ARCHIVÉ - Potentiel ultime des ressources gazières classiques de la Saskatchewan - Fiche de renseignements

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27 novembre 2008

Potentiel ultime des ressources gazières classiques de la Saskatchewan

Le Canada joue un rôle important sur le marché du gaz naturel en Amérique du Nord. À l’heure actuelle, il assure environ le quart de toute la production gazière nord-américaine. Le Canada ne pourra demeurer un fournisseur de premier plan que si l’ampleur et la qualité des ressources le justifient. La Saskatchewan est un petit, mais important, fournisseur de gaz naturel, comptant pour environ 4 % de la production totale canadienne en 2004. La production annuelle de gaz naturel non associé provenant de la Saskatchewan est actuellement de 6,9 milliards de pieds cubes (Gm3 ou 245 milliards de pieds cubes (Gpi³); elle provient essentiellement de l’ouest de la province. (Figure 1.1)

Gisements pétroliers et gaziers de la Saskatchewan

La présente Évaluation du marché de l’énergie, Potentiel ultime des ressources gazières classiques de la Saskatchewan, offre une perspective du volume de gaz naturel qui pourrait être disponible à l’avenir. Le potentiel ultime de gaz naturel constitue un élément de premier plan lorsqu’il faut tenter de prévoir l’offre future. Il présente des renseignements de base à partir desquels il est possible d’effectuer des recherches subséquentes sur le rythme de mise en valeur, la productibilité et les facteurs économiques.

Ce rapport fait suite à une étude réalisée conjointement par l’Office national de l’énergie (ONÉ) et le ministre de l’Énergie et des ressources de la Saskatchewan (ÉR). Il présente des renseignements sur les ressources restantes en gaz naturel classique non découvert dans la partie du bassin sédimentaire de l’Ouest canadien (BSOC) située en Saskatchewan, et sur les ressources de gaz naturel non classique qui pourraient être mise en valeur dans cette province. Les principales constatations du rapport sont les suivantes :

  • Le potentiel ultime des ressources gazières classiques commercialisables de la Saskatchewan a été établi à 297,4 Gm³ ou 10,6 Tpi³, soit 42 % de plus que le volume estimé antérieurement. Environ la moitié de ce volume a déjà été produit; le volume restant s’élève à 150,6 Gm³ ou 5,3 Tpi³.
  • Les ressources découvertes ont augmenté de 30 % par rapport à 1997. Les grandes découvertes réalisées depuis cette année-là, notamment les gisements d’Abbey et de Lacadena, ont entraîné une redistribution du potentiel non découvert dans la section géologique au profit des intervalles moins profonds, lesquels n’ont pas été autant reconnus dans les évaluations antérieures.
  • Compte tenu de la production jusqu’à la fin de 2004, le gaz naturel classique restant en Saskatchewan pour répondre à la demande de gaz sur le marché intérieur canadien et pour l’exportation s’élève à 150,6 Gm³ ou 5,3 Tpi³.
  • Les restrictions d’accès aux terres ont une incidence importante sur la recherche de ressources non découvertes. Les organismes estiment que 5 Gm³ (178 Gpi³) du potentiel ultime est situé sous des terres où l’accès n’est actuellement pas permis et où les réservoirs ne sont pas accessibles par forage dirigé.

Détermination du potentiel ultime

Le potentiel ultime de gaz naturel constitue un élément de premier plan lorsqu’il faut tenter de prévoir l’offre future. Il offre des renseignements de base à partir desquels des examens subséquents du rythme de mise en valeur, de la productibilité et des facteurs économiques peuvent être exécutés.

L’expression potentiel ultime se rapporte à l’estimation du volume des réserves de gaz commercialisable dont l’existence aura été prouvée dans une zone précise une fois l’exploration terminée.

Potentiel ultime = ressources découvertes + ressources non découvertes

Suivant cette formule, le potentiel ultime total de la Saskatchewan est de 297,4 Gm³, ce qui comprend la quantité produite à la fin de 2004, soit 146,8 Gm³ (5,2 Tpi³), et le gaz restant qui pourra répondre à la demande future, c’est-à-dire 150,6 Gm³ (5,3 Tpi³). (Figure 2.2)

Potentiel ultime
Catégorie Gaz en place Gaz commercialisable
Gm³ Tpi³ Gm³ Tpi³
Gaz découverta,b 319,7 11,3 221,5 7,9
Production cumulative (au 31 décembre 2004) 211,7c 7,5c 146,8 5,2
Gaz découvert restant 108,0 3,8 74,7 2,7
Gaz non découvert 109,4 3,9 75,9 2,7
Potentiel ultime 429,1 15,2 297,4 10,6
Potentiel ultime restant 217,4 7,7 150,6 5,3

a. Inclut les volumes de gaz découverts dans les couches Frobisher et Alida, dont le potentiel n’est pas estimé dans la présente étude.
b. Écart par rapport aux Oil and Gas Reserves Summary Reports de 2004 en raison des estimations des réserves des gisements divers.
c. La valeur de la colonne Gaz en place est une estimation du volume de gaz en place représenté par le volume de gaz commercialisable produit.

Des zones géologiques mieux comprises

Avec l’essor des progrès technologiques et du forage, de nouveaux renseignements sur les ressources d’un bassin sont mis en avant-plan, ce qui contribue conséquemment à améliorer le degré de certitude à l’égard des données. Les activités de forage accrues en Saskatchewan et la découverte d’au moins un grand gisement dans une zone existante dont on ne connaissait pas la présence jusqu’ici, ainsi que le fait que la production cumulative approchait les estimations du potentiel ultime faites antérieurement par l’ONÉ, ont justifié le besoin d’une nouvelle évaluation du potentiel ultime des ressources gazières classiques de la Saskatchewan.

Emplacement du Bassin sédimentaire de l’Ouest Canadien

Comme depuis 1997 l’exploration s’est déplacée vers de nouvelles zones et des horizons jusque-là négligés, l’état des connaissances du BSOC en Saskatchewan a continué de se développer. De façon générale, il y a reconnaissance accrue du potentiel non découvert des intervalles peu profonds, grâce en partie à une meilleure technologie et à de meilleures pratiques de production, comme le forage intercalaire qui permet à l’industrie de s’aventurer dans des zones inexplorées « moins perméables » et d’élargir les zones d’exploration.

Les zones gazéifères sont situées essentiellement dans la partie occidentale de la province. Le rapport ne traite pas de l’est de la Saskatchewan, dont la contribution aux réserves de gaz actuelles est minime.

Seules les données sur les réserves de gaz associé et non associé classique ont été analysées. Le gaz des gisements peu profonds des formations de Milk River, Medicine Hat et Second White Specks a été inclus dans le gaz classique en raison des longs antécédents de production. Le gaz dissous ne l’a pas été parce que ÉR n’en a pas encore attribué les réserves; il représente toutefois 7,7 % de la production de gaz commercialisable de la Saskatchewan, quantité qui n’est pas négligeable.

Des ressources pour l’avenir

La Saskatchewan détient environ 4 % du potentiel ultime des ressources gazières classiques restantes dans le BSOC, soit le même pourcentage qu’elle contribue à la production annuelle tirée du bassin. Il existerait aussi des ressources gazières non classiques à mettre en valeur dans la province

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