Adoption des sources d’énergie renouvelable au Canada – Analyse des marchés de l’énergie

Coûts et compromis

Le coût de la production d’électricité peut varier selon les sources d’énergie et le combustible utilisés. Par exemple, l’électricité produite par les panneaux photovoltaïques tend à coûter plus cher que celle qui est produite par les centrales hydroélectriques à réservoir. De plus, les coûts varient grandement d’un projet à l’autre, qu’il s’agisse d’énergie solaire ou hydroélectrique.

La taille, la puissance de sortie, le taux d’efficacité et d’autres variables opérationnelles diffèrent aussi d’un projet à l’autre. Financièrement, le montant de l’investissement initial et les coûts d’exploitation, d’entretien et des combustibles varient beaucoup. De plus, le régime d’imposition et les subventions influencent aussi le coût des projets.

Pour comparer directement les coûts de technologies aussi différentes, on utilise entre autres une mesure appelée « coût actualisé de l’électricité ». Il s’agit du prix moyen qu’une installation de production d’électricité doit obtenir pour chaque unité produite au cours de sa vie pour atteindre le seuil de rentabilité financière. Le coût actualisé est souvent exprimé en cents par kWh et calculé en dollars courants.

Figure 18 – Coût actualisé de l’électricité

Figure 18 – Coût actualisé de l’électricité

Sources: NB Power [anglais seulement], AESO [anglais seulement], Nova Scotia Power [anglais seulement], OPG [anglais seulement], IESO [anglais seulement], Manitoba Hydro [anglais seulement] et BC Hydro [anglais seulement]

Description:

Ce graphique montre le coût actualisé de divers types de centrales électriques. Le coût actualisé se définit comme le coût moyen qu’une installation de production d’électricité doit obtenir pour chaque unité produite au cours de sa vie pour atteindre le seuil de la rentabilité financière. Pour chaque type de production, une colonne indique la plage des valeurs tirées des sources provinciales, et le carré indique la valeur moyenne. Ce sont les centrales de gaz naturel à cycle combiné, les parcs éoliens sur terre et les centrales hydroélectriques à réservoir qui ont le plus faible coût actualisé moyen, et les parcs éoliens en mer, les centrales au gaz naturel à cycle simple et les centrales hydroélectriques au fil de l’eau qui ont le coût actualisé moyen le plus élevé.

Train de Vancouver traversant un pont au-dessus d’un parc industriel

La plupart des régies de services publics se préoccupent du coût total payé par les consommateurs pour l’électricité, y compris des effets sur les ménages à faible revenu. Le prix pèse lourd dans la balance quand vient le temps de choisir les sources de production à construire ou à utiliser un jour donné, et les exploitants de réseau électrique ont tendance à privilégier les sources à faible coût.

Beaucoup d’autres facteurs doivent être soupesés avant de prendre une décision sur les sources d’énergie à utiliser pour produire de l’électricité. La fiabilité est un facteur d’importance, puisque les exploitants ont le mandat de veiller à ce que l’offre soit en tout temps suffisante pour répondre à la demande. Les sources d’énergie intermittentes, comme le vent et le soleil, doivent donc être soutenues par d’autres sources de production.

Qui dit différentes sources d’électricité dit aussi différents coûts environnementaux. Le monde a actuellement les yeux rivés sur les émissions de carbone et de GES, souvent présentés en tonnes d’équivalents CO2. L’exploitation d’installations hydroélectriques, éoliennes et solaires créée peu ou pas d’émissions, mais d’autres types de production peuvent en produire beaucoup plus.

Figure 19 – Émissions de gaz à effet de serre par type de combustible

Figure 19 – Émissions de gaz à effet de serre par type de combustible

Source : Avenir énergétique du Canada en 2016 – Mise à jour – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040
ou Environnement et Changement climatique Canada

Note: Les gaz à effet de serre considérés sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde de diazote (N2O), l’hexafluorure de soufre (SF6), les tétrafluorométhanes (CFC), les hydrurofluorurocarbones (HFC) et le trifluorure d’azote (NF3)

Description:

Ce graphique montre les émissions estimatives de CO2 pour chaque type de combustible. Les émissions sont présentées en grammes d’équivalent CO2 par mégajoule (g/MJ). Les émissions du charbon sont les plus importantes à 90,87 g/MJ, suivies de celles du mazout lourd à 74,58 g/MJ, du diesel à 74,08 g/MJ, du gaz naturel à 49,88 g/MJ et de la biomasse à 4,59 g/MJ. L’exploitation d’installations hydroélectriques, éoliennes et solaires créée peu ou pas d’émissions.

Chaque méthode de production d’électricité a un coût environnemental, même si elle ne génère aucune émission durant la production. Des émissions sont produites tout au long du cycle de vie des installations. Les matières premières doivent être recueillies ou extraites, transformées en différentes composantes, puis transportées au site de production et assemblées. Des émissions sont aussi produites par l’exploitation courante et l’entretien. En outre, la construction, l’exploitation et la cessation d’exploitation des installations électriques peuvent avoir de lourdes répercussions sur les terres, l’air et les écosystèmes aquatiques avoisinants.

Les politiques de production d’électricité équilibrent ces différents coûts et compromis de multiples façons. La promotion actuelle des énergies éolienne, solaire et hydroélectrique reflète la priorité accordée à la production à faibles émissions. À mesure que les technologies, les coûts et les préoccupations environnementales évoluent, les forces et les faiblesses relatives de chaque combustible peuvent être appelées à changer.

Difficultés posées par les données

Les données présentées dans ce rapport sont tirées des sources suivantes :

  • Statistique Canada
  • Gouvernement ouvert (portail qui donne accès aux bases de données ouvertes interrogeables du gouvernement du Canada et à d’autres sources ouvertes)
  • Organismes provinciaux
  • Services publics et exploitants de réseaux dans les provinces

Il est difficile d’obtenir des données précises et détaillées sur les énergies renouvelables. Dans le cas de faibles quantités, il peut être plus facile d’en présenter le total dans les rapports produits, sinon même plus approprié de simplement les omettre par souci d’en protéger le caractère confidentiel.

Lorsqu’il n’existe qu’une ou deux installations de production dans une région, éoliennes ou de transformation de la biomasse par exemple, les données de production ne sont pas publiées.

L’Office a recueilli les meilleures données disponibles pour la production de ce rapport, mais il est probable qu’il en manque certaines. Au besoin, des calculs estimatifs ont été effectués ou des données moins récentes ont été utilisées.

L’Office collabore actuellement avec des organismes fédéraux et provinciaux pour rapprocher les données sur l’énergie renouvelable au Canada et en améliorer la qualité.

Pour toute question ou suggestion au sujet des données : energiesrenouvelables@neb-one.gc.ca.

Barrage en France entre Dinard et Saint-Malo où l’électricité est produite par le mouvement des marées

 

 

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