Panorama de l’électricité renouvelable au Canada 2017 – Analyse des marchés de l’énergie

Bateaux de pêche amarrés au quai à la brunante, à Malpeque Bay, à l’Île du Prince Édouard.

Île-du-Prince-Édouard

En 2016, l’Île-du-Prince-Édouard produisait 99,0 % de son électricité à partir de ressources renouvelables, éoliennes dans presque tous les cas, ce qui représente le pourcentage le plus élevé qui soit à cet égard, toute province et tout territoire confondus. Le pétrole et le diesel comptaient pour le reste de la production.

FIGURE 25 Production d’électricité à l’Île-du-Prince-Édouard selon la source

Figure 25
Description

Ce graphique illustre la répartition des sources d’électricité à l’Île-du-Prince-Édouard entre 2005 et 2016 : éolien (hausse, de 97,8 % à 98,1 %); biomasse (0,9 % en 2016); pétrole et diesel (baisse, de 2,2 % à 1,0 %).

TABLEAU 11 Capacité de production et production d’électricité provenant de ressources renouvelables à l’Île-du-Prince-Édouard

  Capacité en MW et % Production en GWh et %
  2005 2015 2016 2005 2015 2016
Pétrole et diesel 161 160 160 1 1 6
91,4 % 43,9 % 43,9 % 2,2 % 0,2 % 1,0 %
Biomasse 2 2 2 N/A 4 5
1,2 % 0,6 % 0,6 %   0,7 % 0,9 %
Éolien 13 203 203 40 587 565
7,4 % 55,6 % 55,6 % 97,8 % 99,2 % 98,1 %
Total pour les sources d’énergie renouvelable 15 205 205 40 591 570
8,6 % 56,1 % 56,1 % 97,8 % 99,8 % 99,0 %
Toutes les sources 173 366 366 41 592 576

Tendances de la production

À l’Île-du-Prince-Édouard, la production éolienne est demeurée assez stable, passant de 97,8 % en 2005 à 98,1 % en 2016. La biomasse a servi à produire 0,9 % de l’électricité en 2016, alors que la production des génératrices au pétrole et au diesel était limitée à 1,0 % par rapport à celle pour l’ensemble de la province, qui est la seule à ne pas produire d’hydroélectricité.

L’Île-du-Prince-Édouard importe un fort pourcentage de l’électricité qu’elle consomme du Nouveau-Brunswick, tout en exportant une partie importante de celle qu’elle produit à partir de ressources renouvelables (voir les statistiques du Nouveau-Brunswick sur la production selon la source). Les deux câbles sous-marins qui relient ces deux provinces sont essentiels à la viabilité de l’exploitation du réseau électrique de l’Île-du-Prince-Édouard et à sa fiabilité.

Modifications à la capacité de production en 2016

Aucune nouvelle installation n’est entrée en service à l’Île-du-Prince-Édouard en 2016. Même si les génératrices au pétrole et au diesel représentent 43,9 % de la capacité disponible, on y a rarement recours.

Complément d’information

Panorama de l’électricité renouvelable au Canada – Analyse des marchés de l’énergie 2016 procure des renseignements supplémentaires à ce sujet pour l’Île-du-Prince-Édouard.

Factures résidentielles et intensité des GES pour la production d’électricité

Charlottetown, plus grande ville de l’Île-du-Prince-Édouard, présente une facture résidentielle d’électricité relativement élevée à 160 $ pour 1 000 kWh alors que la moyenne mensuelle canadienne est de 129 $. À l’échelle de la province, l’intensité des GES pour la production d’électricité est beaucoup plus faible qu’en bien d’autres endroits au pays, avec 20 g de GES par kWh comparativement à une moyenne canadienne de 140 g.

FIGURE 26

FIGURE 26

Source et description

Source :
Hydro-Québec, Rapport d’inventaire national

Description :
Deux cadrans illustrent d’une part la facture résidentielle mensuelle pour 1 000 kWh et d’autre part l’intensité des GES pour la production d’électricité en g par kWh. Charlottetown, plus grande ville de l’Île du-Prince-Édouard, présente une facture résidentielle d’électricité relativement élevée à 160 $ pour 1 000 kWh alors que la moyenne mensuelle canadienne est de 129 $. À l’échelle de la province, l’intensité des GES pour la production d’électricité est beaucoup plus faible qu’en bien d’autres endroits au pays, avec 20 g de GES par kWh comparativement à une moyenne canadienne de 140 g. On ne parle ici que de l’électricité produite.

 

 

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