ARCHIVÉ - Séance 1 - Conférence sur la gestion des risques

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Forum sur la sécurité - 5-6 juin 2013

Kimberley Turner, chef de la direction
Aerosafe Risk Management

Comment évitez-vous de traiter les systèmes de gestion comme de simples systèmes parmi d’autres?

Voilà où achoppe bien souvent l’instauration de systèmes de gestion, quand le « système » devient un ensemble d’exercices avec cases à cocher qui n’est pas véritablement intégré à la vie de l’organisation. On doit s’attacher à quatre points essentiels dans la conception et l’application d’un système de gestion, qu’il porte sur la sécurité, les risques ou autre chose.


  1. La haute direction a l’obligation primordiale de prêter son appui et de contribuer véritablement à ce système.

    L’appui doit se manifester concrètement par des ressources et une présence aux activités d’intérêt, et moralement par la volonté notamment de laisser le temps démontrer l’efficacité du système et d’exiger de tous les gestionnaires opérationnels qu’ils en fassent la promotion et qu’ils l’intègrent à ce qu’ils font.

  2. Le système de gestion doit s’accorder avec la philosophie et les buts de l’organisation.

    Souvent, la « rivalité » entre un nouveau système de gestion et les objectifs opérationnels ainsi que la stratégie d’une entreprise fait qu’il se trouve mis à l’écart. Il faut montrer que le système qu’on introduit soutient et alimente la réalisation des objectifs et des principes de l’organisation. Il peut s’agir d’une adaptation à cette philosophie et à ces buts ou tout simplement d’une évolution de l’organisation. Une adaptation amènera tous les membres de l’organisation à comprendre le rôle du système et à dissiper la rivalité (réelle ou appréhendée) entre ce qui est nouveau et la façon dont les choses se sont faites jusque-là.

  3. Le système doit s’intégrer aux procédés et aux pratiques en place.

    Plutôt que de simplement ajouter le système de gestion à ce qui existe, on doit lui tailler une place dans les procédés et les pratiques de tous les jours. On en accroît ainsi la visibilité et, s’il est bien conçu, le système favorisera la réalisation des activités quotidiennes et des buts d’ensemble de l’organisation.

  4. On doit viser au succès pour le nouveau système par une gestion structurée du changement.

    Il faut préparer le succès par une gestion structurée, adaptée et efficace du changement. Beaucoup d’études sont consacrées à la question. Il reste qu’on doit compléter le processus de gestion du changement par une structuration du processus de gestion des risques d’entreprise. Par ce moyen, on peut constater l’incertitude qui s’attache à la réalisation des objectifs de changement et en faire une gestion proactive, d’où de meilleures chances d’implanter avec succès le système de gestion.

Existe-t-il un rôle pour les autorités de certification et des normes minimales dans la conception et l’évaluation de systèmes de gestion?

Dans des industries à haut risque comme celle de l’exploration et de la production de pétrole et de gaz, il existera toujours un rôle pour des autorités de certification et des normes minimales en matière de systèmes de gestion. Il est essentiel que, par sa vigilance et sa surveillance de l’industrie, l’organisme public de réglementation puisse persuader la population que la sécurité et la protection de l’environnement sont assurées. Il reste à voir quelle est la meilleure façon d’y parvenir. Une intervention réglementaire axée sur les résultats et une surveillance en fonction des risques sont deux aspects où les autorités peuvent adapter leur activité et employer au mieux leurs ressources de contrôle de l’industrie. Cette dernière peut de son côté innover et constamment améliorer ses systèmes de gestion pour obtenir des résultats optimaux, tout en maintenant la sécurité et la protection de l’environnement.

La plupart des gens croiront-ils disposer déjà des systèmes et des principes nécessaires, entre autres?

Certaines organisations peuvent penser disposer de forts systèmes de gestion des risques et de la sécurité, mais la marque de l’application efficace d’un système est la volonté de l’améliorer sans cesse par la surveillance et la mesure du rendement. Dans les organisations qui font de la gestion des risques, la boucle de rétroaction « surveillance et révision » est le moyen de garantir que, dans un mode de fonctionnement systématique, on tient compte de l’évolution du contexte et de l’efficacité des pratiques de gestion des risques. À mon avis, les principes de gestion des risques que décrit la norme ISO 31000 : 2009 constituent un bon point de départ pour chaque organisation qui se livre à une réflexion sur la question et veut voir comment son système se compare aux autres.

L’adoption d’une culture de la sécurité signifie-t-elle la recherche d’une élimination totale des incidents au sein de l’organisation?

Pour l’essentiel, une organisation ayant une culture positive de la sécurité démontre constamment le caractère hautement prioritaire de cette sécurité et des systèmes qui favorisent l’obtention de résultats dans ce domaine, qu’il s’agisse de planification, de communication ou de formation. Cette attitude doit être commune à tous les niveaux de l’organisation et amener tous ses membres à assurer, par les valeurs défendues et les gestes posés, la sécurité des activités individuellement et collectivement. Viser à abolir les incidents entre dans une culture de la sécurité, mais on n’a là qu’une facette des valeurs et des comportements à adopter dans ce domaine.

Quelle est votre adresse de courriel?

kturner@aerosafe.com.au

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