Compte rendu de réunion - 16 février 2011 - Hôtel Explorer, Yellowknife (T.N.-O.)

Revue des exigences pour le forage extracôtier dans l'Arctique

Compte rendu de réunion

Date and Location
Date Lieu
Mercredi
16 février 2011
8 h 30 à 10 h
Hôtel Explorer,
Yellowknife (T.N.-O.)

Objet : Présentation de la revue des exigences pour le forage extracôtier dans l'Arctique aux membres de la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions et de l'Office des eaux du Nunavut.

Participants
Participants
Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions
Lucassie Arragutainaq
Henry Ohokannoak
Elizabeth Copland
Kaviq Kaluraq
Archie Angnakak
Percy Kabloona
Allen Maghagak
Phillip Kadlun
Donald Watt

Putulik Papigatuk
Présidente, CNER
Vice-président, CNER
Secrétaire et trésorière, CNER
Membre de la Commission, CNER
Membre de la Commission, CNER
Membre de la Commission, CNER
Membre de la Commission, CNER
Membre de la Commission, CNER
Membre substitut de la Commission, CNER
Membre substitut de la Commission, CNER
Office des eaux du Nunavut
Thomas Kabloona
Lootie Toomasie
David Aglukark Sr.
Ross Mrazek
Sam Omik
George Porter
Darrell Ohokannoak
Alex Ningark
Président
Vice-présidente
Membre
Membre
Membre
Membre
Membre
Membre
Ryan GBarry
Stephanie GAutut
Dionne GFiliatrault
 
Gaétan Caron Président et premier dirigeant, ONÉ
Georgette Habib Membre, ONÉ
David Hamilton Membre, ONÉ
Brian Chambers Conseiller pour le dossier Arctique, ONÉ
Bharat GDixit Chef technique, Conservation des ressources, ONÉ
Pamela Romanchuk Spécialiste de l'environnement, ONÉ
Susan Gudgeon Coordonnatrice pour le dossier Arctique, ONÉ

Mot d'ouverture

  • Présentation de la revue des exigences pour le forage extracôtier dans l'Arctique, y compris du mandat de l'ONÉ, des événements qui ont mené au lancement de la revue et des diverses phases.
  • On demande aux membres de la CNER et l'OEN quelles sont les questions que l'Office devrait poser aux sociétés.

Échanges avec les membres de la CNER et de l'OEN

Pour répondre à la question qui leur est soumise, les membres du CNER et de l'OEN mentionnent un certain nombre de points qui soulèvent des inquiétudes et suscitent l'intérêt, dont :

  1. Mesures et interventions d'urgence

    • On s'inquiète du fait que les ressources le plus près, en cas d'urgence, sont à Terre Neuve; combien de temps faudrait-il pour arriver sur les lieux?
    • Quelles sont les relations avec le Groenland? Disco Bay est tout juste à côté de la baie de Baffin. Il n'y a pas d'équipement ici, si un accident survient au Groenland, les courants ne connaissent pas de frontière.

  2. Généralités
    • S'il y avait un incident au Groenland, que se passerait-il? Tout est connecté par l'océan.
    • Tout est lié : les Inuits sont des personnes qui vivent sur les côtes, et le dernier maillon de la chaîne, c'est le chasseur. Il ne sait pas ce qui se passe.
    • Il y a des préoccupations quant au fait que, si l'activité pétrolière s'accentue au Nunavut, il y aura plus de transport.
    • Si la majorité des gens au Nunavut s'opposent aux activités de forage, que se passera-t-il?
    • Pour ce qui est de l'exploration pétrolière dans la mer de Beaufort et dans l'Extrême-Arctique, il y a de nombreux facteurs à prendre en compte et beaucoup d'habitants de cette région s'inquiètent. La glace de glacier se détériore et est déplacée par les courants. Les gens de l'Extrême-Arctique le savent et possèdent des connaissances ancestrales.
    • Beaucoup d'inquiétudes au sujet des marées, des courants et de la glace.
    • Les Autochtones veulent être entendus. Les gens de l'Extrême-Arctique s'inquiètent de l'exploration et du forage. Les organisations désignées doivent jouer leur rôle.
    • Reconnaissants que l'ONÉ prenne le temps de parler aux gens.
    • Tout est lié : l'eau douce et les océans servent à voyager et cela devrait être pris en compte.
    • L'ONÉ a-t-il déjà travaillé avec la NTI, le CGRFN et la CAN?
    • Inquiétudes au sujet du forage dans l'Arctique après avoir vu ce qui s'est passé dans le sud. En parallèle, nous savons qu'il y a beaucoup d'activités outre-mer. Dans l'éventualité où les autres pays n'exportent plus de pétrole, si nous ne sommes pas prêts, ce sera un problème.
    • S'il n'y a plus de pétrole un jour, il fera froid ici, chez nous.
    • Embauché dans les années 70 pour travailler, connaît l'industrie depuis des années. Si on autorise l'exploration et le forage dans l'Arctique, il faut surveiller les activités attentivement. Il y a beaucoup de possibilités et il faudra surveiller attentivement l'expédition.
    • Dans les années 1980, on avait entendu parler des possibilités et on avait beaucoup réfléchi à la façon d'extraire et d'utiliser les ressources.
    • Beaucoup d'inquiétudes suscitées par l'activité sismique.
    • Nous sommes contents de cette présentation, nous comprenons ce qui peut se passer dans l'Arctique. Nous travaillons encore à la mise en œuvre des revendications territoriales du Conseil du milieu marin du Nunavut et c'est difficile. Trop d'organisations sont mises en place, mais il est essentiel de communiquer les résultats des recherches de chacun.
    • Si un désastre survient, qui est responsable?
    • L'année dernière, quatre ou cinq navires se sont échoués. La sécurité est un problème et nous sommes inquiets. On nous a dit que ces naufrages étaient dus à des cartes marines désuètes; ces cartes seront-elles mises à jour?
    • L'été dernier, un pétrolier a heurté un récif près de Gjoa Haven et est resté coincé pendant une semaine. C'était près d'une bonne zone pour la pêche et pour la chasse au phoque. Nous avions peur de ce qui se passerait si le navire n'était pas remorqué. La Garde côtière est restée près de l'épave durant une semaine entière. Une partie des hydrocarbures a été pompée dans un autre pétrolier, puis la Garde côtière a pu le remorquer.

  3. Caractère unique de l'environnement arctique

    • On utilise la glace pour traverser du continent vers l'île, et les caribous font de même. S'il y a des brise-glace, cela deviendra un problème.
    • Même sans les forages en mer, il y a eu des changements.

  4. Valeur des ressources

    • Si quelque chose se passe, il doit y avoir une indemnisation. On dépend de l'environnement marin tous les jours. Les Inuits ne sont pas des fermiers, nous sommes des chasseurs.
    • On s'inquiète beaucoup pour les ours polaires. Il se peut que les brise-glace et les changements climatiques soient responsables de ce qui leur arrive.
    • Ce qui est survenu dans le golfe est une source de préoccupation pour les gens du Nunavut. Il y a un bon nombre de sanctuaires aviaires dans notre territoire; tous les printemps, les familles se rassemblent pour aller récolter les oies des neiges, à Coal Harbour, et y partager un repas. Maintenant, on s'inquiète en raison de ce qui est arrivé aux oies, dans le sud.
    • Très préoccupés pour la faune.

Mot de la fin et questions à étudier dans le futur

  • L'ONÉ offre son aide à la Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions et à l'Office des eaux du Nunavut pour les questions procédurales.
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