exportations vers la côte américaine du golfe du Mexique (PADD III) ont légèrement augmenté depuis 2012. En 2013, ce sont 4,7 % des exportations de pétrole brut du Canada, soit 7,0 Mm³ (44,5 Mb), qui ont été acheminés jusqu’à ce marché. La région des Rocheuses américaines (PADD IV) a connu elle aussi une légère croissance des exportations de pétrole par rapport à 2012, lesquelles ont totalisé plus de 13,7 Mm³ (86,6 Mb) en 2013, ce qui représentait une part de marché de 9,1 % dans le contexte de l’ensemble des exportations de pétrole brut du Canada.
  • Pour ce qui est de la côte Ouest des États-Unis (PADD V), les exportations en 2013 ont augmenté de 752 milliers de mètres cubes (4,7 Mb) ou 6,7 % comparativement à 2012. Cette destination représentait 7,5 % de toutes les exportations de pétrole brut du Canada.
  • Les exportations ailleurs qu’aux États-Unis en 2013 ont totalisé 4,8 Mm³ (30,3 Mb), ayant plus que doublé par rapport à 2012. La part du marché des exportations de pétrole brut du Canada qu’elles représentaient en 2013 a ainsi augmenté de 3,2 %.

Commentaires et perspectives

En 2013, le marché du pétrole a été caractérisé par l’évolution des modes de transport, le chemin de fer ayant été beaucoup plus utilisé pour les exportations comme pour les déplacements à l’intérieur des frontières du pays. Les exportations de pétrole brut canadien par chemin de fer en 2013 ont continué d’augmenter pour atteindre environ 7,4 Mm³ (46,7 Mb), soit plus du double de celles ainsi effectuées en 2012.

En vue de l’accès à de nouveaux marchés, des projets pipeliniers vers l’est, l’ouest et le sud ont été examinés, au même titre que d’autres modes de transport possibles comme le train et les pétroliers. La capacité pipelinière existante a été entièrement utilisée et les délais touchant l’ajout de capacité ont fait qu’on s’est tourné davantage vers d’autres modes de transport.Note de bas de page 7 Le recours accru au chemin de fer pour l’acheminement de pétrole brut conjugué à un certain nombre de déraillements a été à l’origine d’une révision des règlements pour le transport de liquides inflammables. Un incident particulièrement dévastateur a été le déraillement à Lac-Mégantic, au Québec. En juillet 2013, un train transportant du pétrole brut de Bakken a déraillé, et les explosions et incendies qui ont suivi ont entraîné la mort de 47 personnes. Il s’agissait, depuis l’année de la confédération canadienne, de l’accident le plus meurtrier mettant en cause un train autre que de passagers.

En termes de pétrole brut classique et non classique, les avancées technologiques se sont poursuivies et ont mené à une plus grande utilisation des techniques de forage horizontal et de fracturation en plusieurs étapes ainsi qu’à de nouvelles innovations dans le secteur des sables bitumineux. La production s’est donc accrue dans des régions où elle était précédemment jugée non rentable. Les prix moyens du pétrole brut à l’échelle mondiale sont demeurés stables en 2013, comme cela a été le cas depuis quelques années.

En 2013, la Chine est devenue le plus grand pays importateur de pétrole brut, surpassant les États Unis à ce chapitre. La croissance mondiale de la demande de pétrole est d’ailleurs attribuable à la Chine dans une proportion de presque de 33 %.Note de bas de page 8 De plus, les changements soudains survenus dans le domaine de l’exploitation du schiste ont fait que les États-Unis sont devenus le plus grand producteur de pétrole du monde, ce qui a eu des répercussions de taille sur le commerce de ce produit à la grandeur de la planète. Même si les États-Unis ont continué de consommer des combustibles comme nul autre pays, la disponibilité d’une importante quantité de brut à faible coût provenant des gisements schisteux a ouvert la porte à davantage d’exportations de produits raffinés comme l’essence et les distillats.Note de bas de page 9

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