ARCHIVÉ - Séance 4 - Création de systèmes de gestion efficaces - Bonnie Andriachuk, LLB - Pipelines Enbridge

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Forum sur la sécurité - 5-6 juin 2013

Bonnie Andriachuk, LLB
Pipelines Enbridge

Comment gérer, maîtriser et éviter la fatigue chez les opérateurs (conducteurs)?

À Enbridge, il existe un certain nombre de programmes consacrés à la gestion de la fatigue. Les opérateurs en centre de contrôle et leurs superviseurs reçoivent régulièrement une formation de sensibilisation. On a conçu les aires de travail pour combattre la fatigue. On a notamment prévu des bureaux réglables où les travailleurs peuvent se tenir debout, ainsi qu’un éclairage spécial. On contrôle les horaires de travail. Des pauses régulières sont intégrées aux plans d’exécution des tâches. C’est aussi là un domaine de recherche pour Enbridge qui a notamment mené des essais sur des lentilles spéciales afin d’éliminer certaines parties du spectre lumineux. Pour d’autres groupes professionnels comme ceux des préposés à l’entretien, des opérateurs et des conducteurs, les horaires sont surveillés de près. Des pauses régulières y sont intégrées, et on demeure hautement conscient de ce facteur humain essentiel.

Peut-on pécher par excès de sécurité?

Non, il devrait toujours être prioritaire de suivre les procédures et d’être foncièrement conscient des risques pour la sécurité. La direction d’Enbridge change la façon dont les employés pensent en matière de sécurité et de fiabilité opérationnelle. Elle délaisse une mentalité considérant un certain nombre d’incidents comme inévitables par fatalité des erreurs mécaniques et humaines au profit d’une mentalité de tolérance zéro. À Enbridge, on entend par fiabilité opérationnelle le summum de l’industrie à atteindre dans ce domaine (sécurité technique, publique et personnelle), dans la fiabilité et l’intégrité de nos pipelines et autres installations et dans la protection de l’environnement. C’est notre priorité par excellence. Devenir un chef de file dans tous ces domaines permet tout le reste, y compris le maintien de la croissance de l’entreprise. Notre système de gestion de la sécurité renforce l’idée que celle-ci est la responsabilité de tous. Nos travailleurs de première ligne comprennent qu’ils sont à la fois responsables et comptables de ce qui est fait pour mettre fin à un travail dangereux et ils savent qu’ils peuvent compter en cela sur l’aide entière de l’entreprise. Nous surveillons constamment notre culture de la sécurité et veillons à ce qu’elle soit en accord avec nos objectifs. Rien ne devrait compromettre notre engagement dans ce domaine. Nous savons aussi que l’excellence en matière de sécurité veut dire que nous avons la discipline de fonctionnement voulue pour être efficients et efficaces dans l’ensemble des activités qui se situent à la base de tous nos résultats opérationnels. Pour l’exprimer simplement, l’excellence en matière de sécurité est bonne pour les résultats financiers.

Je crois comprendre qu’un système de gestion comporte des éléments types. Pourquoi les entreprises n’en appliquent-elles pas tous les éléments?

Les systèmes de gestion ont souvent des éléments types, mais ils peuvent ne pas être bien documentés ou porter des étiquettes différentes. Les éléments en question sont fréquemment définis généralement, et l’important est de voir comment ils s’appuient sur des responsabilités claires, des procédés et procédures bien définis, de la communication, de la formation et des mesures de mise en œuvre et de surveillance.

Comment définiriez-vous « efficace » dans le cas d’un système de gestion?

Comme Enbridge recherche un système intégré de gestion (par opposition à un système de gestion portant uniquement sur la sécurité), on est « efficace » si on peut mesurer le rendement des procédés et des activités clés dans chaque système de gestion et ainsi garantir que les objectifs d’ensemble seront atteints et que le rendement sera en amélioration continue.

Pourriez-vous parler des risques ou des atouts inhérents à l’adoption d’une approche prescriptive par opposition à une approche « systèmes de gestion et leadership »?

Des atouts et des risques s’attachent à l’une et l’autre de ces approches. Mais souvent, une approche prescriptive crée davantage une vérification de la conformité par cases à cocher. Les mesures prescriptives sont bonnes pour imposer des exigences minimales. Si on met l’accent sur les systèmes de gestion et le leadership, on se donne plus de souplesse et, si la chose est bien faite, elle s’intègre davantage à la culture de l’organisme et se révèle plus efficace. Les systèmes de gestion et le leadership donnent de meilleurs résultats pour qui veut constamment améliorer le rendement par rapport aux exigences minimales.

Pourriez-vous livrer vos commentaires sur le rôle de l’évolution et de l’atténuation des risques pour des technologies foncièrement plus sécuritaires? Quel est le rôle des entreprises? Quel est celui des organismes de réglementation?

Dans le cadre général d’un système de gestion des risques, l’atténuation de ces derniers peut se faire de bien des façons. Un de ces moyens est de concevoir, de mettre à l’essai et d’implanter la technologie de manière à assurer la sécurité et à l’améliorer. Les instances de réglementation devraient fixer des normes minimales pour les outils et les technologies. Les entreprises devraient se doter de procédés appropriés de gestion pour atténuer les risques, les prendre en charge raisonnablement et atteindre leurs objectifs généraux en la matière. Dans cette optique, un procédé de gestion doit pouvoir mesurer les risques et déterminer quels facteurs d’atténuation ont pour effet de réduire continuellement tel ou tel risque.

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