Résumé des exportations et importations d’électricité en 2014

  2010 2011 2012 2013 2014
Volumes (TWh)
Exportations (Ventes) 43,6 51,1 57,6 62,6 58,4
Importations (Achats) 18,6 14,4 10,9 10,7 12,8
Exportations nettes 25,0 36,7 46,7 51,9 45,6
Valeur (G$ CAN) - Incluant les charges liées à la capacité et à l’énergie
Exportations (Ventes) 2,0 2,0 1,9 2,5 2,9
Importations (Achats) 0,7 0,4 0,2 0,4 0,6
Revenu net 1,3 1,6 1,7 2,1 2,3

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Les volumes de ventes à l’exportation sont les deuxièmes meilleurs enregistrés, bien qu’ils soient légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente. Les importations ont connu une légère augmentation, mais les exportations nettes se classent encore parmi les trois meilleures années de tous les temps.
  • Le revenu net du Canada s’est monté à 2,3 milliards de dollars canadiens et se rapproche des 2,5 milliards de dollars enregistrés avant la récession en 2008. Bien que la valeur des ventes à l’exportation vers les États-Unis ait continué d’augmenter en 2014, atteignant 2,9 milliards de dollars canadiens, elle est encore de 25 % inférieure au record de 3,8 milliards de dollars obtenu en 2008.
  • La valeur des ventes à l’exportation a augmenté de plus de 15 % par rapport à celle de 2013, atteignant le plus haut niveau en cinq ans en 2014. Le Québec, l’Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique ont gagné près de 95 % du revenu d’exportation en 2014.

Volumes

Figure 1 : Exportations annuelles canadiennes d’électricité (ventes), 2005-2014

Figure 1 : Exportations annuelles canadiennes d’électricité (ventes), 2005-2014

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • En 2014, les exportations canadiennes d’électricité ont totalisé plus de 58 TWh, ce qui représente 4,2 TWh ou environ 7 % de moins qu’en 2013. L’année 2014 arrive au deuxième rang pour les exportations comptabilisées, après le sommet sans précédent atteint en 2013.
  • Les quantités annuelles totales d’exportations d’électricité vers les États-Unis ont varié considérablement. Au cours de la dernière décennie, les exportations brutes d’électricité ont oscillé entre environ 40 TWh et 63 TWh par année, pour une moyenne approximative de 51 TWh.
  • Habituellement, les provinces à vocation hydroélectrique exportent de grandes quantités d’électricité. Les années d’exportations élevées coïncident généralement avec les années de fortes précipitations.
  • En dépit de certains gains provinciaux modestes, notamment en Colombie-Britannique où une légère augmentation (de 7 TWh à 7,4 TWh) a été enregistrée, dans l’ensemble, les exportations canadiennes ont diminué de 2013 à 2014. Les exportations du Québec et du Manitoba ont diminué respectivement à 23,6 TWh (12 % de moins) et 8,6 TWh (14 % de moins). Le Nouveau-Brunswick, dont les exportations ont augmenté de 150 % en 2013, a maintenu le niveau à 2 TWh en 2014.

Figure 2 : Importations annuelles canadiennes d’électricité (achats), 2005-2014

Figure 2 : Importations annuelles canadiennes d’électricité (achats), 2005-2014

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Les importations ont augmenté de 20 % par rapport à 2013 pour atteindre 12,8 TWh, mais elles sont demeurées faibles en 2014, suivant la tendance des dernières années. Bien que les importations soient au niveau le plus élevé en trois ans, elles restent inférieures de presque 25 % à la moyenne décennale de 16,7 TWh, s’établissant à environ 45 % en deçà du sommet sans précédent de 23,6 TWh atteint en 2003. Aux États-Unis, la lente reprise après le ralentissement économique continue d’entraîner une demande d’électricité faible.
  • À l’échelle nationale, le Canada n’a pas encore retrouvé les niveaux de consommation d’électricité enregistrés avant 2009. Comme l’offre globale au Canada était passablement forte, les besoins d’importation sont restés assez faibles.
  • Les provinces canadiennes ont une plus grande capacité d’échange d’électricité avec les États américains le long des interconnexions nord-sud qu’entre provinces voisines. En conséquence, bien que le prix de l’électricité dans les marchés américains soit habituellement plus élevé que dans les marchés canadiens, les provinces importent souvent de l’électricité des États-Unis quand l’offre intérieure est limitée ou la capacité de transport vers d’autres territoires canadiens est restreinte.
  • La Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan ont été des importateurs nets d’électricité en 2014. La Colombie-Britannique a importé près de 9,7 TWh, soit plus de trois quarts des 12,8 TWh importés au Canada. Même si la Colombie-Britannique a été un importateur net en 2014, elle a obtenu plus d’argent pour ses exportations d’électricité (388 millions de dollars) qu’elle en a payé pour ses importations (306 millions de dollars).

Figure 3 : Exportations nettes annuelles canadiennes d’électricité, 2005-2014

Figure 3 : Exportations nettes annuelles canadiennes d’électricité, 2005-2014

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Les exportations nettes (exportations moins importations) d’électricité sont passées d’un niveau record de 52 TWh en 2013 à 45,6 TWh en 2014, avec des exportations de 58,4 TWh et des importations de 12,8 TWh. Ce résultat est plus de 10 % inférieur aux volumes d’exportations nettes de 2013, et environ 30 % plus élevé que la moyenne sur 10 ans de 34,4 TWh.
  • Bien que les exportations brutes se soient élevées en moyenne à plus de 51 TWh annuellement au cours des 10 dernières années, la moyenne des exportations nettes d’électricité a été légèrement inférieure à 35 TWh pendant la même période.
  • Les conditions de l’offre et de la demande en 2014 ont donné lieu à des exportations nettes canadiennes équivalant à une valeur d’échange net d’électricité d’environ 2,3 milliards de dollars canadiens. Malgré les exportations nettes élevées, les valeurs d’échange net sont bien en deçà des sommets historiques en raison des prix plus bas de l’électricité comparativement à ce qu’ils étaient avant la récession.
  • La Colombie-Britannique fait le commerce d’importantes quantités d’électricité. Bien que cette province ait importé plus d’électricité qu’elle en a exportée en 2013, elle a tiré des recettes d’exportation supérieures à ce qu’elle a payé pour les importations. Des gains peuvent être réalisés en exportant quand les prix sont élevés (période de pointe) et en important quand ils sont bas (période hors pointe), à condition bien sûr que le réseau le permette et de disposer de la capacité nécessaire.

Figure 4.1 : Exportations brutes d’électricité du Canada à la zone continentale des États-Unis par région, 2010-2014

Figure 4.1 : Exportations brutes d’électricité du Canada à la zone continentale des États-Unis par région, 2010-2014

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Le Nord-Est a reçu un peu moins de 36 TWh, ou presque 60 % de toutes les exportations canadiennes en 2014. Les exportations vers cette région ont diminué d’un peu moins de 10 % en 2014 par rapport à 2013. En 2014, presque 90 % des exportations annuelles canadiennes d’électricité (51 TWh sur 58,4 TWh) ont été livrées au Nord-Est et au Midwest des États-Unis.
  • Les ventes canadiennes d’électricité au Midwest ont diminué de 7 % approximativement, jusqu’à 15 TWh en 2014; elles s’élevaient à 16,1 TWh en 2013. La part d’exportation régionale est demeurée constante, représentant juste un peu plus de 25 % des exportations canadiennes en 2014, comme en 2013.

Figure 4.2 : Exportations brutes d’électricité du Canada au Nord-Est des États-Unis par région, 2010-2014

Figure 4.2 : Exportations brutes d’électricité du Canada au Nord-Est des États-Unis par région, 2010-2014

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

Remarque : PJM (Pennsylvania-New Jersey-Maryland) Interconnection, ISO New England (ISO-NE) et New York ISO (NYISO) surveillent les marchés concurrentiels de l’électricité dans le Nord-Est des États-Unis. Comme les limites des marchés ne correspondent pas toujours aux catégories utilisées dans les statistiques de l’Office, les données sont approximatives.

  • Le Nord-Est des États-Unis est la région qui importe le plus d’électricité du Canada, dont la majorité est partagée entre le marché de l’ISO-NE et celui du NYISO.
  • La Nouvelle-Angleterre a reçu 18,1 TWh, soit juste au-dessus de 30 %, des exportations canadiennes totales en 2014 (diminution d’environ 0,8 TWh comparativement à 2013).
  • New York a reçu 16,9 TWh, ou juste en deçà de 30 %, des exportations canadiennes totales en 2014 (diminution d’environ 1,8 TWh comparativement à 2013).
  • Après le niveau record établi en 2013, il y a eu une diminution modeste en 2014 des ventes canadiennes d’électricité aux marchés américains de la Nouvelle-Angleterre et de New York, d’un peu moins de 5 % et 10 %, respectivement. Dans l’ensemble cependant, les ventes à ces deux marchés ont augmenté de façon régulière depuis 2010.

Quantité et revenu

Figure 5 : Exportations et importations annuelles canadiennes d’électricité et revenu d’exportation, 2008-2014

Figure 5 : Exportations et importations annuelles canadiennes d’électricité et revenu d’exportation, 2008-2014

Source : Statistiques de l’Office national de l’énergie sur le commerce international (31 mars 2015)

  • Quoique la quantité nette des exportations d’électricité ait augmenté depuis 2008, les prix dans les marchés d’exportation restent inférieurs aux valeurs historiques. À titre d’exemple, en 2008, la valeur des exportations, qui totalisaient un peu plus de 55 TWh, s’élevait à 3,8 milliards de dollars. En 2014, des exportations d’un peu plus de 58 TWh (5,4 % plus élevées) ont rapporté seulement 2,9 milliards (presque 25 % de moins). Néanmoins, le revenu d’exportation a suivi une tendance à la hausse depuis 2012 et il est maintenant plus élevé qu’au cours des six dernières années.
  • Dans la zone continentale des États-Unis, les prix de l’électricité sont relativement bas depuis la crise financière de 2008. De surcroît, les prix bas du gaz naturel attribuables à la production accrue de gaz de schiste exercent encore plus de pression vers le bas sur les prix de l’électricité. Le gaz naturel est un carburant clé pour la production d’électricité aux États-Unis et sa part du marché continue de croître. Toutefois, les prix dans les principaux marchés d’exportation comme New York et la Nouvelle-Angleterre ont augmenté en 2014, stimulés par la hausse des cours au comptant et la demande d’électricité plus élevée attribuable au temps froid au début de 2014. Cela s’est traduit par un revenu d’exportation plus élevé pour les producteurs canadiens.

Commentaires

Le marché canadien de l’électricité de 2014 s’est caractérisé encore une fois par des exportations élevées et des importations faibles. Cependant, après quatre années d’exportations en croissance soutenue et d’importations décroissantes, la tendance s’est inversée. Les exportations nettes ont diminué légèrement comparativement à 2013, en raison des exportations décroissantes et des importations croissantes. Malgré les volumes plus faibles, le revenu d’exportation a augmenté pour la deuxième année de suite grâce aux prix plus élevés sur les marchés d’exportation.

  • Beaucoup de provinces ont des marges de réserve élevées. L’approvisionnement dépasse donc ce dont elles ont besoin au jour le jour, s’établissant au-delà du volume tampon d’urgence normal de 12 % à 15 %. Les provinces productrices d’hydroélectricité, le Manitoba et le Québec, en sont des exemples, de même que l’Ontario avec ses ressources nucléaires abondantes. La baisse de consommation enregistrée dans la zone continentale à la suite du ralentissement économique de 2008 a contribué au surplus accru de capacité de production dans certains marchés.
  • La quantité de surplus change aussi d’une année à l’autre en réponse à divers facteurs, dont la demande intérieure, les pannes et les niveaux de précipitation, qui ont un impact sur la production hydroélectrique.
  • La demande canadienne d’électricité n’est pas encore revenue aux niveaux enregistrés avant la récession, mais la tendance a été à la hausse en 2013 et 2014. Parallèlement à cela, l’approvisionnement en électricité continue de croître. Ainsi, plus de 1 GW de capacité éolienne et hydroélectrique a été mis en service en Ontario en 2014 et plus de 800 MW de capacité éolienne ont été ajoutés au Québec la même année.

 

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