Panorama de l’électricité renouvelable au Canada 2017 – Analyse des marchés de l’énergie

Chute de Shawinigan sur la rivière Saint-Maurice. En arrière-plan, le barrage et la tour de La Cité de l’énergie.

Quebec

Le Québec a produit 99,8 % de son électricité à partir de sources renouvelables en 2016, ne le cédant en rien à quiconque à cet égard au Canada. Cette production est surtout hydroélectrique, à 95,2 %. Suivent ensuite l’éolien et la biomasse.

FIGURE 17 Production d’électricité au Québec selon la source

Figure 17
Description

Ce graphique illustre la répartition des sources d’électricité au Québec entre 2005 et 2016 : hydroélectricité (moyenne de 95,9 %); éolien (hausse, de 0,2 % à 3,6 %); biomasse (hausse, de 0,4 % à 1,0 %); nucléaire (baisse, de 1,4 % à nulle en 2012); gaz naturel, pétrole et diesel (environ 0,2 % en 2016).

TABLEAU 7 Capacité de production et production d’électricité provenant de ressources renouvelables au Québec

  Capacité en MW et % Production en GWh et %
  2005 2015 2016 2005 2015 2016
Pétrole et diesel 1 595 589 589 824 518 424
4,1 % 1,3 % 1,3 % 0,5 % 0,3 % 0,2 %
Gaz naturel 31 591 591 269 100 65
0,1 % 1,3 % 1,3 % 0,1 % <0,1 % <0,1 %
Nucléaire 675 0 0 4 322 0 0
1,7 % 0,0 % 0,0 % 2,4 % 0,0 % 0,0 %
Biomasse 278 245 275 646 2 053 2 093
0,7 % 0,5 % 0,6 % 0,4 % 1,0 % 1,0 %
Éolien 207 3 262 3 549 416 8 938 7 360
0,5 % 7,3 % 7,8 % 0,2 % 4,3 % 3,6 %
Hydroélectricité 36 473 40 212 40 397 173 356 194 540 197 243
92,9 % 89,6 % 89,0 % 96,4 % 94,4 % 95,2 %
Total pour les sources d’énergie renouvelable 36 958 43 719 44 222 174 418 205 531 206 696
94,1 % 97,4 % 97,4 % 97,0 % 99,7 % 99,8 %
Toutes les sources 39 259 44 899 45 402 179 832 206 149 207 184

Tendances de la production

La part de 95,2 % revenant à la production hydroélectrique au Québec en 2016 est semblable à ce qu’elle était en 2005. L’éolien a pour sa part beaucoup progressé, passant de 0,2 % à 3,6 % dans le même intervalle. Compte tenu d’une production éolienne de 7 360 GWh, seule l’Ontario affichait un chiffre supérieur en 2016 au pays.

Les collectivités rurales du Nord du Québec qui ne sont pas reliées au réseau s’en remettent au diesel et au pétrole pour produire de l’électricité, ce qui représentait autour de 0,2 % de la production totale en 2016. La province a éliminé le nucléaire en 2012 lorsqu’elle a fermé la centrale Gentilly-2.

Modifications à la capacité de production en 2016

Le Québec a ajouté un total estimatif de 502 MW à sa capacité de production en 2016, sous forme d’éolien, d’hydroélectricité et de biomasse. Les plus grands parcs éoliens sont ceux de Rivière-du-Moulin et de Mont-Rothery.

Hydro-Québec a ajouté environ 185 MW de capacité hydroélectrique en 2016 après avoir mené à terme les travaux d’aménagement de la Romaine-1. Il s’agissait de la première série d’installations hydroélectrique du complexe la Romaine, ouvrant sur le fleuve Saint-Laurent.

Complément d’information

Panorama de l’électricité renouvelable au Canada – Analyse des marchés de l’énergie 2016 procure des renseignements supplémentaires à ce sujet pour le Québec.

Factures résidentielles et intensité des GES pour la production d’électricité

Montréal, plus grande ville du Québec, présente la facture résidentielle d’électricité la moins élevée au Canada, à 72 $ pour 1 000 kWh, alors que la moyenne mensuelle au pays est de 129 $. À l’échelle de la province, l’intensité des GES pour la production d’électricité est ici encore la moins élevée, avec 3,4 g de GES par kWh comparativement à une moyenne canadienne de 140 g.

FIGURE 18

FIGURE 18

Source et description

Source :
Hydro-Québec, Rapport d’inventaire national

Description :
Deux cadrans illustrent d’une part la facture résidentielle mensuelle pour 1 000 kWh et d’autre part l’intensité des GES pour la production d’électricité en g par kWh. Montréal, plus grande ville du Québec, présente la facture résidentielle d’électricité la moins élevée au Canada, à 72 $ pour 1 000 kWh, alors que la moyenne mensuelle au pays est de 129 $. À l’échelle de la province, l’intensité des GES pour la production d’électricité est ici encore la moins élevée, avec 3,4 g de GES par kWh comparativement à une moyenne canadienne de 140 g.

 

 

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