Résumé statistique des exportations et importations d’électricité en 2016

En 2016, les exportations canadiennes d’électricité ont atteint des niveaux jusque-là inégalés en dépit de la baisse des prix à l’exportation (tableau 1). Le record précédent pour les ventes à l’exportation avait été établi en 2015, année au cours de laquelle 2013 avait été détrônée à ce chapitre. En général, le volume des échanges d’électricité dépend des prix pratiqués, de facteurs régionaux au niveau de l’offre, comme la production excédentaire, les pannes et les niveaux de précipitation, ainsi que d’autres au niveau de la demande, comme les écarts de température saisonniers ou quotidiens et la consommation industrielle. Pour de plus amples renseignements sur l’évolution des marchés de l’électricité en 2016, veuillez consulter les aperçus du marché à ce sujet dans le site Web de l’Office.

Tableau 1 : Résumé de la balance commerciale

  2012 2013 2014 2015 2016

Volumes (TWh)

Exportations (ventes) 57,6 62,6 58,4 68,3 73,1
Importations (achats) 10,9 10,7 12,8 8,7 9,3
Exportations nettes 46,8 51,9 45,6 59,5 63,8

Prix[1] ($/MWh)

Exportations (ventes) 31,49 37,50 47,59 43,63 38,49
Importations (achats) 20,12 34,38 45,90 34,14 26,34

Valeur[2] (G$)

Exportations (ventes) 1,9 2,5 2,9 3,1 2,9
Importations (achats) 0,2 0,4 0,6 0,3 0,3
Valeur nette 1,7 2,1 2,3 2,8 2,7

Source: Système de suivi des produits de base de l’Office au 8 février 2017.
Les chiffres ont été arrondis et leur addition peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.
[1] Charge liée à la capacité non comprise
[2] Comprennent les charges liées à la capacité et à l’énergie

TWh = Térawattheures
$/MWh = Dollars canadiens par mégawattheure
$ = Dollars canadiens

Volumes d’exportation et d’importation

Exportations nettes

La figure 1 montre que les volumes nets d’exportation d’électricité ont augmenté de 7 % en 2016, passant ainsi de 59,5 TWh en 2015 à 63,8 TWh.

Figure 1 : Volumes historiques des échanges d’électricité

Exportations

En 2016, le volume des exportations a atteint un niveau record de 73,1 TWh, dépassant de 7 % l’ancienne marque de 68,3 TWh établie l’année précédente. Exception faite de 2014, les exportations d’électricité ont augmenté chaque année depuis 2010 (figure 1).

Figure 1 : Volumes historiques des échanges d’électricité

Source: Système de suivi des produits de base de l’Office en 8 février 2017 Tableau 1 – Résumé des exportations et importations d’électricité

Importations

En 2016, les importations d’électricité achetée ont augmenté de 7 %, passant de 8,7 TWh qu’elles étaient en 2015 à 9,3 TWh. Toutefois, elles sont demeurées relativement faibles comparativement aux tendances historiques et le volume enregistré en 2015 était alors à son plus bas en 20 ans. En général, les importations d’électricité visent à éviter d’avoir à engager des coûts pour la construction de nouvelles centrales qui pourraient demeurer inutilisées autrement que pendant les heures de forte consommation.

La figure 2 illustre les échanges mensuels d’électricité au départ et à destination du Canada depuis 2014.

Figure 2 : Volumes mensuels des échanges d’électricité

Figure 2 : Volumes mensuels des échanges d’électricité

Source: Système de suivi des produits de base de l’Office en 8 février 2017. Tableau 1 – Résumé des exportations et importations d’électricité

Volumes des exportations selon la région

Habituellement, les échanges d’électricité suivent un axe nord-sud pour emprunter des lignes internationales de transport qui traversent la frontière entre le Canada et les États-Unis. La plupart du temps, les centrales canadiennes sont moins éloignées des grandes régions consommatrices américaines que de celles d’autres provinces au pays. Par conséquent, de forts volumes d’électricité traversent la frontière internationale plutôt que les limites interprovinciales.

La figure 3 présente les exportations brutes d’électricité à partir des provinces canadiennes vers l’Ouest américain, le Midwest et l’Est des États-Unis, cette dernière région étant sous-divisée de la façon suivante : interconnexion PJM (Pennsylvanie-New Jersey-Maryland), NYISO (exploitant indépendant du réseau de l’État de New York) et ISO-NE (exploitant indépendant du réseau de la Nouvelle-Angleterre). Comme les limites de ces marchés ne correspondent pas toujours aux catégories géographiques utilisées dans les statistiques de l’Office, les données pour chacun sont approximatives.

Les provinces depuis lesquelles de l’électricité a été transportée sur des lignes internationales sont mentionnées du côté gauche de la figure 3. Les régions américaines importatrices de cette électricité se retrouvent du côté droit et le volume brut des exportations du Canada vers les États Unis est indiqué. La figure ne tient pas compte des volumes d’échanges trop petits pour y apparaître, ce qui est notamment le cas des exportations d’électricité au départ de l’Alberta, de la Saskatchewan et de la Nouvelle-Écosse, ainsi que de certaines émanant de l’Ontario, du Québec ou de Terre-Neuve-et-Labrador.

Figure 3 : Chemins empruntés pour les exportations d’électricité en 2016

Figure 3 : Chemins empruntés pour les exportations d’électricité en 2016

Source: Système de suivi des produits de base de l’Office en 8 février 2017 . Tableau 3A – Rapport de synthèse des ventes à l’exportation par destination et source

La figure 4 indique les tendances observées pour l’électricité selon la région aux États-Unis depuis 2012.

  • Les ventes dans l’Ouest américain ont augmenté de 27 %, passant de 10,9 TWh en 2012 à 13,8 en 2016.
  • Les ventes dans le Midwest ont quant à elles grimpé de 64 %, passant de 12,6 TWh à 20,7.
  • Les ventes dans la région PJM ont pour leur part régressé de 73 %, passant de 2,4 TWh à 0,6.
  • Les ventes dans la région ISO NE se sont accrues de 14 %, passant de 15,5 TWh à 17,8.
  • Les ventes dans la région NYISO, elles, ont progressé de 25 %, passant de 16,2 TWh à 20,2.

La région relativement petite du Nord-Est des États-Unis achète néanmoins la majeure partie des exportations canadiennes, dont la majorité est partagée entre les marchés ISO-NE et NYISO. Comparativement à 2012, les régions de l’Ouest des États-Unis et du Midwest ont, en 2016, été les destinataires de considérablement plus d’électricité canadienne. La région PJM a été la seule à voir les volumes d’électricité en provenance du Canada diminuer depuis 2012.

Figure 4 : Exportations historiques d’électricité par région

Figure 4 : Exportations historiques d’électricité par région

Source: Système de suivi des produits de base de l’Office en 8 février 2017. Tableau 3A – Rapport de synthèse des ventes à l’exportation par destination et source

Valeur et prix

La valeur nette des exportations d’électricité en 2016 a diminué pour s’établir à 2,7 milliards de dollars, alors qu’elle avait atteint un niveau record de 2,8 milliards en 2015. Même si les volumes d’exportation (brut et net) ont été plus élevés que ceux de l’année précédente, la valeur et les prix ont pour leur part été moindres. Les prix dans la plupart des marchés d’exportation d’électricité habituels demeurent inférieurs à ceux pratiqués historiquement, sauf pour ce qui est d’une certaine volatilité saisonnière. La figure 5 précise que les prix moyens à l’exportation pondérés en fonction du volume ont atteint un sommet de 64,87 $ par MWh en 2008. Comparativement, ceux en 2016 étaient de 38,49 $ par MWh.

Figure 5 : Valeurs et prix historiques des échanges d’électricité

Figure 5 : Valeurs et prix historiques des échanges d’électricité

Source: Système de suivi des produits de base de l’Office en 8 février 2017. Tableau 1 – Résumé des exportations et importations d’électricité.

 

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