ARCHIVÉ – Aperçu des exportations et importations de pétrole en 2014

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  2014 2013 2012 2011 2010
Volumes (10³m³/j)
ExportationsNote de bas de page 1 453,7 415,3 372,6 340,0 311,7
Moins importationsNote de bas de page 2 86,4 102,1 115,8 108,0 122,5
Exportations nettes 367,3 313,2 256,8 232,0 189,2
Prix moyen ($ CAN/m³)
ExportationsNote de bas de page 3 552,56 539,29 526,31 551,22 456,68
ImportationsNote de bas de page 4 639,38 703,29 701,45 692,76 515,77
Valeur (G$ CAN)
ExportationsNote de bas de page 5 91,5 81,8 71,7 68,4 52,0
ImportationsNote de bas de page 6 20,2 26,2 29,0 27,1 23,3
Revenu net 71,3 55,6 42,7 41,3 28,7

Sources : Office, EIA, taux de change de la Banque du Canada et Statistique Canada (nombres arrondis)

  • Le volume des exportations de pétrole brut a augmenté au cours des cinq dernières années alors que pour les importations, la tendance a été à la baisse (voir figure 2).
  • Le prix moyen à l’exportation en 2014 a atteint 552,56 $/mètre cube (m³), soit presque 2,5 % ou 13,27 $/m³ de plus que celui de 539,29 $/m³ enregistré en 2013.
  • Le prix moyen à l’importation en 2014 s’est élevé à 639,38 $/m³, une baisse d’environ 9,1 % comparativement à 703,29 $/m³ en 2013.
  • Les recettes d’exportation de pétrole pour 2014 se sont chiffrées à quelque 91,5 milliards de dollars, une hausse de 9,7 milliards de dollars ou 11,9 % par rapport à 2013. Elles ont progressé au cours des cinq dernières années et les recettes nettes tirées du pétrole en 2014 sont estimés à 71,3 milliards de dollars.
  • La valeur des importations de pétrole en 2014 a totalisé 20,2 milliards de dollars, une diminution de 6,0 milliards de dollars ou 22,9 % par rapport à 2013.

Figure 1 : Volumes de pétrole exporté par le Canada, 2005-2014

Figure 1 : Volumes de pétrole exporté par le Canada, 2005-2014

Source : Office (nombres arrondis)

  • En 2014, les exportations de pétrole ont poursuivi sur leur lancée des dix années précédentes, atteignant 453,7 10³m³/j (environ 2,85 Mb/j), contre 258,8 10³m³/j (un peu plus de 1,6 Mb/j) en 2005, pour une augmentation de plus ou moins 75,3 %.
  • Les exportations de pétrole ont augmenté en 2014 comparativement à 2013, pour atteindre 38,4 10³m³/j, ce qui équivaut à environ 241,5 kb/j. Il s’agit d’une progression de 9,2 %.

Figure 2 : Volumes de pétrole importé au Canada, 2005-2014

Figure 2 : Volumes de pétrole importé au Canada, 2005-2014

Sources : Données de l’EIA, Statistique Canada et Office (nombres arrondis)

  • De 2013 à 2014, les importations de pétrole au Canada ont reculé de plus de 15,3 %, s’établissant à 86,4 10³m³/j (543,5 kb/j).
  • À l’exception de 2012, les importations de pétrole ont diminué chaque année au cours des dix dernières années. L’augmentation en 2012 tenait à des importations supplémentaires de diluants et/ou de condensats (hydrocarbures légers) qui servent à faciliter l’acheminement de pétrole plus lourd dans les réseaux pipeliniers.

Figure 3 : Volumes nets de pétrole exporté par le Canada, 2005-2014

Figure 3 : Volumes nets de pétrole exporté par le Canada, 2005-2014

Source : Office (nombres arrondis)

  • En 2014, les exportations nettes de pétrole ont été de 367,3 10³m³/j (2,3 Mb/j), en progression de plus de 17,2 % comparativement aux niveaux de 2013.
  • Depuis dix ans, les exportations nettes de pétrole se sont en hausse, augmentant de 209 %, passant de 118,7 10³m³/j (746 kb/j) en 2005 à 367,3 10³m³/j (2,3 Mb/j) en 2014.

Figure 4 : Volumes d’exportation selon la destination, 2005-2014

Figure 4 : Volumes d’exportation selon la destination, 2005-2014

Source : Office (nombres arrondis)

  • En 2014, les exportations de pétrole du Canada à destination de la côte Est des États-Unis (PADD I) ont augmenté de 2,9 Mm³ (18,3 Mb) par rapport à celles de 2013. Cette destination représentait 8,8 % de l’ensemble des exportations de pétrole brut du Canada, contre 7,5 % en 2013.
  • Le Midwest américain (PADD II) est demeuré le plus important marché d’exportation pour le pétrole brut canadien. En tout, quelque 110,0 Mm³ (692,1 Mb) de pétrole brut y ont été exportés, soit 66,5 % du total des exportations canadiennes de ce produit en 2014. Il s’agit d’une augmentation de volume d’un peu plus de 6,9 Mm³ (environ 43,7 Mb) comparativement à 2013.
  • Les exportations vers la côte américaine du golfe du Mexique (PADD III) ont augmenté de façon notable depuis 2013. En 2014, ce sont 6,5 % des exportations de pétrole brut du Canada, soit 10,8 Mm³ (près de 68,0 Mb), qui ont été acheminés vers ce marché.
  • La région des Rocheuses américaines (PADD IV) a aussi affiché une légère croissance des exportations de pétrole par rapport à 2013, alors qu’elles ont totalisé plus de 13,9 Mm³ (près de 87,9 Mb) en 2014, ce qui représentait une part de marché de 8,4 % de l’ensemble des exportations canadiennes de pétrole brut.
  • Pour ce qui est de la côte Ouest des États-Unis (PADD V), les exportations, par rapport à 2013, ont légèrement augmenté de 752 milliers de mètres cubes (4,7 Mb). En 2014, le pétrole brut canadien détenait une part de marché de 7,0 % à cette destination.
  • Les exportations ailleurs qu’aux États-Unis en 2014 ont totalisé 4,6 Mm³ (près de 29,1 Mb), soit un léger repli par rapport aux 4,8 Mm³ (environ 30,3 Mb) l’année précédente. Ces exportations de pétrole brut canadien représentaient une part de marché de 2,8 %, un repli comparativement à 3,2 % en 2013.

Commentaires

En 2014, le marché du pétrole a connu des transformations profondes. La Chine est devenue le plus grand pays importateur de pétrole, surpassant les États-Unis à ce chapitreNote de bas de page 7. Ces derniers ont dépassé la Russie et l’Arabie saoudite comme principal producteur de pétrole, un phénomène qui s’explique par la place considérable qu’a jouée l’extraction de pétrole brut du schisteNote de bas de page 8. Les changements soudains survenus dans le domaine de l’exploitation du schiste ont propulsé les États-Unis comme plus grand producteur de pétrole du monde, ce qui a eu des répercussions de taille sur le commerce de ce produit à l’échelle de la planète. Les États-Unis ont continué d’être le pays qui consomme le plus de produits pétroliers raffinés, et l’abondance des ressources de brut disponibles à faible coût dans les gisements schisteux a ouvert la porte à davantage d’exportations de ces produits comme l’essence et les distillats.Note de bas de page 9 Il est entendu que les exportations actuelles de produits pétroliers raffinés des États-Unis ne sont pas visées par l’interdiction qui touche les exportations de pétrole brut de ce pays.

Après quelques années de stabilité, les prix moyens du pétrole dans le monde ont dégringolé en 2014. De nombreux produits ont subi de fortes fluctuations de prix. D’un sommet se situant autour de 105,79 $ US le baril en juin, le West Texas Intermediate (WTI) avait perdu plus de 40 % de sa valeur à la fin de l’année, s’établissant à 59 $ US le barilNote de bas de page 10. À l’échelle internationale, les variations des prix en 2014 ont essentiellement été causées par la demande mondiale moins forte, par les troubles politiques en Irak et en Libye, par l’incapacité de l’OPEP d’arriver à un consensus sur la réduction de la production à la fin de 2014 et par le fait que les États-Unis soient devenus le plus gros producteur de pétrole du monde. Ce dernier facteur a fait en sorte que les États-Unis ont importé beaucoup moins de pétrole et, par conséquent, ont joué un rôle dans l’offre excédentaire à l’échelle internationaleNote de bas de page 11.

Au Canada, la plus grande partie du pétrole brut est transporté par pipelines, mais il existe d’autres moyens d’acheminer les exportations, en l’occurrence le chemin de fer et les navires et camions-citernes. Les exportations de pétrole brut canadien par chemin de fer en 2014 ont continué d’augmenter pour atteindre environ 9,4 Mm³ (59,1 Mb), soit une hausse de plus de 27 % par rapport à 2013.

Dans le but d’avoir accès à de nouveaux marchés, des projets pipeliniers vers l’est, l’ouest et le sud sont à l’étude en ce moment. Leur réalisation permettrait une diversification des marchés pour le pétrole brut canadienNote de bas de page 12. La capacité pipelinière existante a été entièrement utilisée, et l’allongement du temps nécessaire pour ajouter une nouvelle capacité a incité les producteurs à se tourner davantage vers d’autres modes de transport.Note de bas de page 13 Le recours accru au chemin de fer pour l’acheminement de pétrole brut conjugué à un certain nombre de déraillements a mené à une révision de la réglementation des transports de liquides inflammables. En juillet 2013, un événement particulièrement dévastateur est survenu lorsqu’un train a déraillé à Lac-Mégantic, au Québec.Note de bas de page 14

En ce qui a trait au pétrole brut classique et au pétrole brut non classique, les avancées technologiques se sont poursuivies et ont mené à une plus grande utilisation des techniques de forage horizontal et de fracturation en plusieurs étapes ainsi qu’à des innovations dans le secteur des sables bitumineux. La production s’est donc accrue dans des zones géologiques jugées non rentables auparavant.

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