ARCHIVÉ - Séance 2 - Rôle du leadership - Al Monaco, chef de la direction - Enbridge Inc

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Forum sur la sécurité - 5-6 juin 2013

Al Monaco, chef de la direction
Enbridge Inc.

Mesurez-vous la culture de la sécurité? Si la chose existe et à un haut niveau, comment vous y prenez-vous?

Enbridge mesure régulièrement la culture de la sécurité. Elle recourt à divers moyens comme des sondages d’évaluation effectués par des tiers (sous forme de graphiques Bradley, par exemple), des bilans documentaires, des observations comportementales, des groupes de discussion et des interviews directes. Nous faisons également appel à des méthodes d’évaluation spéciales portant sur des éléments particuliers de nos systèmes de gestion de la sécurité. Nous mesurons et évaluons continuellement notre culture, étudions et communiquons les résultats et élaborons des plans d’action et des indicateurs clés de rendement pour mesurer nos progrès.

Les cadres de direction sont engagés et actifs dans ce domaine. Les cadres supérieurs se rendent régulièrement sur le terrain et dans les chantiers, recherchant les possibilités d’écouter et d’apprendre de la bouche des employés de première ligne ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas pour eux. C’est un moyen direct de comprendre comment l’organisation progresse par rapport à ses valeurs et à ses principes en matière de sécurité.

Nous cherchons aussi à apprendre au contact d’autres organisations de premier plan tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre industrie, là où s’est formée une culture de qualité internationale dans le domaine de la sécurité.

Existe-t-il des initiatives précises de collaboration (transmission des connaissances, recherche-développement, etc.) entre entreprises ou entre industries?

À Enbridge, nous savons que la sécurité représente un enjeu pour toute l’industrie. Il n’y a donc pas de concurrence qui s’exerce dans ce domaine. Il s’agirait plutôt d’un engagement de base à prendre pour qui veut faire partie aujourd’hui du secteur des pipelines. Nous livrons ouvertement nos données sur les pratiques exemplaires en matière de sécurité, d’intégrité et d’intervention d’urgence au sein de l’industrie du transport énergétique ainsi qu’à l’échelle interindustrielle. Nous convenons que, dans ces domaines, nous devons tous cultiver l’excellence.

Enbridge a communiqué une vaste information au sujet des leçons tirées de l’incident de 2010 à Marshall, au Michigan. Elle l’a fait individuellement avec les exploitants de pipelines dans toute l’Amérique du Nord et dans les tribunes de protection civile et d’intervention en cas de catastrophe.

Collectivement, l’industrie des pipelines ne cesse de collaborer et d’échanger de bien des façons, que ce soit par les associations sectorielles, les forums techniques ou la collaboration directe à des programmes essentiels à la sécurité qui portent notamment sur l’intégrité des pipelines et les capacités communes d’intervention en cas d’urgence. Enbridge apporte notamment sa contribution à un certain nombre d’organismes et d’initiatives.

  • L’Association canadienne de pipelines d’énergie (ACPE), le Gas Technology Institute et NYSEARCH sont des associations sectorielles canalisant les apports individuels des exploitants de pipelines à l’élaboration de programmes de recherches techniques et donnant accès aux pratiques exemplaires.
  • Le Pipeline Research Committee International (PRCI) est l’organisme par excellence de promotion de la recherche en collaboration dans le monde pour tout ce qui touche à l’industrie des pipelines d’énergie.
  • Western Canada Spill Services et l’Eastern Canada Mutual Assistance Program sont des structures de concertation des membres de l’industrie pour le maintien et l’amélioration de la protection civile et de la capacité d’intervention d’urgence en cas de rupture de conduites de gaz naturel. Ces coopératives tiennent à jour des plans d’urgence en cas de déversement et mettent à la disposition de toutes les entreprises membres des unités régionales de confinement et de récupération des hydrocarbures qui sont stratégiquement disposés sur le territoire.
  • Aux États-Unis, le Pipeline Exchange Forum (PIX) de l’American Petroleum Industry (API) est une rencontre annuelle où les entreprises membres mettent en commun les leçons tirées des incidents importants qu’a pu connaître l’industrie. Enbridge est membre du groupe de travail qui élabore la norme API 1173 sur les systèmes de gestion de sécurité des pipelines.

Enbridge fait partie de forums technologiques d’échange sur les pratiques exemplaires et de soutien de la recherche-développement à l’échelle interindustrielle. Elle finance directement des projets de recherche-développement chez les fournisseurs, dans les associations sectorielles et en milieu universitaire.

Elle a mené des projets de création de tribunes de sécurité de la construction de pipelines dans toute l’Amérique du Nord pour une amélioration collective de cette sécurité. Des forums se tiennent régulièrement avec des représentants des grands propriétaires et exploitants de pipelines et des entrepreneurs en construction d’oléoducs et de gazoducs. Les efforts de notre industrie ont pour complément des activités de sensibilisation au niveau local. Nous dirigeons des exercices d’intervention d’urgence ou y participons dans les collectivités que nous servons en dialoguant avec le personnel municipal, les intervenants d’urgence, les instances de réglementation et les représentants des administrations locales, des États et provinces et du gouvernement fédéral.

Une situation d’absence totale de risques ou d’incidents est-elle une chose communiquée au public? Certains y verraient un précédent dangereux.

En ce qui concerne Enbridge, il y a tolérance zéro; il ne peut y en avoir d’autres objectifs. C’est quelque chose que nous avons déclaré publiqu

ement et à plusieurs reprises. Cela va dans le sens des objectifs communiqués ouvertement par nos pairs à titre individuel, ainsi que par diverses associations sectorielles comme l’ACPE et l’Association canadienne du gaz. Cette visée d’une absence totale d’incidents est également conforme aux objectifs de l’Office national de l’énergie.

C’est certes une visée ambitieuse, et tous savent que nous avons encore de la besogne à abattre pour la réaliser. Nous comparons nos progrès individuellement et collectivement comme industrie et nous faisons connaître les résultats au public.

Un objectif d’absence totale d’incidents exige que nous changions foncièrement notre réflexion sur la sécurité. Il est juste de dire que, par le passé, nous avons accepté comme industrie qu’un certain nombre d’incidents soient inévitables en raison de la nature de nos activités et des possibilités de défaillances mécaniques et humaines. À Enbridge, la direction veut inculquer à ses employés et à ses partenaires une mentalité fondée sur le principe suivant lequel toutes les blessures et les incidents peuvent être prévenus et que toutes les expositions opérationnelles peuvent être maîtrisées. Cette mentalité découle de la conviction que l’absence totale d’incidents est un objectif réalisable.

À Greg : Risques techniques - Événements techniques à faible probabilité et à forte incidence : Comment gardez-vous ces événements rares à l’esprit sans jamais vous permettre de les perdre de vue?

À Enbridge, nous voulons devenir un organisme de haute fiabilité (OHF), c’est-à-dire un organisme qui évite les catastrophes dans des conditions où des accidents peuvent normalement se produire à cause des facteurs de risque et de complexité. Nous savons qu’une attention prêtée sans relâche à la sécurité opérationnelle est un moyen primordial de parvenir à une situation de « zéro incident ». Nous reconnaissons que les facteurs humains tiennent une place essentielle dans nos systèmes de gestion de la sécurité. Les OHF devant se préoccuper des défaillances, nous n’ignorons pas que cette préoccupation doit être la nôtre et qu’elle doit s’intégrer à tous les aspects de nos activités.

Enbridge s’est dynamiquement engagée dans cette voie, tout en sachant que c’est là une démarche de changement systémique à long terme où tous les employés et les sous-traitants doivent s’investir émotivement et intellectuellement. La direction doit faire en sorte que tous aient présents à l’esprit les risques de défaillance catastrophique.

À M. Ebel et aux autres : comment pensez-vous qu’on pourrait aller au-delà des mesures « retardées » habituelles de rendement en matière de sécurité?

À Enbridge, nous recourons à un certain nombre de mesures avancées de rendement sécuritaire qui s’ajoutent aux mesures retardées habituelles portant notamment sur la fréquence totale des accidents à déclaration obligatoire.

Voici des exemples de mesures avancées que nous avons adoptées :

  • observations du rendement en sécurité;
  • vérifications, examens et inspections;
  • application de plans correctifs;
  • pourcentage de pipelines et autres installations inspectés à l’aide d’outils perfectionnés.

Nous examinons et actualisons sans cesse notre système de mesure de rendement pour être sûrs que les indicateurs avancés et les indicateurs retardés que nous employons dans toute notre exploitation viennent améliorer notre culture de la sécurité et nous rapprochent de notre objectif d’absence totale d’incidents.

À Russ (Girling) : Sur le plan de la collaboration de l’industrie, comment partager là où une pratique en matière de sécurité est considérée comme exemplaire et comme conférant un avantage concurrentiel?

À Enbridge, nous savons que la sécurité représente un enjeu pour toute l’industrie. Il n’y a donc pas de concurrence qui s’exerce dans ce domaine. Il s’agirait plutôt d’un engagement de base pour qui veut faire partie aujourd’hui de l’industrie des pipelines. Nous livrons ouvertement nos données sur les meilleures pratiques de sécurité, d’intégrité et d’intervention d’urgence au sein de l’industrie des pipelines et à l’échelle interindustrielle. Nous convenons que, dans ces domaines, nous devons tous cultiver l’excellence.

Comme nous l’avons évoqué dans la réponse à la question 2, Enbridge a communiqué en tant qu’entreprise une vaste information à l’intérieur de l’industrie du transport énergétique. Nous jouons un rôle actif dans un grand nombre de tribunes sectorielles de promotion du partage des données, des pratiques exemplaires et de la technologie. Nous appuyons les initiatives de recherche-développement qui sont menées au profit de toute l’industrie. Nous apprécions que nos pairs sectoriels fassent les mêmes efforts. Nous avons chacun un objectif de « leadership de l’industrie », mais nous savons aussi que nous avons tous à répondre de la feuille de route de notre secteur. Chaque membre de notre industrie a intérêt à faire preuve d’excellence dans la prestation de notre service public de livraison d’énergie en toute sécurité et avec fiabilité.

L’objectif est toujours la tolérance zéro. Y a-t-il un délai à respecter dans ce domaine? Sinon, devrait-il y en avoir un pour que l’objectif devienne tout à fait concret?

Nous travaillons déjà à notre objectif d’absence totale d’incidents. Nous disposons de plusieurs mesures de la sécurité, dont des indicateurs avancés et retardés de rendement. Nous suivons chaque indicateur tout au long de l’année. Nous nous fixons des objectifs annuels dans une visée d’abolition pure et simple des incidents, quels qu’ils soient. Il ne doit y avoir ni incidents pour la sécurité individuelle ou collective, ni incidents d’ordre environnemental. Chaque mesure est assortie d’un délai et les progrès vers l’absence totale d’incidents dans chaque domaine se mesurent en pourcentage par rapport à une moyenne triennale.

Dans certains cas, Enbridge a pu parvenir à son objectif sur une longue période. Ainsi, bien des parties de nos activités sur le terrain ont fonctionné sans heurt des années durant, c’est-à-dire sans incidents avec perte de temps. Nous savons que, si la chose est possible pour un aspect, elle peut l’être partout.

Pour en revenir à l’objectif de tolérance zéro à la question 7. Ça devrait être de s’approcher le plus possible de la valeur 0 et, par conséquent, les cibles et les mesures devraient être bien concrètes chaque année.

Enbridge a adopté six principes en matière de sécurité, dont les deux premiers traduisent notre conviction fondamentale que tous les incidents peuvent être évités et donc qu’il n’y a aucun incident inévitable, aucun incident acceptable. C’est ce principe qui nous guide et nous éclaire dans nos visées d’absence totale d’incidents.

Nous reconnaissons toutefois que, pour parvenir à une situation de « zéro incident », il faut un changement de mentalité et de perception de la sécurité à tous les niveaux de l’organisation, depuis les cadres de direction jusqu’au personnel tout entier et à nos partenaires. Nous nous sommes engagés dynamiquement dans cette voie, mais nous savons que, pour que s’opère un tel changement de culture, il faut y mettre le temps. Un facteur indispensable de notre progression dans ce domaine est la fixation d’objectifs annuels et une mesure continue des résultats. Nous sommes en voie de réduire d’abord le nombre d’incidents, ce dont témoignent nos cibles et nos mesures annuelles. Comme nous l’avons signalé dans notre réponse à la question 7, nous sommes heureux que, dans certains cas, Enbridge ait pu coller à son objectif d’absence totale d’incidents pendant une longue période. Ainsi, bien des parties de nos activités sur le terrain ont fonctionné sans heurt des années durant, c’est-à-dire sans incidents avec perte de temps.

Cet objectif d’absence totale d’incidents est-il conforme à une science de la fixation d’objectifs réalistes et applicables?

Nous pensons que l’objectif d’absence totale d’incidents est S.M.A.R.T., c’est-à-dire spécifique, mesurable, atteignable, réactif et d’un temps limité. À Enbridge, nous avons travaillé avec des chefs de file du domaine de la sécurité dans le monde et nous sommes assurés que notre progression vers une situation de « zéro incident » tenait compte des meilleures pratiques du genre. L’absence totale d’incidents est une visée à la fois spécifique et réalisable, mais elle est tout autant un objectif en courbe décroissante (par opposition à un objectif atteignable singulièrement et en ligne droite), lequel exige de l’attention, de la vigilance et un engagement de tous les instants.

Je ferai également remarquer que, si le but est de « zéro incident », ce but d’ensemble comprend une foule de buts et d’objectifs plus partiels qui sont à suivre et à mesurer à l’aide de délais et de cibles spécifiques. Nous examinons et actualisons sans cesse notre système de mesure de rendement pour être sûrs que les indicateurs avancés et les indicateurs retardés que nous employons dans toute notre exploitation viennent améliorer notre culture de la sécurité et nous rapprochent de notre objectif d’absence totale d’incidents.

Tous vous avez des antécédents dans le domaine des finances, cela ne semble guère préparer à aborder des activités opérationnelles axées sur la sécurité. Comment en êtes-vous venu à vous occuper de sécurité?

La sécurité est la responsabilité de tous. Indépendamment des antécédents de chacun, nous avons une responsabilité en commun, nous les dirigeants d’entreprises de transport énergétique, pour la sécurité et la fiabilité opérationnelle de nos activités. La priorité par excellence est de devenir un chef de file justement dans ce dossier de la sécurité et de la fiabilité opérationnelle. C’est ce qui permet tout le reste, et notamment de nourrir la croissance de notre entreprise pour l’avenir.

Notre système de gestion de la sécurité fait valoir le principe de la sécurité comme responsabilité générale. Si nous entendons intégrer cet engagement de rendement supérieur en matière de sécurité à tous les niveaux de l’organisme, il est essentiel de mettre en place la bonne structure de gouvernance et d’ainsi promouvoir et doter en ressources l’engagement inébranlable d’Enbridge. Nous avons une équipe de professionnels qui soutiennent le système de gestion de la sécurité. Dans notre entreprise, le premier vice-président à la sécurité et à la fiabilité opérationnelle, qui relève directement du président et chef de la direction, a pour rôle de mettre la sécurité au premier plan et d’instaurer une culture et un rendement en sécurité qui comptent parmi les premiers au monde.

La tolérance zéro part d’une bonne intention, mais ne nuit-elle pas à la confiance et aux valeurs au niveau des travailleurs? Ne crée-t-elle pas des comportements erronés dans l’entreprise?

Au contraire, c’est par cet accent sur la sécurité que nous permettons à nos employés de faire les bons choix dans les situations de crise. Grâce à des principes directeurs et à des objectifs communs bien définis, il est clair pour chacun que les défaillances, les contraintes et les perturbations doivent d’abord être considérées comme des questions de sécurité et ensuite comme des questions de rendement opérationnel. Nos travailleurs de première ligne comprennent qu’ils sont à la fois responsables et comptables de ce qui est fait pour mettre fin à un travail dangereux et ils savent qu’ils peuvent compter en cela sur l’aide entière de l’entreprise. La direction reconnaît, encadre et soutient les efforts du personnel en vue de l’adoption de choix de sécurité pour un milieu de travail libre d’incidents dans ce domaine.

Comment savez-vous que la culture de sécurité est positive chez vous?

Voir la question 1.

Qui peut se prononcer scientifiquement et de manière crédible sur les pratiques de l’industrie et aider à influencer les perceptions du public?

À Enbridge, nous savons que les pratiques de l’industrie des pipelines doivent être examinées et mises en comparaison avec celles d’autres industries et avec des normes de calibre international. Elles doivent correspondre en particulier aux pratiques des OHF (organismes de haute fiabilité) des industries de l’aérospatiale, de l’aéronautique, de l’énergie nucléaire et de la transformation chimique.

Des experts de qualité internationale ont un rôle primordial à jouer dans l’examen de l’exploitation des pipelines. Ainsi, Enbridge a travaillé avec Andrew Hopkins, spécialiste de l’analyse de catastrophes comme celle de la plateforme Deepwater Horizon du site Macondo de BP. Elle a voulu apprendre de telles défaillances, bien tenir compte des questions de gestion de la sécurité opérationnelle et, dans tous ses systèmes de gestion de la sécurité, comprendre en quoi les facteurs humains concourent aux accidents.

Enbridge continue à recourir à des experts de l’extérieur comme DNV et DuPont. Elle s’assure par eux que ses systèmes de gestion de la sécurité sont bien conçus et convenablement mis en œuvre et exécutés. Avec des spécialistes externes, elle cherche également à perfectionner sans cesse la technologie disponible en soutien des programmes d’entretien préventif, qu’il s’agisse d’inspection interne des conduites ou d’excavations de contrôle d’intégrité. Il existe bien des facettes à la gestion de la sécurité et il faudra faire appel à un grand nombre d’experts de l’extérieur pour l’obtention de données scientifiques externes dignes de foi ainsi que pour la validation de notre démarche en matière de sécurité.

Comment gérez-vous les indicateurs qui peuvent nuire au rendement dans le domaine de la sécurité (compressions de coûts, par exemple)?

Pour l’exprimer simplement, l’excellence en matière de sécurité est bonne pour les résultats financiers. À Enbridge, la sécurité et la fiabilité opérationnelle constituent la grande priorité. Selon nous, il est fondamental d’être un chef de file de l’industrie pour la sécurité de l’exploitation, du public et des personnes, la fiabilité et l’intégrité de nos pipelines et autres installations ainsi que la protection de l’environnement si on veut que tout le reste se fasse, et notamment que la croissance de notre entreprise se maintienne à l’avenir. Notre engagement en matière de sécurité ne saurait être compromis par des priorités rivales. Nous savons aussi que l’excellence en matière de sécurité veut dire que nous avons la discipline de fonctionnement permettant d’être efficients et efficaces dans l’ensemble des activités qui se situent à la base de tous nos résultats opérationnels.

Où la norme PAS-55 ou ISO-55000 s’insère-t-elle dans la perception de l’avenir d’un chef de la direction pour ce qui est des systèmes de gestion, y compris dans les questions de sécurité et de vérifiabilité?

À Enbridge, un système efficace de gestion de la sécurité est primordial pour notre capacité de parvenir à une situation de « zéro incident ». La PAS-55 et l’ISO-55000 sont des normes directrices sur les systèmes de gestion des actifs. Nous adoptons une orientation holistique dans l’exécution de notre gestion de la sécurité opérationnelle et veillons à tenir compte des aspects sécuritaires de la gestion des actifs (acquisitions, pratiques d’entretien, vérifications de la qualité, pour ne citer que ces aspects). Bref, la gestion des actifs entre comme volet dans notre système intégré de gestion de la sécurité. Le système d’Enbridge prévoit aussi des vérifications et des examens réguliers.

Croyez-vous que l’intégration des communications d’entreprise aux pratiques de sécurité serait avantageuse pour l’organisation (communications internes et externes)?

À Enbridge, les communications d’entreprise, tant internes qu’externes, jouent un rôle essentiel dans le système de gestion de la sécurité. L’efficacité de ce système et notre capacité de parvenir à l’absence totale d’incidents dépendent au plus haut point d’un engagement direct de nos employés, de nos sous-traitants et des autres intervenants, y compris des membres du public qui sont immédiatement touchés par nos activités. Pour que nous puissions faire en sorte que tous comprennent leur rôle dans la sécurité de nos opérations, il faut des communications constantes et fécondes. Cela comprend les campagnes d’éducation populaire auprès des gens qui vivent et travaillent à proximité de nos pipelines. Cette éducation porte sur la prévention des dommages et les avis d’urgence. Mentionnons en outre la formation en ligne destinée aux intervenants en cas de crise, la formation détaillée à l’intention des employés et des sous-traitants et la communication au personnel, aux partenaires et aux pairs des leçons tirées des accidents évités de justesse, sans oublier les pratiques exemplaires à faire connaître. C’est un domaine où nous continuons d’accroître notre capacité de livrer au grand public une information utile en temps opportun.

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