Panorama de l’électricité renouvelable au Canada 2017 – Analyse des marchés de l’énergie

Réduction du CO2.

Résumé

Avec l’élimination de vieilles centrales thermiques et l’ajout de capacité renouvelable, la part occupée par de telles ressources pour la production d’électricité au Canada est passée de 65,6 % à 66,4 % en 2016, continuant ainsi de suivre la voie tracée en vue de décarboner l’économie du pays.

Au Canada, la capacité de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables autres qu’hydroélectriques a augmenté de 8,2 % en 2016 avec un ajout conjoint de 1 293 mégawatts (« MW ») pour l’énergie solaire, la biomasse et l’éolien. Au total, les énergies renouvelables autres qu’hydroélectriques représentaient 11,5 % de la capacité de production canadienne. L’hydroélectricité est la plus importante source d’électricité renouvelable avec 54,8 % de toute la capacité au pays en 2016.

C’est principalement l’éolien qui a permis d’ajouter à la capacité renouvelable au Canada en 2016. Plus de la moitié des ajouts nets de capacité en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse y étaient attribuables. Cela mérite d’être souligné en particulier pour le Québec, une province où l’hydroélectricité représente 95,2 % de toute la production, mais où les ajouts de capacité éolienne ont dépassé de 104 MW ceux de nature hydroélectrique. Dans l’ensemble, c’est l’Ontario qui présente les plus importants ajouts de capacité renouvelable avec 467 MW pour l’éolien, 188 MW pour la biomasse et 172 MW pour l’énergie solaire.

À l’échelle nationale, la production d’électricité des centrales alimentées au gaz naturel a fléchi de 5,4 % en 2016. Des baisses à ce chapitre ont été enregistrées en Colombie-Britannique, dans les Territoires du Nord‑Ouest, au Manitoba, en Ontario, au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador. Par contre, il y a eu augmentation en Alberta, en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse découlant du remplacement à long terme des centrales au charbon, dont les émissions de GES sont plus élevées. Entre 2005 et 2016, quand on parle de production totale d’électricité au pays, la part du charbon a régressé, passant de 16,1 % à 9,3 %, alors que celle du gaz naturel a progressé, passant de 6,8 % à 9,6 %.

En 2016, la capacité nette de production d’électricité a diminué en Colombie-Britannique et au Manitoba, qui ont fermé des centrales thermiques. Ces deux provinces se rapprochent ainsi d’une capacité de production provenant exclusivement d’énergies renouvelables.

Depuis 2005, parmi les grandes industries canadiennes, le secteur de l’électricité ne l’a cédé à aucun autre au chapitre de la réduction des émissions avec une diminution de 32,6 % au cours des dix années terminées en 2015, tandis que pour l’ensemble du pays, cette baisse n’a été que de 2,2 %. Pendant le même intervalle, ce secteur, auquel 15,8 % de toutes les émissions au pays étaient attribuables au départ, n’en était plus responsable qu’à hauteur de 10,9 % à la fin.

Production et capacité

La capacité représente la quantité maximale d’électricité qu’une installation peut produire, mesurée en MW. Pour sa part, la production représente l’action de créer de l’électricité par la transformation d’une autre source d’énergie. Elle est aussi souvent décrite comme étant la quantité d’électricité produite mesurée en gigawattheures (« GWh »). Un wattheure correspond à l’électricité produite ou consommée par un appareil d’un watt pendant une heure.

Qu’est-ce que l’électricité renouvelable? Qu’est-ce que l’électricité sans émissions?

Toutes les méthodes de production d’électricité peuvent avoir des conséquences positives et négatives. Conformément à de nombreuses organisations canadiennes et internationales, l'ONÉ considère que l'énergie est renouvelable si elle provient de processus naturels qui sont reconstitués à un rythme égal ou supérieur au rythme auquel ils sont consommés. . En d’autres termes, s’il s’agit d’une source d’énergie durable. Ce rapport considère renouvelables l’hydroélectricité et l’électricité produite à partir de biomasse ou d’énergie marémotrice, éolienne ou solaire.

L’électricité est considérée sans émissions si son mode de production n’est pas à l’origine de GES, mais de tels gaz peuvent néanmoins être associés à la construction initiale des installations. Ce rapport considère sans émissions l’hydroélectricité et l’électricité produite à partir de biomasse ou d’énergie marémotrice, éolienne, solaire ou nucléaire. La biomasse est incluse du fait que le carbone rejeté dans l’atmosphère en raison de la consommation des biocombustibles avait précédemment été absorbé par les plantes. Les émissions nettes ainsi produites peuvent être nulles si la consommation équivaut à la régénération de la biomasse.

 

 

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