Foire aux questions - Évaluation des ressources en hydrocarbures non classiques de la formation de Montney dans le centre-ouest de l’Alberta et le centre-est de la Colombie Britannique

1. Qui a produit ce rapport?

Ce rapport est le résultat d’une collaboration entre l’Office national de l’énergie, la British Columbia Oil and Gas Commission, l’Alberta Energy Regulator et le ministère de la Mise en valeur des ressources gazières de la Colombie-Britannique.

2. Où la formation de Montney se trouve-t-elle?

En gros, la formation de Montney se trouve dans le nord-est de la Colombie-Britannique, au sud de Fort Nelson, et s’étend dans le nord-ouest de l’Alberta jusqu’au-delà de Grande Prairie.

Figure 1. Carte générale illustrant l’emplacement de la formation de Montney. Modification de la carte du Geological Atlas of the Western Canada Sedimentary Basin.

Figure 1. Carte générale illustrant l’emplacement de la formation de Montney. Modification de la carte du Geological Atlas of the Western Canada Sedimentary Basin.

3. Quelles sont les principales observations du rapport?

Compte tenu des percées technologiques comme la fracturation hydraulique en plusieurs étapes, il est maintenant possible de mettre en valeur de façon rentable le gaz et le pétrole non classiques de la formation de Montney. Cette étude est la première à en présenter une estimation des ressources en hydrocarbures non classiques commercialisables de cette formation.

Le potentiel estimatif en hydrocarbures non classiques de la formation de Montney est fort imposant avec des volumes prévus de 12 719 milliards de mètres cubes (Gm³), ou 449 billions de pieds cubes (Tpi³), de gaz naturel commercialisable, 2 308 millions de mètres cubes (Mm³), ou 14 521 millions de barils (Mb), de liquides de gaz naturel (LGN) commercialisable, et 179 Mm³ (1 125 Mb) de pétrole commercialisable.

Les chiffres ainsi obtenus quant au gaz commercialisable font que les ressources gazières de la formation comptent parmi les plus importantes du monde.

4. Que signifie commercialisable?

Par commercialisable il faut entendre le volume total d’hydrocarbures devant normalement pouvoir être extrait de la formation pour utilisation par les consommateurs. Plus précisément, en ce qui concerne le gaz naturel, l’estimation du volume commercialisable tient compte d’une certaine « contraction » découlant de l’extraction des impuretés avant la vente du gaz.

5. Qu’entend-on par hydrocarbures non classiques?

Les hydrocarbures non classiques regroupent le pétrole, le gaz et les LGN qui sont particulièrement difficiles à extraire de façon rentable à partir des formations rocheuses où ils se trouvent sans recours à des pratiques de forage complexes ou à des méthodes de stimulation de puits, ou encore à partir de formations qui peuvent présenter d’autres obstacles techniques à surmonter.

6. Comment se fait-il que la formation de Montney renferme autant de pétrole, de gaz et de LGN?

La formation de Montney est très étendue, couvrant quelque 130 000 kilomètres carrés, et son épaisseur, qui varie habituellement entre 100 et 300 mètres, est relativement appréciable. Par le seul volume de la roche en place, ceux de pétrole, de gaz et de LGN qu’elle renferme peuvent être énormes.

À titre comparatif, seulement en Colombie-Britannique, les volumes de la zone prometteuse de Montney sont cinq fois plus considérables que les ressources en gaz de schiste du bassin de Horn River, que l’Office et l’ancien ministère de l’Énergie et des Mines de la Colombie-Britannique avaient auparavant estimées à un volume commercialisable de 2 198 Gm³ (78 Tpi³).

7. Où la formation de Montney se situe-t-elle dans le contexte de l’offre et de la demande gazières globales au Canada?

En 2012, la demande totale de gaz naturel au Canada était de 88 Gm³ (3,1 Tpi³). À 12 719 Gm³ (449 Tpi³), l’estimation de gaz naturel commercialisable de la formation de Montney permettrait donc de répondre à la consommation canadienne de 2012 pendant 145 ans.

Par ailleurs, le gisement n’en est qu’à ses premières étapes de mise en valeur. La production en 2012 a atteint en moyenne 48,6 Mm³ par jour (Mm³/j), ou 1,7 milliard de pieds cubes par jour (Gpi³/j), alors qu’à l’échelle du pays 392,7 Mm³/j (13,9 Gpi³/j) de gaz commercialisable étaient produits. On pense que la production gazière de la formation de Montney continuera de croître pour une part toujours plus grande de la production canadienne.

Les volumes commercialisables de LGN et de pétrole dans la formation de Montney sont eux aussi importants, mais celui du pétrole demeure très incertain. Cette situation découle du fait que les secteurs les plus riches en pétrole non classique ont tendance à se trouver dans les zones les moins profondes, là où les pressions sont les plus faibles et la récupération la plus difficile, ce qui élève d’autant le degré d’incertitude quant à l’ampleur de la mise en valeur. La production moyenne de pétrole non classique de la formation de Montney a été à peine de 4 108 mètres cubes par jour (m³/j), ou 25 845 barils par jour en 2012, comparativement à une production canadienne totale moyenne de 513 960 m³/j (3,23 Mb par jour).

8. Qu’est-ce que cela signifie pour la production de gaz naturel au Canada?

Le rapport indique que les marchés canadiens continueront d’être bien approvisionnés en gaz naturel.

En 2011, l’Office et l’ancien ministère de l’Énergie et des Mines de la Colombie-Britannique avaient produit un rapport semblable quant aux volumes estimatifs de gaz non classique commercialisable du bassin de Horn River, qui se situaient approximativement à 2 198 Gm³ (78 Tpi³). Auparavant, l’Office avait aussi collaboré avec les provinces de l’Ouest pour estimer leur potentiel en gaz naturel classique. Regroupées, les ressources gazières classiques ou non, incluant celles de la formation de Montney, montrent un grand potentiel pour la production de gaz naturel dans l’Ouest canadien.

C’est ainsi que, dans l’ensemble, le potentiel total de production de gaz du bassin sédimentaire de l’Ouest canadien a plus que doublé pour atteindre 23 249 Gm³ (821 Tpi³), dont un volume de 17 8983 (632 Tpi³) de gaz commercialisable restant une fois soustraite la production à ce jour. Cette estimation pourrait même être inférieure à la réalité car elle ne tient pas compte de nombreux autres gisements importants de ressources non classiques dont la portion commercialisable n’a pas encore été évaluée, comme les schistes du bassin de la Liard en Colombie-Britannique et la formation schisteuse de Duvernay en Alberta.

9. Qui réglemente la fracturation hydraulique?

Les forages horizontaux et la fracturation hydraulique en plusieurs étapes dans la formation de Montney sont réglementés au palier provincial. Prière de communiquer avec la British Columbia Oil and Gas Commission en Colombie-Britannique, ou l’Alberta Energy Regulator dans cette autre province, pour un complément d’information au sujet des processus réglementaires en place.

 

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