ARCHIVÉ - Séance 5 - Rôle de la mesure du rendement en gestion des risques

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Forum sur la sécurité - 5-6 juin 2013

Carl Weimer, directeur administratif
Pipeline Safety Trust


À Carl - Quel public est visé par l’information, la majorité ou la minorité non silencieuse?

Je pense que vos deux groupes ne sont pas bien désignés. Il faut en fait distinguer les gens qui prêtent une certaine attention aux questions de pipelines et les autres. Il est clair que les mesures de rendement des pipelines sont destinées à ceux qui s’intéressent à la question (et qui seront toujours une faible minorité), qu’ils soient silencieux ou non. Comme le degré de sensibilisation à ces questions s’est élevé ces dernières années à cause d’incidents et de projets hautement médiatisés, il importe que des mesures exactes de rendement soient fournies de manière à fonder les discussions sur des faits plutôt que sur des suppositions.

À Carl - Il semblerait qu’une partie du public tend à ignorer les faits mêmes en ce qui concerne l’industrie des pipelines. Comment changer ce comportement?

Je conviens que les gens croient souvent ce qu’ils veulent bien croire. Dans bien des cas, leurs croyances ne reposent pas sur des faits ou encore il s’agit de « faits » soigneusement dosés en fonction d’un certain résultat. Le public a sûrement une telle attitude fautive, tout comme le secteur de l’énergie. La population en vient fréquemment à des conclusions par le simple bon sens. Ce pourrait être, par exemple, l’opinion commune selon laquelle un pipeline d’acier enfoui depuis 50 ans a certainement de l’usure et doit être remplacé. Les croyances changent une fois que le public comprend par quels niveaux d’exploitation, d’inspection et d’entretien passe l’industrie des pipelines. La démarche n’est pas facile, puisque le public a à consacrer un certain temps à des lectures et des réflexions sur la question. Un bon point de départ en la matière est de rendre immédiatement disponible le genre d’information de base qui peut être tiré d’une diversité de sources dignes de foi.

Aux États-Unis, la PHMSA a récemment engagé une démarche multipartite d’examen de toutes les données qu’elle recueille en vue d’en vérifier la précision et l’importance, ainsi que la façon de l’utiliser pour que tous les intervenants aient une même connaissance des « faits ». Les organismes de réglementation, l’industrie et le public étant associés à cette démarche, on peut espérer que ce qui en sortira sera généralement accepté et que les faits réels ne seront plus contestés.

Dans la communication de données SIG sur les pipelines par entreprise, comment mettez-vous en balance le risque pour la sécurité avec le reste? Les attentats à la bombe en Alberta et en Colombie-Britannique ont mieux sensibilisé les gens aux menaces.

Je me rends compte qu’il existe des problèmes réels de sécurité et, par conséquent, une certaine information ne devrait probablement pas être livrée au grand public. Je ne suis pas vraiment au fait des menaces qui pèsent réellement sur les pipelines. Les décisions quant à ce qui devrait être livré ou non comme renseignements doivent être prises par les organismes de réglementation, à charge pour eux de ne pas restreindre l’accès à des données utiles en prétextant la sécurité. Il y a des renseignements sur la disposition géographique des pipelines, par exemple, qui ne sauraient être cachés, parce que les conduites sont jalonnées de localisateurs et qu’elles sont nettement visibles même dans Google Earth. Il serait donc absurde de prétendre que nous ne pouvons produire de cartes des pipelines. En revanche, indiquer la position exacte de chaque vanne et sa nature pourrait être plus que le public n’en demande. Si quelqu’un désire en savoir davantage sur la disposition des vannes pour des motifs de sécurité, on peut espérer que l’entreprise visée s’entretiendrait à ce sujet avec l’intéressé.

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