Article vedette : La Colombie-Britannique maximise ses gains du commerce de l’électricité grâce à son réseau hydroélectrique

Date de diffusion : 2015-12-17

La Colombie-Britannique (C.-B.) a été importatrice nette d’électricité durant sept des onze dernières années. La province enregistre toutefois une balance commerciale positive depuis 2011 en raison d’une production accrue d’électricité et de sa capacité à acheter de l’électricité lorsque les prix sont bas (p. ex. durant la nuit ou au printemps) et à vendre en période de prix plus élevés (p. ex. durant les heures de pointe).

En 2014, par exemple, les compagnies d’électricité britanno-colombiennes ont exporté 7,4 térawatt heures (TWh) d’électricité et en ont importé 9,7 TWhNote de bas de page 1. Les entreprises de la province ont acheté les importations au prix de 306 millions de $ et ont vendu les exportations à hauteur de 388 millions de $, ce qui a généré des recettes nettes d’exportation de 82 millions de $ malgré des importations nettes d’énergie de 2,3 TWh.

Source et description

Source : Statistiques de l’Office

Description : Le graphique ci-dessus compare la quantité nette d’électricité exportée par la C.-B. (les exportations moins les importations) et les recettes nettes qui découlent de ce commerce (les recettes provenant des exportations moins le coût des importations). La province était importatrice nette durant sept des onze dernières années, mais ses exportations nettes ont été considérables en 2012 et en 2015. Depuis les soldes de recettes nettes négatifs enregistrés en 2006 et de 2008 à 2010, les recettes nettes tirées des exportations sont positives. Note: données pour année 2015 recueillies jusqu’en septembre 2015

La capacité à tirer profit de circonstances où l’on peut acheter à bas prix et vendre à la hausse dépend de plusieurs facteurs. En effet, l’arrivée d’une capacité éolienne considérable au cours des dernières années a contribué à la chute des prix, voire à l’apparition de prix négatifs, dans le Pacific Northwest américain (le Pacific Northwest), surtout au printemps et au début de l’été où la pluie et la fonte des neiges multiplient la production d’hydroélectricité. La C.-B. peut alors choisir, dans de tels cas, d’importer de l’électricité du Pacific Northwest et de stocker son eau en attendant que les prix remontent pour produire et vendre de l’hydroélectricitéNote de bas de page 2. Afin que cette stratégie soit rentable, surtout pour couvrir les coûts de transport, le prix à l’exportation doit être au moins 10 $/MWh plus élevé que le prix à l’importation.

Les données historiques de l’Office révèlent qu’au cours de la dernière décennie, les prix moyens à l’exportation d’électricité en C.-B. étaient invariablement plus élevés que les prix moyens à l’importation. De 2005 à 2015, l’écart entre les deux prix moyens variait de 10 $ à 25 $ et l’écart de prix moyen s’établissait à 15,01 $.

Commerce de l’électricité en C.-B. – Prix moyens à l’exportation et à l’importation
Année civile Prix moyen à l’importation
($/MWh)
Prix moyen à l’exportation
($/MWh)
Écart de prix moyen
($/MWh)

Source : Statistiques de l’Office

Description : Le graphique ci-dessus montre trois valeurs qui concernent les exportations d’électricité de la C.-B. : les prix moyens à l’importation (achats) et les prix moyens à l’exportation (ventes) et l’écart moyen entre les deux. Durant la décennie 2005 à 2015, c’est en 2012 que les prix à l’importation et à l’exportation étaient les plus bas (respectivement 15,79 $/MWh et 25,33 $/MWh), et c’est en 2005 qu’ils ont culminé (respectivement 60,74 $/MWh et 86,10 $/MWh). L’écart a ainsi varié entre 9,54 $/MWh en 2012 et 25,46 $/MWh en 2005.

2005 60,64 86,10 25,46
2006 48,09 62,56 14,46
2007 51,00 62,16 11,15
2008 53,23 70,91 17,68
2009 33,48 46,62 13,14
2010 32.05 46,69 12,64
2011 20,91 34,92 14,01
2012 15,79 25,33 9,54
2013 30,49 44,53 14,04
2014 31,54 52,53 20,99
2015Note a 28,61 40,65 12,04

En dépit de l’écart de prix constant, les recettes nettes de la C.-B. n’ont pas toujours été positives en raison du fait que les bénéfices réalisés sur les exportations ne suffisaient pas toujours à compenser les coûts des importations nettes nécessaires pour répondre à la demande intérieure. Puisque la C.-B. augmente actuellement sa capacité de productionNote de bas de page 3 aux termes d’une politique provinciale visant à assurer l’autonomie énergétique de BC Hydro d’ici 2016, il est attendu que la balance commerciale et les recettes du commerce continuent de suivre la tendance à la hausse récemment observée.

Le rôle des partenaires commerciaux de la C.-B. évolue également. Les importations sont demeurées stables au cours des cinq dernières années (plus de 98 pour cent d’entre elles sont provenues du Pacific NorthwestNote de bas de page 4). En revanche, de 2011 à 2014, la province a exporté deux fois plus d’énergie vers la Californie (22,2 TWh) que vers le Pacific Northwest (11,8 TWh). L’énergie hydroélectrique britanno colombienne représente un avantage compétitif pour la Californie puisqu’elle est considérée comme une énergie à faible taux d’émission selon les règles du marché du carbone de l’État. En outre, quatre parcs éoliens de la C.-B. ont obtenu une certification pour vendre de l’énergie ainsi que des crédits d’énergie renouvelable et pourraient aider les services publics californiens à respecter leurs obligations aux termes des normes pour le portefeuille d’énergie renouvelable du même État.

 

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