Résumé des exportations et importations d’électricité en 2013

  2009 2010 2011 2012 2013
Volumes (TWh)
Exportations (Ventes) 51,2 43,6 51,1 57,6 62,6
Importations (Achats) 17,5 18,6 14,4 10,9 10,7
Exportations nettes 33,7 25,0 36,7 46,7 51,9
Valeur (G$ CAN) - Incluant les charges liées à la capacité et à l’énergie
Exportations (Ventes) 2,4 2,0 2,0 1,9 2,5
Importations (Achats) 0,7 0,7 0,4 0,2 0,4
Revenu net 1,7 1,3 1,6 1,7 2,1

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Le volume des exportations, les ventes et les exportations nettes ont augmenté pendant trois années consécutives et atteignent maintenant un niveau record.
  • Le revenu net est passé de 1,9 milliard en 2012 à 2,5 milliards en 2013, mais n’est pas encore remonté aux niveaux enregistrés avant la récession. Le Québec, l’Ontario et le Manitoba ont gagné plus de 90 % du revenu net en 2013.
  • Quoique que les volumes de ventes record ne se soient pas traduits par des gains record, la valeur des ventes à l’exportation a augmenté de plus de 25 % par rapport aux données de 2012, atteignant en 2013 le plus haut niveau en quatre ans.

Volumes

Figure 1 : Exportations annuelles canadiennes d’électricité (ventes), 2004-2013

Figure 1 : Exportations annuelles canadiennes d’électricité (ventes), 2004-2013

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • En 2013, les exportations canadiennes d’électricité ont totalisé presque 63 TWh. Ce sommet sans précédent représente 4,7 TWh (environ 9 %) de plus que les exportations de 2012.
  • Les quantités annuelles totales d’exportations d’électricité vers les États-Unis ont varié considérablement. Au cours de la dernière décennie, les exportations brutes d’électricité ont oscillé entre approximativement 33 TWh et 63 TWh par année, soit une moyenne annuelle d’environ 50 TWh.
  • Habituellement, les provinces qui exportent de grandes quantités d’électricité sont à vocation hydroélectrique. Les années d’exportations élevées coïncident généralement avec les années de fortes précipitations. En 2013, la plupart de ces provinces ont connu des précipitations fortes.
  • De 2012 à 2013, les exportations ont augmenté considérablement pour la majorité des provinces. Les exportations du Québec, de l’Ontario et du Manitoba ont augmenté respectivement à 27 TWh (12,5 % de plus), 16,7 TWh (21 % de plus) et 9,9 TWh (24 % de plus). Bien que peu élevées, les exportations du Nouveau-Brunswick, ont augmenté considérablement, passant de 0,8 TWh à 2 TWh (150 % de plus), après la remise en service de la centrale nucléaire de Point Lepreau vers la fin de 2012.
  • En Colombie-Britannique, les exportations ont diminué de 35 %, passant de 10,8 TWh en 2012 à 7 TWh en 2013.

Figure 2 : Importations annuelles canadiennes d’électricité (achats), 2004-2013

Figure 2 : Importations annuelles canadiennes d’électricité (achats), 2004-2013

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • La tendance des dernières années se poursuit : les importations sont demeurées peu élevées en 2013, le Canada ayant importé moins de 11 TWh d’électricité. Aux États-Unis, la lente reprise après le ralentissement économique a fait en sorte que la demande d’électricité a été faible. De même, la consommation au Canada n’est pas encore remontée aux niveaux enregistrés avant 2009. Comme l’offre globale au Canada était passablement forte, les besoins d’importation ont été moins marqués.
  • Au plus bas niveau en plus de 10 ans, les importations ont été inférieures de 40 % à la moyenne décennale de 17,7 TWh, s’établissant à environ 55 % en deçà du sommet sans précédent de 23,6 TWh atteint en 2003.
  • Les provinces canadiennes ont une plus grande capacité d’échange d’électricité avec les États américains le long des interconnexions nord-sud qu’entre provinces voisines. En conséquence, bien que le prix de l’électricité dans les marchés américains soit habituellement plus élevé que dans les marchés canadiens, les provinces importent souvent de l’électricité des États-Unis quand l’offre intérieure est limitée ou la capacité de transport vers d’autres territoires canadiens est restreinte.
  • En 2013, la Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan ont été des importateurs nets d’électricité des États-Unis. La Colombie-Britannique a importé près de 8,5 TWh, soit presque 80 % des 10,7 TWh importés au Canada en 2013. Toutefois, cette quantité a été compensée en grande partie par les exportations de la Colombie-Britannique qui ont excédé 7 TWh au cours de la même période. Même si la Colombie-Britannique a été un importateur net en 2013, elle a obtenu plus d’argent pour ses exportations d’électricité (308 millions de dollars) qu’elle en a payé pour ses importations (258 millions de dollars).

Figure 3 : Exportations nettes annuelles canadiennes d’électricité, 2004-2013

Figure 3 : Exportations nettes annuelles canadiennes d’électricité, 2004-2013

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Les exportations nettes (exportations moins importations) d’électricité en 2013 ont atteint un sommet de 52 TWh, grâce aux records établis du côté des exportations (63 TWh) et des importations (11 TWh). Ce résultat est de presque 10 % supérieur aux volumes d’exportations nettes de 2012, et 70 % plus élevé que la moyenne sur 10 ans de 31 TWh.
  • Bien que les exportations brutes se soient élevées en moyenne à 50 TWh annuellement au cours des 10 dernières années, la moyenne des exportations nettes d’électricité a tout juste dépassé 30 TWh pendant la même période.
  • Les conditions de l’offre et de la demande en 2013 ont donné lieu à des exportations nettes canadiennes record, équivalant à une valeur d’échange net d’électricité d’environ deux milliards de dollars canadiens. Les exportations nettes record n’ont pas engendré une valeur d’échange net d’électricité record en raison des prix inférieurs dans les marchés américains.
  • La Colombie-Britannique fait le commerce d’importantes quantités d’électricité. Bien que cette province ait importé plus d’électricité qu’elle en a exportée en 2013, elle a tiré un revenu d’exportation supérieur à ce qu’elle a payé pour les importations. Des gains peuvent être réalisés en exportant quand les prix sont élevés (période de pointe) et en important quand ils sont bas (période hors pointe), à condition bien sûr que le réseau le permette et de disposer de la capacité nécessaire.

Figure 4.1 : Exportations brutes d’électricité du Canada - Par région des États-Unis, 2009-2013

Figure 4.1 : Exportations brutes d’électricité du Canada - Par région des États-Unis, 2009-2013

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Les exportations canadiennes décroissantes en 2009 et 2010 reflètent une activité économique lente aux États-Unis et des besoins en électricité peu élevés. Cette situation a été suivie d’une reprise dans le Midwest et le Nord-Est des États-Unis. Les exportations vers le Midwest ont continué à diminuer jusqu’en 2012, mais cette tendance a semblé changer en 2013.
  • Le Nord-Est a reçu un peu moins de 40 TWh, ou presque 65 % de toutes les exportations canadiennes en 2013. Les exportations vers cette région ont augmenté d’environ 15 % par rapport à 2012.
  • En 2013, les ventes canadiennes d’électricité au Midwest ont augmenté pour la première fois en cinq ans. Les exportations vers le Midwest ont totalisé 16,2 TWh, représentant juste au-dessus de 25 % des exportations canadiennes en 2013. Les exportations vers le Midwest ont augmenté de presque 25 % par rapport à 2012.

Figure 4.2 : Exportations brutes d’électricité du Canada au Nord-Est des États-Unis, 2009-2013

Figure 4.2 : Exportations brutes d’électricité du Canada au Nord-Est des États-Unis, 2009-2013

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

Remarque : PJM (Pennsylvania-New Jersey-Maryland) Interconnection, ISO New England (ISO-NE) et New York ISO (NYISO) surveillent les marchés concurrentiels de l’électricité dans le Nord-Est des États-Unis. Comme les limites des marchés ne correspondent pas toujours aux catégories utilisées dans les statistiques de l’Office, les données sont approximatives.

  • Le Nord-Est des États-Unis est la région qui importe le plus d’électricité du Canada, dont la majorité est partagée entre le marché de l’ISO-NE et celui du NYISO.
  • Les exportations vers la Nouvelle-Angleterre se sont montées à 18,9 TWh, ce qui représente 30 % des exportations canadiennes totales en 2013 (augmentation de presque 3,5 TWh par rapport à 2012).
  • New York a reçu 18,7 TWh, soit juste en deçà de 30 %, des exportations canadiennes totales en 2013 (augmentation de 2,2 TWh comparativement à 2012).
  • Les ventes canadiennes d’électricité vers la Nouvelle-Angleterre et New York augmentent de façon régulière depuis 2010.

Quantité et revenu

Figure 5 : Exportations et importations annuelles canadiennes d’électricité et revenu d’exportation, 2008-2013

Figure 5 : Exportations et importations annuelles canadiennes d’électricité et revenu d’exportation, 2008-2013

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Quoique les exportations nettes d’électricité aient continué d’augmenter, les prix dans les marchés d’exportation sont inférieurs aux valeurs historiques. À titre d’exemple, en 2008, la valeur des exportations, qui totalisaient un peu plus de 55 TWh, s’est élevée à 3,8 milliards de dollars. Par contre, en 2013, des exportations de près de 63 TWh ont rapporté seulement 2,5 milliards de dollars. Toutefois, le revenu d’exportation a affiché une nette augmentation pour la première fois depuis 2008.
  • Dans la zone continentale des États-Unis, les prix de l’électricité sont bas depuis la crise financière de 2008. De surcroît, les prix bas du gaz naturel attribuables à la production accrue de gaz de schiste ont fait diminuer les prix de l’électricité. Le gaz naturel est un carburant clé dans la production d’électricité aux États-Unis et sa part du marché continue d’augmenter.

Commentaires

Le marché canadien de l’électricité de 2013 s’est caractérisé une fois de plus par des exportations élevées, des importations faibles et un niveau record d’exportations nettes.

  • Beaucoup de provinces ont des marges de réserve élevées. L’approvisionnement dépasse donc ce dont elles ont besoin au jour le jour, s’établissant au-delà du volume tampon d’urgence normal de 12 % à 15 %. Les provinces productrices d’hydroélectricité, le Manitoba et le Québec, en sont des exemples, de même que l’Ontario avec ses ressources nucléaires abondantes. La baisse de consommation enregistrée dans la zone continentale à la suite du ralentissement économique de 2008 a contribué au surplus accru de capacité de production dans certains marchés.
  • La quantité de surplus change aussi d’une année à l’autre en réponse à divers facteurs, dont la demande intérieure, les ajouts et retraits de capacité, les pannes et les niveaux de précipitation, qui ont un impact sur la production hydroélectrique.
  • La consommation canadienne d’électricité a augmenté légèrement en 2013, atteignant le plus haut niveau depuis 2009. Parallèlement à cela, l’approvisionnement en électricité continue de croître. Ainsi, la quantité de nouvelle capacité éolienne ajoutée en 2013 s’est élevée à plus de 1000 MW au Québec et à plus de 400 MW en Ontario.
  • L’approvisionnement en Ontario a également augmenté après la remise en service, vers la fin de 2012, de deux tranches à la centrale nucléaire de Bruce combinant 1500 MW de capacité. Avec ces ajouts, l’approvisionnement en électricité de l’Ontario reste abondant malgré la perte d’environ 3000 MW de capacité produite à partir du charbon, après la fermeture des centrales électriques de Lambton et Nanticoke en 2013.

 

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