ARCHIVÉ - Coûts de l’offre gazière dans l’Ouest canadien en 2009 - Dossier énergie

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Coûts de l’offre gazière dans l’Ouest canadien en 2009 - Dossier énergie [PDF 513 ko]

Entête de Dossier énergie gaz

Coûts de l’offre gazière dans l’Ouest canadien en 2009

Dans son plus récent rapport intitulé Coûts de l’offre gazière dans l’Ouest canadien en 2009, l’Office national de l’énergie a indiqué que le coût moyen de l’offre du gaz naturel produit à partir de nouveaux puits avait fléchi par rapport à 2007 pour s’établir à 6,97 $/GJ en 2009. Ce rapport analyse les coûts moyens, pour les producteurs, du gaz naturel tiré des nouveaux puits forés en 2009. De telles données sont indicatrices d’une production qui devrait augmenter ou diminuer compte tenu des conditions du marché en 2009.

Consommation de gaz naturel au Canada

Le gaz naturel est une importante ressource très présente au quotidien dans la vie des Canadiens. Il se retrouve habituellement sous des roches sédimentaires poreuses stratifiées, à des milliers de mètres de profondeur dans le sol. Au Canada, le gaz naturel constitue une source importante d’énergie qui, au-delà de ses utilisations industrielles partout au pays, sert principalement à chauffer les maisons et les édifices, et il est de plus en plus utilisé pour la production d’électricité.

Coûts de l’offre et prix du gaz naturel en 2009

Moyenne des coûts de l’offre par région en 2009

Moyenne des coûts de l’offre par région en 2009

Le coût moyen de production de gaz naturel dans l’Ouest canadien en 2009 s’est établi à 6,97 $/GJ. En 2007, ce même coût moyen atteignait 7,88 $/GJ. Les coûts de l’offre peuvent varier grandement selon la région et la ressource. Pendant la plus grande partie de 2009, il était moins coûteux d’extraire du gaz de schistes et de réservoirs étanches, à de plus grandes profondeurs dans le sous-sol, que du gaz de gisements plus près de la surface ou du méthane de houille. Plus il faut creuser pour atteindre les ressources, plus les puits sont coûteux, mais habituellement, plus la production de gaz est grande. En outre, les puits en profondeur donnent souvent plus de marge de manoeuvre pour réduire les coûts et accroître la production par voie de fracturation et de forages horizontaux. Par ailleurs, les ressources situées à faible profondeur, comme c’est le cas dans l’est de l’Alberta et en Saskatchewan, sont plus sensibles aux coûts fonciers puisque ceux des puits ne peuvent être réduits au moyen d’un relèvement de l’efficacité ou des taux de production. Par conséquent, l’année dernière, l’industrie a concentré son activité de forage dans les régions lui permettant d’espérer un meilleur rendement économique. Il y a ainsi eu déplacement des forages en Saskatchewan et dans l’est de l’Alberta à la faveur d’une activité accrue dans l’ouest de cette dernière province et en Colombie-Britannique.

La raison principale du recul des prix du gaz en Amérique du Nord a été le gonflement de l’offre américaine qui a fait en sorte que le marché est demeuré en position de surabondance. Le prix moyen du gaz naturel dans l’Ouest canadien en 2009 s’est établi à 3,76$/GJ, ce qui est bien inférieur aux 6,11 $/GJ enregistrés en 2007. À titre comparatif, le prix du pétrole (toujours par gigajoule) a presque triplé celui du gaz naturel en 2009. C’est donc dire que les producteurs avaient plus avantage à forer pour trouver du pétrole que du gaz. Dans ces circonstances, en 2009, les forages gaziers ont représenté moins de 50 % de tous les forages visant la production d’hydrocarbures plutôt que quelque 60 % comme c’est le cas historiquement.

Composantes du coût de l’offre

Composantes du coût de l’offre

L’activité de forage pour trouver du gaz naturel dans l’Ouest canadien est demeurée faible comparativement aux années fastes de 2005 à 2008. Cette activité dépend toujours de deux facteurs : le prix du gaz et ses coûts de production. Le recul des prix n’a cependant pas annihilé les forages gaziers. Des sociétés ont poursuivi la production, ayant besoin des flux de trésorerie ainsi produits pour continuer leur exploitation, tandis que d’autres ont misé sur un relèvement éventuel des prix. Certaines avaient vendu d’avance leur production de 2009 à des prix plus élevés que les prix actuels sur le marché (opérations de couverture), ce qui leur a permis de réaliser un bénéfice. Divers autres éléments ont aussi joué sur la rentabilité, notamment les terrains déjà acquis et les infrastructures en place.

Approvisionnements et capacité de stockage en Amérique du Nord

Il continue d’y avoir un fort excédent de l’offre par rapport à la demande en Amérique du Nord, ce qui fait que les chiffres de stockage de cette année pourraient fort bien dépasser les 4 500 milliards de pieds cubes inscrits à cet égard l’an dernier. Des tendances aussi solides sont principalement le résultat d’ajouts aux ressources connues, d’un accroissement de l’efficacité, de la capacité de forer de multiples puits à partir d’un seul et même lieu, et des forages horizontaux multilatéraux.

Les ressources gazières présentant une teneur plus élevée en liquides de gaz naturel (LGN) ont continué de profiter d’une faveur accrue en 2010 puisque le prix des LGN est lié à celui du pétrole brut. Il est donc plus souhaitable de forer pour trouver de telles ressources.

Situation actuelle de l’industrie et perspectives

Les producteurs de gaz naturel cherchent toujours à prendre de l’expansion et à poursuivre leur croissance. Une façon d’y parvenir est de faire l’acquisition d’actifs d’autres sociétés. Cette tendance devrait se poursuivre en 2010, surtout pour la mise en valeur de gaz de schistes et de réservoirs étanches à plus grande profondeur au Canada et aux États-Unis. Les producteurs de premier plan veulent ainsi donner de l’ampleur à leurs infrastructures ou à leurs portefeuilles fonciers et bénéficier par la même occasion à une plus vaste échelle d’un meilleur effet de levier. Les coentreprises ont elles aussi profité au secteur gazier alors que des investisseurs étrangers se sont unis à des producteurs canadiens et américains de gaz de schistes pour tirer des rendements positifs et élargir leurs connaissances en matière de production de gaz naturel.

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