Résumé des exportations et importations d’électricité en 2012

  2012 2011 2010 2009 2008[*]
Volumes (TWh)
Exportations (Ventes) 57,6 51,1 43,6 51,2 55,5
Importations (Achats) 10,8 14,4 18,6 17,5 23,3
Exportations nettes 46,8 36,7 25,0 33,7 32,2
Valeur moyenne ($ CAN/MWh) - charges liées à la capacité non comprises
Exportations (Ventes) 31,49 38,07 43,81 42,54 64,87
Importations (Achats) 20,05 25,74 34,95 37,34 56,33
Écart 11,44 12,33 8,86 5,20 8,54
Valeur (G$ CAN)
Exportations (Ventes) 1,9 2,0 2,0 2,4 3,8
Importations (Achats) 0,2 0,4 0,7 0,7 1,3
Valeur nette 1,7 1,6 1,3 1,7 2,5

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie (ONÉ) sur le commerce international ([*] révisé)

  • Les prix à l’importation et à l’exportation ont considérablement baissé au cours des cinq dernières années.
  • Si l’on fait exception de l’année 2009, l’écart relatif entre ces prix, avoisinant les 10 $, est demeuré plutôt stable. Les prix à l’exportation étant généralement supérieurs aux prix à l’importation, il est possible de réaliser un bénéfice en exportant de l’électricité quand les prix sont élevés (période de pointe) et en en important quand ils sont bas (période hors pointe), à condition bien sûr que le réseau le permette et que l’on dispose de la capacité nécessaire.

Volumes

Figure 1 : Exportations annuelles canadiennes d’électricité (ventes) de 2003 à 2012

Figure 1 : Exportations annuelles canadiennes d’électricité (ventes) de 2003 à 2012

Source : ONÉ

  • En 2012, les exportations d’électricité produite au Canada ont totalisé 57,6 TWh. Il s’agit d’un record, et d’une augmentation de 6,5 TWh ou 13 % par rapport aux exportations de 2011.
  • Traditionnellement, les plus grandes provinces exportatrices d’énergie sont celles qui sont riches en hydroélectricité. Par ailleurs, on constate qu’habituellement, les exportations sont élevées durant les années où les précipitations le sont aussi alors que la production surpasse les besoins intérieurs d’électricité, comme ce fut le cas en 2012.

Figure 2 : Importations annuelles canadiennes d’électricité (achats) de 2003 à 2012

Figure 2 : Importations annuelles canadiennes d’électricité (achats) de 2003 à 2012

Source : ONÉ

  • En 2012, les importations canadiennes d’électricité se sont élevées à 10,8 TWh, une diminution de 3,6 TWh ou 25 % par rapport à 2011.
  • Il s’agissait du plus bas niveau d’importations des 10 dernières années et d’une baisse de 43 % comparativement à la moyenne sur dix ans.
  • La lente reprise qui a suivi le ralentissement économique a fait en sorte que la demande d’électricité à l’échelle du continent a été faible. Au Canada, la consommation revient à peine aux niveaux enregistrés avant 2009. Puisque l’approvisionnement global en énergie au Canada est passablement ferme, les besoins d’importation sont moins marqués.
  • Des 10,8 TWh d’électricité importés au Canada en 2012, 8 TWh, soit près de 75 %, l’ont été par la Colombie-Britannique. Durant la même période, cependant, les exportations de cette province ont aussi totalisé près de 11 TWh.

Figure 3 : Exportations nettes annuelles canadiennes d’électricité de 2003 à 2012

Figure 3 : Exportations nettes annuelles canadiennes d’électricité de 2003 à 2012

Source : ONÉ

  • Les exportations record de 58 TWh, combinées au plus bas niveau d’importations jamais enregistré de 11 TWh ont propulsé les exportations nettes d’électricité en 2012 vers un sommet de 46,8 TWh. Ce résultat est près de 30 % supérieur au volume d’exportations nettes de 2011, et 80 % plus élevé que la moyenne sur dix ans de 25,8 TWh.
  • Les conditions relatives à l’offre et à la demande, parallèlement aux niveaux élevés des réservoirs au Canada en 2011 et 2012, se sont traduites par des exportations nettes canadiennes record en 2012.

Figure 4.1 : Exportations brutes d’électricité - Quantités historiques par région canadienne vers la zone continentale des États-Unis

Figure 4.1 : Exportations brutes d’électricité - Quantités historiques par région canadienne vers la zone continentale des États-Unis

Source : ONÉ

  • La baisse des exportations canadiennes de 2008 à 2010 vers l’Ouest et le Nord-Est des États-Unis a témoigné de la lenteur de l’activité économique et de la faiblesse de la demande d’énergie avant la reprise engagée en 2011 et 2012. Les exportations vers le Midwest n’ont pas suivi cette tendance, en raison surtout d’une forte augmentation de la capacité de production dans cette région.
  • Les exportations à destination du Nord-Est des États-Unis ont totalisé 34 TWh, soit un peu moins de 60 % de toutes les exportations canadiennes en 2012. Il s’agissait d’une augmentation de 25 % comparativement à 2011.
  • En ce qui a trait aux ventes canadiennes d’électricité dans le Midwest, elles n’ont pas cessé de diminuer depuis 2009. Elles ont atteint 12,6 TWh, ou 22 % des exportations canadiennes en 2012. Cela représente une baisse de 11 % par rapport à 2011.

Figure 4.2 : Exportations brutes d’électricité - Quantités historiques par région canadienne vers le Nord-Est des États-Unis

Figure 4.2 : Exportations brutes d’électricité - Quantités historiques par région canadienne vers le Nord-Est des États-Unis

Source : ONÉ

  • Le Nord-Est des États-Unis est la région qui importe le plus d’électricité du Canada; les deux marchés principaux sont celui de la Nouvelle-Angleterre et celui de New York.
  • Les exportations vers la Nouvelle-Angleterre ont totalisé 15,5 TWh, c’est-à-dire 27 % de toutes les exportations canadiennes en 2012 et une augmentation de 1,5 TWh par rapport à 2011.
  • Quant aux exportations vers le marché new-yorkais, elles se sont chiffrées à 16,2 TWh, ou 28 % des exportations canadiennes totales en 2012, en hausse de 4 TWh comparativement à 2011.
  • Les ventes canadiennes d’électricité dans les trois marchés du Nord-Est des États-Unis augmentent de façon assez régulière depuis 2010.

Prix et valeur

Figure 5 : Exportations et importations annuelles canadiennes d’électricité et valeur des exportations de 2008 à 2012

Figure 5 : Exportations et importations annuelles canadiennes d’électricité et valeur des exportations de 2008 à 2012

Source : ONÉ

  • Les exportations nettes d’électricité n’ont pas cessé d’augmenter, mais les prix à l’exportation sont allés dans la direction contraire si on les compare à leurs niveaux historiques. À titre d’exemple, en 2008, la valeur des exportations, qui totalisaient un peu plus de 55 TWh, s’élevait à 3,8 milliards de dollars. En 2012, des exportations de près de 58 TWh ont rapporté seulement 1,9 milliard.
  • Les prix de l’électricité dans la zone continentale des États-Unis, demeurés bas depuis la crise financière de 2008, ont chuté de nouveau en 2012. Le recul constaté en 2012 s’explique surtout par les bas prix du gaz naturel, combustible de premier plan dans la production d’électricité aux États-Unis.
  • Depuis 2008, la quantité et la valeur des importations d’électricité ont diminué (voir la figure 5 ci-dessus et le tableau au début du présent document).

Commentaires et perspectives

Le marché de l’électricité au Canada en 2012 a été caractérisé par des exportations élevées, des importations faibles et des prix bas.

  • La lente reprise qui a suivi le ralentissement économique a mené à une faible consommation d’électricité sur le continent qui s’est à son tour traduite par une surcapacité de production d’énergie dans certains marchés.
  • De nombreuses provinces bénéficient de fortes marges de réserve, en particulier les provinces riches en hydroélectricité, comme le Québec et le Manitoba, et l’Ontario dont les ressources nucléaires sont abondantes. D’autres, par contre, ont parfois dû faire face à un approvisionnement limité. Ce fut le cas de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.
  • La mise en valeur à grande échelle des gisements de gaz de schiste entretient la faiblesse des prix du gaz naturel, en plus de fournir un approvisionnement abondant pour la production d’électricité.

 

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