Panorama de l’électricité renouvelable au Canada 2017 – Analyse des marchés de l’énergie

Des éoliennes côtières au coucher de soleil.

Aperçu des émissions de GES

En 2015, le Canada a produit 722 mégatonnes (« Mt ») d’équivalent CO2. Le secteur de l’électricité était responsable de 10,9 % de ces émissions.

En 2016, 80,6 % de l’électricité produite au pays l’était à partir de sources sans émissions.Note de bas de page 2 Ce sont les autres sources d’énergie utilisées pour produire de l’électricité, soit le pétrole et le diesel, le gaz naturel et le charbon, qui ont été à l’origine de toutes les émissions dans ce secteur.

FIGURE 1

Figure 1
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Office

Description :
Deux diagrammes circulaires permettent d’illustrer la production d’électricité au Canada en 2016 selon le type de combustible, puis la part des émissions de GES pour chacun de ceux-ci. Côté production, l’hydroélectricité arrive en tête avec 58,8 %, suivie par le nucléaire à 14,6 %, le gaz naturel à 9,6 %, le charbon à 9,3 %, l’éolien à 4,7 % et la biomasse à 2,0 %, puis fermant la marche à 0,5 %, nous retrouvons pétrole et diesel ainsi qu’énergie solaire.

Pour ce qui est des émissions produites par le secteur de l’électricité, le charbon est responsable de 67,9 % de celles-ci, les autres étant attribuables au gaz naturel pour 28,9 % ou au pétrole et au diesel pour 3,2 %.

Dans l’ensemble, le secteur de l’électricité a produit 78,7 Mt d’équivalent CO₂ en 2015, comparativement à 116,9 Mt en 2005, cette dernière quantité représentant alors 15,8 % de toutes les émissions. La diminution des émissions est le fruit d’améliorations technologiques et d’un recours plus grand, dans le secteur, à des moyens de production d’électricité qui sont à l’origine d’émissions moindres de GES. Pour des précisions sur les tendances en matière de production d’électricité au pays, voir la section Survol de la situation au Canada.

FIGURE 2 Émissions de GES au Canada selon le secteur

Figure 2
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ECCC, tableau S-3

Description :
Ce graphique à aires empilées illustre les émissions de GES au Canada selon le secteur : électricité, pétrole et gaz, transports, immobilier, industrie lourde et agriculture. La part de celui de l’électricité, qui était de 15,8 % en 2005, s’est établie à 10,9 % en 2015.

Intensité des GES pour la production d’électricité

Selon l’ampleur relative des différents combustibles utilisés pour la production d’électricité, chaque province ou territoire est à l’origine d’une quantité d’émissions de GES qui varie par unité produite. Le quotient ainsi obtenu correspond à l’intensité des GES pour la production d’électricité. Là où l’hydroélectricité prime, comme c’est le cas en Colombie-Britannique, au Yukon, au Manitoba, au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador, cette intensité est parmi les plus faibles au Canada. Par exemple, les émissions au Québec n’étaient que de 1,2 g d’équivalent CO2 par kWh d’électricité produite en 2015. À l’autre extrémité du spectre, dans les régions qui comptent sur les combustibles fossiles comme le charbon et les produits pétroliers pour la production d’électricité, l’intensité en question peut atteindre 790 g d’équivalent CO2 par kWh.

FIGURE 3 Émissions selon le type de combustible

Figure 3
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ECCC, tableau A.6

Description :
Ce graphique illustre les émissions de CO2, en g d’équivalent CO2 par mégajoule (« g/MJ »), selon le type de combustible. Aucune émission n’est associée à la production d’électricité pour l’énergie solaire, l’éolien, l’hydroélectricité ou le nucléaire. La biomasse émet 4,59 g/MJ, puis viennent, en ordre croissant, le gaz naturel à 49,88 g/MG, le diesel à 74,8 g/MJ, le mazout lourd à 74,58 g/MJ et le charbon à 90,87 g/MJ.

FIGURE 4 Intensité des GES pour la production d’électricité par province et territoire

Figure 4
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Source :
Rapport d’inventaire national 2017

Description :
Cette carte aux couleurs dégradées illustre l’intensité relative des GES pour chaque province et territoire. L’intensité est plus faible lorsque les tons sont plus clairs, ce qui vaut pour les régions où le nombre de g d’équivalent CO2 par kWh est inférieur à 140, qui est la moyenne nationale, alors qu’ils sont plus foncés ailleurs. En ordre croissant, cette intensité est de 1,2 au Québec, 3,4 au Manitoba, 12,9 en Colombie Britannique, 20,0 à l’Île-du-Prince-Édouard, 32,0 à Terre-Neuve-et-Labrador, 40,0 en Ontario, 41,0 au Yukon, 280,0 au Nouveau-Brunswick, 390,0 dans les Territoires du Nord-Ouest, 600,0 en Nouvelle-Écosse, 660,0 en Saskatchewan, 750,0 au Nunavut et 790,0 en Alberta.

 

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