Résumé des notes prises lors de la journée portes ouvertes - 21 janvier 2011

Revue des exigences pour le forage extracôtier dans l'Arctique

Résumé des notes prises lors de la journée portes ouvertes

Date and Location
Date Lieu
Vendredi
21 janvier 2011
18 h à 21 h
Salle du conseil d'Aklavik
Aklavik (T.N.-O.)

Objet : Présentation de la revue des exigences pour le forage extracôtier dans l'Arctique aux habitants d'Aklavik

Participants
Participants
Habitants d'Aklavik
Doug Esogak
Steve Baryluk
Shawna Kaglik
 
Gaétan Caron Président et premier dirigeant, ONÉ
David Hamilton Membre, ONÉ
Brian Chambers Conseiller pour le dossier Arctique, ONÉ
Bharat Dixit Chef technique, Conservation des ressources, ONÉ
Pamela Romanchuk Spécialiste de l'environnement, ONÉ
Susan Gudgeon Coordonnatrice pour le dossier Arctique, Revue des exigences pour le forage extracôtier dans l'Arctique, ONÉ

Mot d'ouverture (par l'ONÉ)

  • Présentation de la revue des exigences pour le forage extracôtier dans l'Arctique, y compris le mandat de l'ONÉ, les événements qui ont mené au lancement de la revue et ses diverses phases.
  • On a demandé aux habitants quelles sont les questions auxquelles ils veulent des réponses avant que l'Office n'étudie une demande de forage en mer

Échanges avec les résidents d'Aklavik

Pour répondre à la question qui leur est soumise, les habitants d'Aklavik soulignent des points qui soulèvent des inquiétudes et suscitent l'intérêt, dont :

  1. Mesures et interventions d'urgence :

    • On entend peu parler de l'intervention en cas de déversement - ce n'est pas un sujet abordé.
    • Il se peut qu'il y ait déjà des déversements en cours et qu'ils ne soient pas déclarés.
    • Avant de forer dans des eaux plus profondes, il faut avoir des navires qui peuvent récupérer le pétrole rapidement.
    • S'il y a un déversement en Alaska, il va se répandre au Canada. Qui nettoiera?
    • Il faudrait construire un navire pour récupérer le pétrole; le louer lorsque nous n'en avons pas besoin.
    • Nous devons savoir avec qui communiquer en cas d'accident. Les ministères ne doivent pas rejeter le blâme les uns sur les autres.
    • Est-ce que des puits de secours sont nécessaires?
    • Quelle est l'opinion de l'ONÉ au sujet des dispersants?
    • Nous n'avons pas la capacité d'intervention nécessaire en cas d'urgence.
    • Nous devrions entreposer de l'équipement pour les interventions d'urgence dans les camps de pêche à la baleine (Shingle Point); les pêcheurs savent comment naviguer et remorquer des baleines, ils pourraient accomplir cette tâche. Cela aiderait à protéger la côte.
    • Nous voulons voir un navire de récupération, cela nous rassurerait

  2. Généralités

    • Est-ce que certains étaient présents, lorsque la demande a été refusée, il y a plusieurs années (1991)?
    • Combien de sites seraient forés dans les eaux plus profondes?
    • Construirons-nous des risbermes?
    • Que faudrait-il faire pour modifier les lois sur les attestations de découverte importante (les sociétés reçoivent une attestation, puis ne les utilisent pas)?
    • Ne devrait-on pas mettre en valeur les ressources près des rives avant d'aller forer en mer?
    • Comment sera gérée l'indemnisation?
    • Les questions qui touchent les avantages sont traitées par le MAINC et l'IRC.
    • On devrait encourager l'industrie à mettre en valeur les ressources situées près des rives en premier lieu.
    • Si l'industrie se ruine, est-ce que cela devient la responsabilité du Canada?
    • Quel pourcentage des hydrocarbures déversés en Alaska a été récupéré? Quel est le taux de rétablissement des animaux?
    • Besoin de plus de tests et de suivis.
    • Nous devons faire un nettoyage :
      • il y a des puisards partout (200 dans cette région);
      • Imperial au Bar C - un dégât gigantesque, matériel abandonné;
      • Johnson Point;
      • Imperial Oil - appareil de forage laissé au fond de la mer de Beaufort;
      • Shingle Point - des barils sont là depuis des années, ainsi que les déchets que le réseau DEW a laissés derrière lui.
    • Un déversement ici serait dix fois pire que ce qui s'est passé dans le golfe
    • On devrait commencer par nettoyer, puis forer près des rives et, par la suite, forer dans les eaux plus profondes, en mer.
    • Nous avons vu les effets de la radiation dans la région, après l'incident à Tchernobyl.

  3. Inspections et surveillance

    • Les sociétés savaient toujours quand les inspecteurs de l'APGTC venaient, et elles jetaient le matériel par-dessus bord. Nous avons besoin que les inspecteurs de l'ONÉ soient sur l'installation de forage 24 heures par jour, 7 jours par semaine.

  4. Expérience acquise

    • Nous ne disions rien si nous voyions quoi que ce soit de fautif sur l'installation de forage, car nous aurions perdu notre emploi.


  5. Caractère unique de l'environnement et des courants arctiques

    • Le contexte serait tout à fait différent si le forage se fait en hiver plutôt qu'en été.

  6. Valeur des ressources

    • On ne peut pas donner une valeur en dollars à nos terres.
    • Les plans de conservation des collectivités désignent les secteurs jugés critiques : l'ONÉ devrait examiner ces plans.
    • Les scientifiques ont recueilli des données de qualité au sujet des passages qu'empruntent les bélugas et les baleines à bosses, ainsi que l'impact que peut avoir le pétrole.
    • Nous dépendons de toutes les espèces, notre mode de vie sera modifié.
    • La santé des caribous décline en raison des contaminants sur nos terres.

Mot de la fin et questions à étudier dans le futur

  • L'ONÉ offre son aide aux résidents d'Aklavik, s'ils en ont besoin, pour préparer la deuxième phase de la revue, afin qu'ils soient à l'aise de participer au processus.
  • L'ONÉ reviendra-t-il à Aklavik et informera-t-il les gens de ce qui se passe?
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